VEC l'aRTICIH
N*aTei-vou3 pas dos onfant? ?
N'avea-vons pas du pain?
PTavcz-vous pas de la forlime'
N'avez-vous pas du plaisir?
PTya-t-n point des chevaux, des voitures'
AVHC LA PRKPOSITIO:< SKULKMKMT :
N'avez-Yous pas d'enfants?
N'avcz-Tous pas de pain?
N'avez-vous pas de fortune?
N'avez-vous pas de plaisir?
N'y a-t-il point de chevaux , de voitures ?
Avec l'article on fait emeiulrc que vous avez des enfants, du pain, de ia fortune, du plaisir, qu'il y a des chevaux, des voitures.
Sans l'article, l'interrogation n'est qu'une simple question; on exprime seulement un doute.
EXERCICE PnRASÉOLOGIQVE.
Da pain. Dei bommPi Du jugeonrut r» elTorU.
D«piin D'homn
Do lin.
Du goût.
Du plaisir.
De l'émulation.
rv»in.
D« goOt.
Vf [ilaitir, D'émuUtijn.
-««^^-^*^^^-o ^^° LXXX. <^^^^^^
EMPLOI DE L'aIVTICLE DEVANT l\ SUBSTANTIF SUIVI D'LN ADJECTIF.
AVEC L AnXICLE.
Je ne vous ferai point des reproches frivoles, Les moments sont trop chers pour les perdre en
[paroles.
(Raci.ne.)
11 est des gens de bien sous diffcrcnts climats
(C.IIÉMKR.)
Madame, je n'ai point des seiUiincns si bas.
(iÎACINK.)
Albin, ne me tiens pas des discours stiper/his.
(Con.-sEii.LE.)
SANS L ARTICLE
Ne me fais point ici de contes superflus, L'eflet à tes discours ôte toute croyance.
(VOLTAIRK.;
11 n'y a pas de gens au monde qui tirent mici parti de leur machine que les Françni».
(MOMTESQUIKU.)
Le mensonge n'a point de douleurs si sincères.
(Voltaire.)
Locke n'admet point d'idées innées.
(Id.)
L'emploi des arliclcs dit, des , de 1' , de la, ou simplement de la préposition de, est souvent diÉficiie avec un siibsiaiiiir suivi d'un adjectif ou d'une expression équivalente, lorsque 11 phrase est néi^ative. JMais à l'aide du principe fondamental que nous avons établi, savoir, que l'ariicie a seul la puissance de déterminer, de définir les objets, nous pouvons rentin; raison delà différence qui caractérise les exemples dcl'une il de l'autre colonne.
Je n\n point des sciiliiiwn's si bas.
Des, pour dcsisncr que les sentiments , loin d'ctrc i bas , sont plus cicvcs. Le sens c.-t ccnérai.
iVc me tiens pas des discours superflus.
Des, parce que tans les dL^ciiUrs qu'Albin pourrait Unir seraient si:pernus. Ln scn^ e;t gcnéral.
IS'a point de dotileurs si sincères.
De exprime que parmi les douleurs il n'en est point de telles qu'on dit. Le sens est particulier.
N'admet point d'idées innées.
De, pour dire que les idres injices ne sont pas au nombre de cnlles qu'admet Locke. Le sens est particulier.
D'après celle analyse, nous sommes fondés à établir ce principe : Dans les phrases négatives, lorsqu'un subslanlif, suivi d'un adjectif ou d'une expression équivalente , est complément d'un verbe, on lait usage des articles rfu, des, etc., si le substantif est pris dans un sens pariidf et général; on se sert seulement de la préposition de, si le sens esl particulier.
EXERCICE PnRASÉOLOGIQVE.
N'aToir point def ..
Ne receïoir pa» dei..
N« pa« minger de:...
N'aToîr point de...
Ne reccToir pas de Ne pas manger d«.
Ne tenir pei des..
N'admettre pai lici.
Ne pai dire dei...
Se Uolrpai dt...
M'idmelliepai dei., Ni pu dire dt».
N" LXXXL ®^
?f?<s-eooo.
EMPLOI DE l'article OU DE LA PRÉPOSITION de APRÈS VN SUBSTA.NTIF PRÉCÉDÉ OU SUIVI
d'un ADJECTIF.
AVEC L ARTICLE
La perfection d'une clio?e consiste dans son essence ; il y a des scélérats parfaits, comme il y a des hommes d'une parfaite probité.
(La Roche.)
L'amour n'a que rfes fers honteux, Lorsque le sentiment n'épure point ses l'eux.
(Favart.)
Il n'y a rien de si borne et de si vain que la plupart des bourgeois; c'est chez eux que la sottise jette des racines profondes.
(Bernardin de St-Pierre.)
Les plus grands esprits n'ont que des lumières bornées. (Nicole.)
Le bonheur nous expose à des dehors trompeurs.
(Destouciies.)
Pour qui ne les craint pas, il n'est pas de prodiges, Ils sont l'appât grossier des peuples ignorants , L'invention du fourbe et le mépris des grands.
(Voltaire.)
SANS L article.
De faibles gémissements, de sourds meuglements, de doux roucoulements, remplissent les déserts d'una sombre et sauvage harmonie.
(Chateaubriand.)
Proposons-nous de grands exemples à imiter plutôt que de vains systèmes à suivre.
(J.-J. Rousseau.)
11 y a d'étranges pères et dont tonte la vie ne semble occupée qu'à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
(La Bruvère.)
Un peuple que protègent de bonnes lois n'est pas inquiet, ne s'agite ni se soulève comme celui qui souffre et de ses lois et de ses magistrats.