‹ Grammaire nationaleChapitre 100 sur 643 · PI.U RIEL · texte numérisé non relu

PI.U RIEL

Etre en souliers.

Armel en ftiii*f )ni.

Être en prier*»

Fondre en larme».

Ktre rirhe en proniîsçe».

ge ruine- ->D folle» dfptnic».

Eclater en rrproclu».

S'épuiser eu eilortt Fertile en iniag'S.

Ftre en chou».

Stérile eu idée».

flNGUr.IER.

Flr« en lonoe »ant*.

Enbnt en nourrice.

Etre en eita.<e.

Vl're en e.«(.*ranrc.

Tomber en décadence.

Etre en deuil.

Etre en colère.

Aller en course

1 Ire eu craint'-.

Etre en néglige.

A tu-.» |■■.^ katniUe,

PLCBIEr.

5tre en bolle».

Homme en bailloas.

Etre en Urme».

S'elcnlre en paroles.

Se perdre en raiaonnemenU.

Abon'i»-r en iniures.

Se rfpàr-.dre en iriTsctire*.

Ne p.i? tarr en p|r!:f».

Feron-i en raisonurmeoU

Pjyr en mautaif proftM.

Alondant en largreies.

(loi )

y^^m0. N° LXX. s>s^#^<

OBSERVATION PARTICULIÈRE SUR LES MOTS CendreS, COUcheS^ CtC.

Lieux, teints de ce beau sang que l'on vient de répandre, Murs que j'ai relevés, palais, tombez en cendre.

(\'OLTAIRE.)

Ainsi que Prométhée, mon grand père, ils se perpétueront sans avoir jamais chez eux de femmes en couche. (PiRON.)

Le poisson-volant est fort commun entre les deux (Ug tropiques ; il est de la grosseur d'un hareng , il vole en troupe et d'un seul jet aussi loin qu'une perdrix. (Bernardin dk St-I*ikrrk.)

Votre conquête est juste ; il la faut entreprendre , Brûlez le Capitole et mettez Rome en cendre.

Nous sommes , s'il est permis de le dire , au premier rang des animaux qui vivent en troupe , comme les abeilles, les fourmis, les oies, les poules, les moutons, etc. (Voltaire.)

La villa du cardinal d'Est tombe en ruine comme celle du ministre d'Auguste : C'est l'histoire de toutes les choses et de tous les hommes.

(Chateaubriand.)

Arrivés au bord du fleuve , nous passâmes h. gué les eaux limpides , au travers de grands roseaux , de beaux lauriers roses en pleine fleur. (/s?.)

Lorsque les blés sont en fleur , c'est alors qu'ils sont revêtus de toute la magnificence.

(Bernardin de St-Pierre.)

Vois ces arbres en fleur de leur cime agitée Verser sur les sillons une pluie argentée.

(St-Lambert.)

Et déjà nous foulons sur le bord opposé Un vallon d'herbe en fleur par l'écume arrosé. (Lamartine.)

Sous un maronnier en fleur , je me repose sous les riches ombrages de l'Amérique.

(Bernardin de St-Pierre.)

2" SÉRIE. — pluriel.

N'entendez-vous pas Hector animer tonte son armée , plein de la rage Impatiente de réduire les vaisseaux en cendres ? (Bitaubé^.)

On ne doit jamais placer des fleurs ni aucune odeur près des femmes en couches , ni p'ès des malades; et moins encore en laisser dans la chambre à coucher pendant la nuit. (Encyclop. mod.)

Les rhinocéros ne se rassemblent pas en troupes, ni ne marchent en nombre comme les éléphants ; lU sont plus solitaires , plus sauvages, et peut-être plus difficiles à chasser et à vaincre. (Buffon.)

Troie est en cendres , il est vrai ; mais il vaudrait mieux pour les Grecs qu'elle fût encore dans toute sa gloire. (EÉNELON.)

L'homme est de tous les animaux celui qui peut te moins vi\Te eti troupeaux.

( J.-J. Roussf au.)

