DES MERS
Ces vastes océans sont comme les sources de tous les fkuves, comme le bassin où la nature puise sans
cesse pour arroser rt//m'er5 1! existe entre If. M-
h\e plante et l'Océan, une correspondance invisible; la ite de l'une est alt;icliée à Yexistcnce de l'autre : n'importe la distance qui les sépare, la nature sait la franchir. De ce vaste gouffre placé entre les deux mondes, sortent les éléments des gazons, des fruitx et des fleurs : l'onde se change en vin dans la grappe parfumée; on la savoure dans la pêche, l'orange, l'ananas j elle se teint en bleu dans la violette, dore le souci, argenté le Us, colore en pourpre l'œillet, et verdit le feuillage. 0 sagesse admirable! l'immensi/4 seule du bassin des mers peut nous rassurer sui l'existence des races futures.
(Aimé-Martin.)
-^^^^^ma N'' VII. ^^-^^-^^^