II. — M intérieur
A. — Entre deux voyelles, m reste m. Ex.: dumetum, dumé. Il s'est exceptionnellement changé en b dans abusa ■=■ arnusd et quelques autres mots. Il est monté jusqu'au p dans eipoufidâ, si du moins, comme je suppose, ce mot est le même que le pr. esmofidar. Il est devenu l dans sôulâ, qu'on dit en haut limousin pour sôumâ {■= salvare), et n dans vendenhâ = vindemiare, rounhâ (pr. romiar)= ruminare, garganelo = pr. gargamela, fanho (pr . fanha) = *f arnica ' .
Après une voyelle et devant une consonne, m, comme en français, devient n, ou plutôt il disparaît comme son distinct, en laissant par compensation le son nasal à la voyelle précédente. Ex.: fem(i)na, fenno; — sem(i)nare, sennd; — damnare, dannâ, — *cambiare, chanjâ, ou, par assimilation du b, channhâ; — trem(u)lare, trembla; — pr. sumpsir, sunsî.