D'immenses roches pendaient en ruines au-dessus de ma tête (Id.)

L'eau changée en sève se transforme ensuite , per la médiation du soleil et de l'air , en feuilles , en fleurs , en fruits , en écorce et en bois.

(Bernardin de St-Pierre.)

La vigne en fleurs exhale au loin de doux parfums. (J.-J. Rousseau.)

L'alouette a chanté mon réveil ; mon royaume , Sous un jour de printemps en fleurs m'est apparu.

(Lamartine.)

Le merle noir vole en sifflant vers la cerise pour prée, et le taureau, semblable à un rocher, mugit de joie et hâte son pas pesant à la vue des prairies eu fleurs. (Bernardin de St-Piekbb.)

On voit que les auteurs se sont servis indifféremment du singulier et du pluriel. Cependant , en prose, on écrit généralement cendre avec s. Quant au mot couche, quelques grammairiens veulent qu'il se mette toujours au pluriel. Nous pensons qu'on peut faire également usage du singulier, par la raison qu'on demande à une femtiie nouvellement accouchée si sa couche a été bonne. L'Académie esl de cet avis.

.^^^o N" LXXÏ. o^^

NOMBRE DES SUBSTANTIFS APRÈS LES PRÉPOSITIONS par , satiS, avCC, pOur, Sur, contre, ETC.

Les grands hommes ont par moment des idées triviales. (AiNONYMK.)

Oli ! qui pourra jamais voir , sans être attendri, Ce ciel qui par degré se peint d'un gris ol)Scur 1

(MlCIlAUU.)

C'est toi qui le formas dès ses plus jeunes ans : Son mérite sans tache est un de les présents.

(BOILEAU

II n'est point de plaisir sans honneur et sans vertu.

(Prévôt.)

Je veux l'entretenir un moment sans témoin.

(Racine.)

Chat avec chien ne s'accorde pas.

(Anosymb.)

Le ciel sait qu'au milieu des honneurs qu'il m'envoie , Je n'attendais que vous pour témoin de ma joie.

... . . Autrefois mon cœur eut la faiblesse De rendre à votre (ils tendresse pour tendresse.

(Regnard.)

Le sorcier devant nous a fait Prodige sur prodige, (Piron.)

Nous étions épaule contre épaule, pied contre pied, tous les nerfs tendus et les bras entrelaces comme des serpents, chacun s'efforçanl d'enlever de terre son ennemi. (Fénelon.)

Le jeune fakir qui voit le bout de son nez en fa sant ses prières , s'échaulfe par (/et/re jusqu'à croire que , s'il charge de chaînes pesant cinquante livres , l'Etre suprême lui aura beaucoup d'obligation.

(Voltaire.)

On commence par amusement; on continue par avarice ; et l'on Unit par passion. (Broéys.)

La dispute a la vraisemblance pour principe dans ses commencements , l'opiniâtreté dans ses progrès , cl l'emportement la termine. (Oxenstiern.)

Sur sa propre iimocence un mortel affermi A la vertu pour juge et le ciel pour ami.

(Ducis.)

Heureux les peuples chez lesquels on peut être bon sans cll'ort et juste sans vertu!

(J.-J. Rousseau )

Et je sens par moments sur mon àme calmée Passer avec le son une brise embaumée.

(Lamartine.)

La nature est le trône extérieur de la magniûcence divine : l'homme qui la contemple , qui l'étudié , s'élève par degrés au trône intérieur de la toute-puissance. (BUFFON.)

On préfère les agneaux blancs el sans taches, aux agneaux noirs ou taches ; la laine blanche se vendant mieux que la laine noire «u mêlée. (Buffon.)

Quelque jour un autre Homère Doit au fond d'une ile étrangère Mourir aveugle cl sans honneurs.

(Ue Fontaxes.) Ainsi donc sans témoins je ne lui puis parler.

(Racine.)

Dans les sociétés anglaises on ne voit qa'hommes avec hommes , femmes avec /Vînmes.

