A. — DÉPLACEMENTS CERTAINS
On a vu plus haut que, la flexion ia de l'imparfait des deux -dernières conjugaisons ayant subi la synérèse selon une règle générale de la langue d'oc, cette flexion était devenue monosyllabique. La conséquence en devait être que l'imparfait de ces deux conjugaisons fût oxyton à toutes les personnes , comme il l'était déjà à la première et à la deuxième du pluriel; mais c'est le contraire qui s'est produit, c'est-à-dire que l'accent, qui avait quitté Yi, au lieu de se fixer sur l'a (o) final, a reculé sur le radical. Ex. :
Fouillo fâ soun groniê quan lou froumcn s'eycoudio (vers de 12 syll.)
Qui n'o pas vougu quant ou poudio (vers de 8 syll.)
Qu'erio bien ce que li foulio (7 syll.)
Dau min qu'ei entau qui pretendian (8 syll.)
Au marchan la pé qu'î li vendtan (8 syll.)