‹ Grammaire nationaleChapitre 179 sur 643 · FONTANES · texte numérisé non relu

FONTANES

Deux vrais amis vivaient au Monomotapa.

(La Fontaine.)

ADJECTIFS OEDISAUX.

Le quatorzième siècle avait produit deux rats ,

A longue queue, à grand corsage, Friands au dernier point, admirablement gras.

(Almanach des Fabulistes.) I! prend le premier sac, le sac du rang suprême.

(Lamottk.)

Il y a trois choses qui rendent une âme éclairée t le recneillemcnt, l'humilité et la charité. Ia première empêche les ténèbres; la seconde aUlre la lumière; la troisième les produit. (Fléchikr.)

Les motstm, deux, trois, quatre, cinq ^ premier , second, troisième, quairi'eme^ ciri' qw'ème, etc., sont des adjectifs déterminatifs; mais l'idée accessoire qu'ils expriment e^t celle d'indiqoer un nomère précis, déterminé. C'est cette idée qui les a fait nommer adjectifs numéraux.

On en distingue de deux sortes : les adjectifs de nombre carc?maMa; et les adjectifs de nombre ordinaux.

Les adjectifs de nombre cardinaux servent à marquer la quantité des personnes ou des choses, et répondent à cette questic'n : combien y en a-t-il? ce sont un, deux, trois, quatre, vingt, soixante, etc.

Les adjectifs de nombre ordinaux déterminent les noms des per^onnes et des choses, sous le rapport de l'ordre et du rang qu'elles occupent entre elles; telles sont.* premier, second ou deuxième, troisième, quatrième, etc.

EIERCÏCE ANALYTIQUE.

Deux sûretés valent mieux qu'un«.

(Là FOHTAIIII.)

l^ingt fois sur le métier remettez votre ouvrage.

(BoiLKAU.)

11 y a trois choses que la plupart des fi'mmes jettent par la fenêtre, leur temps, leur santé et leur argent. (M"»» GKorrms.)

En vivant continuellement ensemble, on so découvre mutuellement mi//e petits dcfaut* dont ou ne se doutait pas. (M"' Uiccoboni.)

Tout un peuple à la fois éclos de toutes parts, Des le huitième jour fourmille à vos regards.

(ROSSET

Philippe mourut dans sa soixantième année. (Amquetil.)

►>o»*»fê3so N" CLIV» îc>*^^€««

DBS ADJECTIFS TIVDÉPINIS.

OÙ Vbsage privant, nulle raison n'est bonne.

(QUINACLT.)

... TouU trahison est Indigne et barbare.

(Voltaire.)

Tout homme à son gré peut gouverner le sort.

(Duché.)

Maint rocher écrase, en tombant.

Maint philosophe qui raisonne. (Aubert.)

Chaque peuple a ses lois. (CnsNiHR.)

Quelle môre

Prête à perdre son flls, peut le voir et se taire?

Quelque soin qu'il sedonne, et gue/g»/ebien rru'il fasse Quel ministre est aimé pendant qu'il est en place?

(BOURSAULT

, . .Certains préjugés, sucés avec le lait , Deviennent nos tyrans jusque dans la vieillesse.

(CllÉNIER.)

Plusieurs hommes valent mieux, et beaucoup plus valent moins qu'ils ne paraissent.

(BOISTK.)

Aucun chemin de fleurs ne conduit à la gloire.

(La Fontaine.)

Teldeuil o'estfort souventqu'un changement d'habits.

Les mots tel, quelque, plusieurs, cliaque, certain, tout, auun, nul, maint, sont des adjeciifs détcrminalifs, qui indiquent que le substantif est appliqué à un nombre vngue, indéterminé, indéfini d'individus; c'est pour cette raison qu'on les appelle adjectifs indéterminés ou indéfinis.

Quelques grammairiens pensent qu'il n'y a point d'adjectifs déterminatifs ndéfînis. Ils considèrent comme adjectifs numéraux, quelque, plusieurs, maint, nul, etc., parce que ces mots expriment une idée de quantité; et comme adjectifs qualificatifs les mots quel, quelconque, qui expriment une qualité indéterminée; tel, qui indique une idée de similitude : Tel père, tel fils; et même, qui marque une idée d'identité : C'est cet homme même.

EXERCICE ANALYTIQUE

Quel père de son sang se plaît à se priver?

Quelques charmes d'abord que la vengeance étale, songei qu'à ses auteurs elle est toujours fatale.

(La Fosse.)

Oiaque métier a son apprentissage ;

Rien de moins gai que les commencements.

(Lombard de Lancrss.)

Que de gens ici-bas semblent vivre au hasard '. Nul soin de l'avenir, jamais de prévoyance.

(Stassart.)

Tout être sage se contente

De son état, et supporte ses maux, Puisqu'il ne peut changer son existence.

fHAUHOHT.)

0 premiers mouvements d'une aveugle colère, De quel long repentir n'êtes-vous pas suivis 1

(Fr. de Neufchathau.)

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