‹ Grammaire nationaleChapitre 178 sur 643 · DES ADJECTIFS POSSESSIFS · texte numérisé non relu

DES ADJECTIFS POSSESSIFS

Ma main de quelque fleur esquisse la peinture.

(Castkl.)

Sobriété Jans toute chose, Mon ■dmi, c'est l'art de jouir.

(Du Tkkmblay.)

Mes gens sont glacés d'eCnrol.

(J.-B. RODSSEAU.)

Ton empire s'étend du couchant à l'aurore.

(Castel.)

Ta présence embellit l'eau, la terre, les airs.

(Id.)

Tes vallons sont couverts de superbes troupeaux.

De son propre artlQce on est souvent viclime.

(COLLIN d'UaRLEVILLE.)

A sa vocation chaque être doit répondre.

(Fk. de Neufcuâtead.]

Il faut de ses amis endurer quelque chose.

(MOLIÈRB.)

Notre vie est une maison ; Y mettre le feu c'est folie.

(NiTEINAIS.)

Nos vergers sont sans dieux, nos forêts sans miracles.

(Delille.)

Votre éloquence est naturelle. (Ducis.)

roi mailles se rompront sous la charge pesante.

(Castel.)

Leur ùeur y montre au jour les grâces de son sciu.

Leurs fleurs suivent mes pas en récréant ma vue.

Leur flanc est déchire, le sang rougit leur mors.

(MlCHAUD.)

Les mots mon, ma, mes, ton, ta, tes, son, sa, ses, notre, nos, votre, vos, leur, leurs, sont des adjectifs détermina lifs. Mais ils expriment en outre une idée accessoire, celle de possession, de propriété. Pour dénommer celle idée accessoire, les grammairiens les appellent adjectifs possessifs.

Du moment où la notion de propriété a élé introduite parmi les hommes, îl est évident que la qualité d'appartenir à tel ou tel individu, fui une cliose essentielle à connaître pour chacun ; et de là les mots mon, ton, son, etc. Ces mois sont déri\és défi pronoms personnels. En effet, mon bras est pour le bras de moi; ton enfant est pour l'enfant VE toi; son cheval est pour le cheval de lui, etc.

EXERCICE ANALYTIQUE

Soutiens ma foi chancelante, Dieu puisF.anl ! inspire-moi Celte crainte vigilante Qui fait pratiquer ta loi.

Lot sainte, loi désirable, Ta richesse est préférable A la richesse de l'or, Et ta douceur est pareille Au miel dont la jeune abeille Compose son cher trésor.

Mais, sans t.'s clartés Suçrées, Qui pf'ul connaître, soigneur, Le» (aiblesses égarées Dans les replis de son cœur?

Prête-moi tes feux propices -, Viens m 'aider à fuir les vice»

Qui s'attachent à mes pas,- Viens consumer par ta flamme Ceux que je vois dans mon âme.

Et ceux que je n'y vois pas.

Si de leur triste esclavage Tu viens dégager mes sens, Si tu détruis leur ouvrage.

Mes jours seront innocents.

J'irai puiser, sur ta trace, Dans les sources de la grâce; Et , de SCS eaux abreuvé , Ma gloire fera connaître Que le Dieu qui m'a fait naître Est le Dieu qui m'a sauvé.

(J.-B. RousssAU.)

^^^^3 N" CLIIl. sâawM.

DBS ADJECTIFS JVLAIKRAtX.

ADJECTIFS CARDIRAUt.

Quatre chafg des deux parts, animés par h\ gloire, Sons savoir ni pourquoi, ni comment, Se vont tuer tout bonnement.

(ACBEHT.)

Depnis soixante Rn% un Français, Etudiant toujours avec succès, Vivait aux champs comme un vrai solitaire.

(Imbkrt.)

Depuis quntre-vingis ans, de tout le voisinage, On venait écouter et suivre ses avis.

(Floriar.)

On peut aller à la célébrité Par mille routes différentes.

(Fabulistes.)

De cent plaintes importunes

Tous les jours (il) fatiguait les dieux.

(Lamotte.) ... Dix tribus ont fui la cité sainte.

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