III. — M final
Le m final de l'ancienne langue, qu'il fût ou non suivi d'une autre consonne, a toujours disparu comme son distinct; mais toujours aussi il a laissé à la voyelle précédente le son nasal', ce que Yn n'a fait, en général, comme on le verra plus
• On dirait en français mil—garouil. C'est le blé d'Espagne.
' Dans ce dernier exemple, Vi (consonne) qui est dans nh provient du c, non de 1'», de f arnica. (Voir pour cette étymologie le Dict. de Littré, au mot fange.)
' Je figurerai toujours par m tout son nasal final provenant d'un m latin. Cette orthographe, conforme à la tradition comme à l'étymologie, ne pourra induire en erreur, quant à la prononciation, le lecteur étant
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loin, que lorsqu'il était originairement en position. La raison en est vraisemblablement que Ym avait encore en finale, dans l'ancienne langue, une prononciation distincte. Les orthographes telles que ramps, femps (= rams, fems, de ramus, fimus), qui ne sont pas rares, me paraissent le démontrer. Ce qui le prouve encore, ce me semble, c'est que plusieurs des noms en m final ont repris une voyelle flexionnelle. Tels sont vime, crime, semé, lume. Ajant ainsi conservé son existence propre dans son passage du latin à notre ancienne langue, m, devenu final, s'est trouvé plus favorisé que n, qui, tout le démontre, l'avait perdue, et, en s' affaiblissant à son tour dans le cours des âges, il a pu laisser trace de lui-même , tandis que n, en continuant de s'affaiblir, ne pouvait plus que disparaître en entier.