N° CLXXXVI
EMPLOI Di: s(yn, sa, ses, etc. ou de en.
AVEC son.
Mais la mollesse est douce et sa suite e?t cruelle.
(VOLTAIRB.)
Toute l'assemblée jeta les yeux sur Mentor. Je racontai?... les malheurs qui étaient venus fondre sur moij dès que j'avais cessé de suivre ses conseils.
(FÉNELON
La joie du cœur est la vie de l'homme, la joie de l'homme rend sa vie plus longue.
(ECCLKSIASTK.)
Mais qu'il faut peu compter sur la faveur des rois! Un instant détermine ou renverse leur choix.
(Lefranc.)
AVEC en.
Nourri dans le se'rail , j'en connais les détours.
(Racihk.)
Pourquoi craindre la mort, si l'on a assez bien vécu pour n'en pas craindre les suites ?
(BurFOH.)
L'auteur d'un bienfait est celui qui en recueille le fruit le plus dou.x. (Duclos.)
Quand on est dans le pays des fictions. Il est difficile de n'en pas emprunter le langage.
(Barthîlxht.)
11 résulte de ces exemples qu'en général il faut employer son, sa, ses, leur, leurs, toutes les fois que les substantifs déterminés par ces adjectifs sont en rapport avec des noms de personnes ou d'objets personnifiés (première colonne). Au contraire, si les substantifs se rapportent à des noms de choses (deuxième colonne) on voit que ce ne sont plus les adjectifs possessifs qui doivent les déterminer, mais bien les articles le, la, les, précédés de la particule en. Cependant celte règle est loin d'être absolue; car on verra au chapitre des Pronoms, qu'il est des circonstances où l'on emploie les adjectifs possessifs, avec des substantifs relatifs aux objets, et en, quand ces noms ont rappor/
aux personnes. Atiu de ne pas nous répéter, nous y renvoyons le lecteur : c'est là que le point qui nous occupe sera traité à fond.
SuiTre lei conseil».
RetcToir «es reproche».
Endurer (et eapricet
EXERCICE PHRÂSEOLOGIQVE.
En iuitre les traces.
AT'.ir aoD langage.
En reruelUir le fruit.
En recetoir les lo\irj.
Atoir srs pai-ious.
Bn reconoa tre la bcnti-
Eo aïoir les protio
Goûter set atis.
En admirer ta betuc
-*^c» N° CLXXXVII.
EMPLOI DE mon, ton, son, ou de mien, tien, sien, peécédés de un.
AVEC mon, ton, son.
Il m'est, disait-elle, facile, D'élever des poulets autour de ma maison.
(La Fo.NTAlNE.)
J'ai ouï raconter à feu milord Hyde qu'un de ses amis, revenu d'Italie, après trois ans d'absence, voulut examiner les progrès de son (ils âgé de neuf à dix ans. (J.-J. Rousseau.)
Cin.aa et Carbon, un de ses lieutenants, se campèrent sur les bords du Tibre.
(Ykrtot.)
rcrpeona, un de ses officiers, l'y vint joindre avec les débris de son armée. {Id.J
AVEC mien, tien, sien.
Au travers d'un tnten pre certain ânon passa.
(Raclïk.)
11 ne reste de toute la maison de Latour, que madame de Warens et une sienne nièce.
(J.-J. Rousseau.) Un sien ami, voyant ce somptueux repas. Lu! dit : Et d'où vient donc un si bon ordinaire?
(La FopiTAi:iE.)
Un mien cousin est juge maire.
(W.) Un mien parent me fit apprenti maltôtier.