(Anosymi.) Quoi 1 cet Antiochus , disais-je , dont les soins

Ont eu tout l'Orient et Rome pour témoins

(Racine.)

L'évangile prescrit de ne pas rendre injures pour injures. (Anonyme.)

Mes amis , ou soi-disant tels , m'écrivaient lettres sur lettres pour m'exhorter à venir me mettre à leur tcle. (J.-J, Rousseau.)

Les voilà aux prises , pieds contre pieds , mains contre mains, les deux corps entrelacés paraissant n'en faire qu'un. (Fénelon.)

On ne monte à la fortune que par degrés ; il n'en faut qu'un pour en descendre. (Stanislas.)

Les hommes sans passions , sans vertus et sans vices n'onl qu'un seul sentiment : la vanité mal déguisée. (Condorcet.)

Un homme qui n'aime que lui el son plaisir est no homme vain , avantageux , méchant même par prin^ cipes. (Vauvenarcues.)

Les Hollandais à qui il avait toujours importé d'avoir les Français pour amis, frémissaient de les avoir jtoKc lOisàts. (Voltaire.)

On se fait des illusions pour jouir, sans vertus, du cainic do la conscience. (St-Lambhbt.)

Qu'eùt-il fait? c'eut clc lion contre lion.

(La Fo.ntai.ne.]

Si l'on comballait de près comme autrefois , une iiiéléc de netf heures de bataillon contre bataillon , d'escadron contre escadron , et d'homme contre homme , détruirait des armées entières.

(Voltaire.)

Fin contre fin ne vaut rien pour doublure.

(Fabrk e'Éclaktine.)

Titus , ayant pris Jérusalem la deuxième année du règne de Vespasien, ii ne resta pas pierre sur pierre du temple où J.-C. avait fait tant de choses gloiicuîcs. (Chateaueria.nd.)

A-t-on vu quelquefois dans le? plaines d'.Vfriquc , Déchirant à l'envi leur propre république , Lions contre lions ^ parents contre parents Combattre follement pour le choix des tyrans ?

(BoiLBAD.)

Notre histoire ne présente que des débats de moines contre moines, dedocleurs contre docteurs, de grands contre grands, de nobles contre vilains.

(\'OLTAIBE.)

Jansénistes contre Molinistes, gens du parlement contre gens d'église , gens de lettres contre gens de lettres, courtisans contre courtisans, financiers contre le peuple, femmes contre maris, parents contre parents , c'est une guerre clemclle.

rVoLTAIRB.)

Bohémond, qui était en Sicile, envoyait courriers sur courriers à Godcfroy pour l'empêcher de s'accorder avec l'Europe. (Voltaire.)

Nous nous abslieudrons de donner l'analyse de ces phrases; car si l'on a bien compris jusqu'ici el le principe fondamental que nous avons posé, et les conséquences qui en oni été déduites, on concevra lacilemenl la raison pour laquelle, dans les exemples ci-dessus, les mots en italique sont au singulier ou au pluriel. Pour peu qu'on y fasse atleniion, on verra que, dans les premiers, il y a une idée dominante d'unité; el, dans les seconds, une idée collective ou de pluralité. En effet, quand on dit par moment, par degré, par intervalle, par troupe, etc., ces mots s'écrivent au singulier, parce que c'est comme s'il y avait mu certain moment, chaque moment, chaque intervalle, chaque degré, chaque troupe, etc.; tandis qu'en mettant ces mêmes mois au pluriel , l'esprit embrasse plusieurs objets à la fois. Quoique les écrivains emploient indistinctement les deux nombres, ce qui est légitime, par l'observation que nous venons de faire, néanmoins l'usage est de se servir du pluriel dans ces sortes de cas, surloui en prose.

EXERCICE PURASÉOLOGIQUE.

Par iblervallc* Par degré

Par cinquième.

Par douzaine.

Par centaine.

(*<ir témoin. Par rangée.

Sans preuve Sans prétexte Sans luinièrp.

Sans enfant.

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