‹ Grammaire historique de la langue française. PréfChapitre 86 sur 168 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

PKONOMS iNDénins>

Les pronoms indéfinis sont au nombre de vingt :

Aucun. Ce mot qui s'écrivait au treizième siècle

alcun^ et alqun au douzième, est un composé de alques,

comme chacun est un composé de chaque, et qmlqu*wi

de quelque. — Aliquis donna en vieux français alque :

aliqui venerunt, Alque vinrenty disait notre ancienne

langue. — Alque est donc Téquivalent de quelque y et

alqun (alqu'un) l'équivalent de quelqu'un. L'histoire

et l'étymologie &' aucun montrent que ce mot a un sens

essentiellement affirmatif : Avez-vous entendu aucun

discours qui vous fit croire. Allez au bord de la mer

altendre les vaisseaux, et si vous en voyez aucuns ,

revenez me le dire. Phèdre était si succinct qu'au;

cuns l'en ont blâmé (La Fontaine, Fables, VI, 1). —

Aucun devient négatif quand il est accompagné de

ne: J'en attendais trois, aucun ne vint. — Mais il ne

aut pas perdre de vue qu'en lui-même et de sa nature

Ucun est positif et signifie quelqu'un.

Autre, en vieux français altre du latin alter.

0U8 avons vu (p. 178) que cil avait pour com«

ément celui, — et cet, cettui; autre avait de même

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