II. Perte de coxsoxxes dans le radical
206. i° Quelques verbes dont le radical se termine par une gutturale ont perdu cette consonne aux temps de la ire série, mais l'ont conservée aux temps de la 2e série et de la 3e :
fluëre, couler ;
fluxi ;
fluxum.
struêre, construire ;
struxi ;
structum
vehêre il, porter ;
vexi ;
vectum.
vivérç, vivre ;
vixi ;
victum.
alsi ;
sans supin
fui si ;
indulsi ;
indultum.
207. a" Les verbes dont la gutturale finale est précédée dune liquide [l, r, ont un parfait de la 3e formation, et perdent la gutturale.
algëre. avoir froid ; fulgëre, briller ; indulgëre, être indulgent ;
1 faire tourner ; torquëre, ( tordre ;
) torturer ; mulcëre, caresser ; tergëre, essuyer ; urgëre, presser ; mergëre, plonger; spargere, répandre ;
farcir
farcîre, J bourrer fulcïre, appuyer ;
torsi ;
mulsi ; tersi :
ursi ; mersi ; sparsi ;
farsi ;
fulsi ;
tortum.
mulsum.
tersum.
sans supin.
mersum.
sparsum.
fartum.
fultum.
208. III. — Perte de la voyelle du radical aux temps de la lre série.
Dans un très petit nombre de verbes, on trouve un redoublement du présent ; ce redoublement a la voyelle ï tandis que celui du parfait a un e. En ce cas, il arrive que, sous l'influence de ce redoublement, la racine perd sa voyelle aux temps de la ire série, mais ceux des deux autres séries ont la voj-elle du radical et il n'y a pas de redoublement.
Rac. gën (idée de race, de naissance ; comparez : gënus la race.
Présent : gi-gn-o igi-gèu-o) ; p. génui ; s. génïtum.
(ï) Gutturale affaiblie en h aux temps de la ire série.