Càucun — côucuno {fr. quelqu'un., quelqu'une
Le masc. sing. ne garde, à Nontron, la nasale que s'il rappelle un nom masculin déjà exprimé ou suffisamment désigné. Au sens absolu du fr. quelqu'un {op^^osé à personne), on dit caucu.
Les deux éléments de ce pronom, qui sont toujours indivisibles au singulier, peuvent, au pluriel, ou rester tels ou se décliner séparément : cauquei-û ou côucû, côucà-unà ou côucunâ. — Pour le neutre, l'ancienne langue avait qualacom, queacom, quecun {quid cumque). Cette dernière forme est restée à Tulle
• Nous réservons en conséquence, pour le chapitre suivant {Adjectifs déterminatifs) , la plupart des observations qui les concernent.
' L'article ici se change très-fréquemment en n' ; n'un m'o dit =• l'on m'a dit. C'est le seul cas où cette mutation se produise.
' Dans les vers suivants de Boëce, us, qui est certainement unus, se traduirait très-bien par on :
Nos jove omne menam ta mal joyerit Que U8 non o preza sis trada son parent.
Dans l'ancien français un avait aussi quelquefois le même emploi. Ex.: Ki ne prent mies warde a ce k'un fait (Sermons de saint Bernard, p. 557); ke vuelent-il c'un lor facet {ihid., 558). Remarquons ici que notre un (Si moins usité que le on français. Nous employons de préférenc e la 3° pers. du pluriel avec le pronom masculin : t m'an di = on m'a dit.
(quicom) ; mais, chez nous, on ne dit que cauco-re (t'r. quelque chose).