PRONOMS PERSONNELS
2« En. Le latin indè avait reçu, dans la langue populaire, Tacception de ex illo, ab illo :
C&dus erat vini; indè implevi Cirneam.
(Plaute, àfpphyt., i, 1.)
Cet emploi de indè fut très-fréquent dans la basse latinité, elles textes mérovingiens en offrent de nom- Dreux exempk 8 : Si potis indè manducarey si tu peux en manger (dans une Formule du septième siècle), — Ut maternostra ecclesia Viennensis indè nos Ira hœres fiât (dans un diplôme de 543,) etc.... Indè devint en frasçais int qu'on trouve dans les Serments de 842, — au dixième siècle il est ent *, au douzième en.
y* Y était dans notre ancienne langue t, et à l'oriî;iiie tu*, qui n'est autre que le latin ibiy fréquemment employé dans la langue vulgaire pour illi, illis : « Dono ibi terram... . tradimus ibi terram » (Charte de 883). — Quant au changement de b en v (iv de i6i), il ne fait point difficulté, témoin couder de cuharej livre de /ibra, fève de faha, etc.
4. Cette forme ent est restée dtni ',€ mot souvent, ([ni Tient dn latin tubindè.
t. Dam les StrmenU de 843 : « in nulla adjudha eontra Lodhuwîg nun li if er », c'est-i-dire en latiil da lempi : a in nullam aitjmtaw co/itra LmJfivicum non illi ibi ero. »