‹ Grammaire nationaleChapitre 122 sur 643 · EH.K. — ADJECTIFS QUALIFICATIFS PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

EH.K. — ADJECTIFS QUALIFICATIFS PROPREMENT DITS

l'n grand homme commet souvent de grandes fautes.

(Voltaire.)

\ leur tcte est le chien , aimable autant qu'utile, Superbe ou caressant, courageux, mais docile.

(Dklillk.)

Une étroite cliaumlère , antique et délabrée , D'un pauvre tisserand était Vhumble réduit.

(Florian.)

Par toi {grand Dieu 1 ) l'air est serein et la terre est féconde. (Pklissoîi).

La vertu malheureuse , en ces jours critninels , Annonce à ma raison des siècles éternels.

(Gbesskt.)

La patience ( est ) inséparable De la paix, son aimable sœur.

(J.-J. Rousseau.)

L'homme laisse vivre les bétes féroces et extermine les castors. (Chateaubriand.)

Le castor est noir, rarement blanc ou brun.

{Id.)

La femelle est plus grosse que le mâle , et son poil est plus grisâtre sous le ventre. (Id.)

La peau du castor est fine, sans être chaude.

{Id.) Les ours sont de trois espèces en Amérique : l'ours brun oa jaune , l'ours noir et l'ours blanc. L'ours brun est petit et frugivore y il grimpe aux arbres.

{Id.)

Kn examinant ces exemples, on voit que le mol homme est qualifié par le mot grand; fautes par grandes; chien par aimable, utile, superbe, elc. ; chaumière par élroitecl antique; tisserand par pauvre; réduit par humble; Dieu par grand; air par serein; terre pnijécoiulc; vertu par malheureuse ; jours par criminels, etc. , elc.

Les mois grand, grandes, aimable, utile, superbe, courageux, docde , étroite , et autres

imblables, servant à marquer une qualité en quelque sorle inhérente à l'être ou à

objet désigné par le nom auquel ils se rapporlenl, sont des adjectifs qualificatifs pro-

iremenl dits. Mugissante (jualiiie mer : mer mugissante; abandoinés qualilic débris : ce,

lébris abandonnés. 11 en est de même de blanrhissanle , ftnjantc , tremblante, mourante,

trrante y flétrie , perdue, préférée, écloses, elc. Tous ces mots qualilient les substantifs

par un attribut d'événement, c'est-à-dire par une qualité accidentelle et survenue, qui

paraît être l'effet d'une action qui se passe ou qui s'est passée dans la cliose. Ils lircni

2' SÉRIE. — adjectifs VERBAUX.

A travers deux rochers où la mer mugissante Vient briser en courroux son onde blanchissante , Dieppe aux yeux du héros offre son heureux port.

(Voltaire.) L'un poursuit inutilement La fortune toujours fuyante.

(Duckrceau.)

La jeune biche errante sur ce bord, Entend au loin le son mourant du cor.

(MiLLEVOVE.)

Tous les hommes vivants sont ici-bas esfiaves.

(HÉGMER.)

Qui peut voir sans eiïioi ces couches d'ossements , Tous CCS débris de l'homme abandonnés ;uix vents .'

(Le.mikrre.)

Ses lauriers étaient flétris par ses faiblesses.

Ma vengeance c?>l perdue, et mes desseins trahis.

(Corneille.)

La brebis periluc était préférée par le bon pasteur à tout le reste du troupeau. (Dossuet.)

11 trouve sous sa main des fleurs toujours écloses.

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