CONTINUES
(non muettes)
ch s f
SPiRANTES
nh n m
Ih l.r
En règle générale, dans leur passage du latin au limousin, les consonnes initiales gardent leur force, ou du moins, si elles changent parfois de classe ou de famille, ne changent pas de degré ; les consonnes intérieures s'affaiblissent, les consonnes finales tombent ou se vocalisent. J'appelle ici consonnes finales celles qui étaient restées telles dans l'ancienne langue d'oc, après la chute des désinences atones du latin. L, r, m, n, c'est-à-dire les liquides et les nasales, font parfois exception à cette règle. On expliquera dans quels cas à l'article particulier de chacune de ces consonnes.
Au lieu d'examiner de suite toutes les consonnes d'une famille, je réserverai pour une section spéciale les liquides et les nasales, en raison des aflSnités plus grandes que ces consonnes ont avec celles de leur classe dans les autres familles
PHONETIQUE 61
qu'avec celles des autres classes dans leur propre famille. Pour un motif analogue, je ne traiterai de l'A qu'à la fin de la section des labiales, ses relations avec les consonnes de cette famille étant beaucoup plus étroites qu'avec les gutturales.
PREMIERE SECTION . — gutturales
Les consonnes de cette famille seraient plus justement appelées palatales. Nous leur conservons celui de gutturales, pour nous conformer à l'usage ordinaire. Il suffira d'avertir qu'en limousin, tout aussi bien qu'en français, les sons qu'elles expriment se forment dans le palais et non dans la gorge.