DUFRESNY
En donnant à vos peuples les véritables biens, vous vous ferez du bien à vous-même.
(FÉ>ELON
Il y a des lois pour la société des abeilles ; comment a-t-on pu penser qu'il n'y en avait pas pour la société des hommes? (de Donald.)
PHRASES NEGATIVES.
Le monde est si corrompu qu'on acquiert la repu tation d'homme de bien seulement en ne faisant pas de mal. (LÉvis.)
Ma grandeur , à ce prix , n'a pas pour moi de charmes.
(Voltaire.)
L'on ne dit jamais que l'on n'a point d'esprit.
(liOL'RSAULT.)
On ne fait jamais de bien à Dieu en fesant du mal aux hommes. (A'oltairk.)
11 n'y a jamais de lois observées que celles qu tiennent à la nature du gouvernement.
(J.-J. Rousseau.)
A quelques exceptions près, on peut établir;, comme règle, qu'il faut employer du, des, etc., devant les substantifs, compléments de verbes, lorsque la phrase est affirmative; et seulement la préposition de, si la phrase est négative. Nous disons, à quelques exceptions près, car il se trouve des exemples où, dans les phrases même négatives, on a fait également usage de l'article :
Je ne prendrai pas de la peine pour rien.
(Montesquieu.)
n ne se faut jamais moquer des misérables.
(La Fontai.ne.)
Mais franchement je ne fais pas des vers ni même de la prose quand je veux. (Boileau.)
11 n'avait pas des outils à revendre.
(La Fo.ntai.nb.)
Quelquefois la phrase a un ion négatif et un sens positif. Dans ce cas, le substantif complément de la préposition de doit être précédé de l'arlicle. Je n'ai pas de Cargem pour le dépenser follement, signifie : fai de /'argent, mais ce n'est pas pour le dépenses follement. — Si l'on disait : je n'ai pas d'argent pour faire telle chose, cela signifierait, au contraire, qu'on manque d'argent.
Même différence existe encore entre les phrases suivanles :