‹ Grammaire Limousine: phonétique, parties du discoursChapitre 105 sur 119 · FOUCAUD · texte numérisé non relu

FOUCAUD

Observons que, malgré le recul de l'accent, la voyelle radicale reste ici toujours la même, au contraire de ce qui se passe au présent de l'indicatif et du subjonctif; ainsi l'on dit poudio non pôdio, voulio non vôlio, etc. — Remarquons encore que ce recul de l'accent n'a jamais lieu au conditionnel. Ce temps, la syrénèse s'y étant naturellement produite comme à l'imparfait, reste, par conséquent oxyton à toutes les personnes et dans toutes les conjugaisons : voudriô, chantariô, etc.

La même cause (synérèse nécessaire de deux voyelles con-

el au quand elles perdent l'accent. Dans d'autres dialectes de la langue d'oc, par exemple en rouergat , c'est en oi que ai s'affaiblit, mais non pas généraleçnent. {Yoir Revue des langues romanes, lll, ^bb.)

sécutives), à laquelle s'est ajouté un instinct particulier de régularité ou, si Ton veut, d'uniformité, a produit également le recul de l'accent dans les verbes en iâ, ouâ f=ir. ter, ouerj aux formes à flexion sourde de leur conjugaison : Desfie de desfiar, parexemple, devenu déifié, a dû paraître irrégulier, et, pour le rendre normal, on a fait reculer Faccent sur la diphthongue initiale, qui s'est en conséquence renforcée en m*; de là daifie, et pareillement maîfie de meifiâ, daivoue de deivouâ^ remercie de remercia, sûcie de suciâ (fr. soucier), où fie, voue, cie, ne forment respectivement qu'une seule syllabe atone*.

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