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DEUX PRONOMS PERSONNELS ENSEMBLE

A l'impératif.

SANS NEGATION

aïontrez-moi celui qui a pu arriver à trente ans sans être détrompé. Moutrez-/e-mot, ce mortel privil(4gié. (Ballanchk.)

Mets-Ze-tot dans l'esprit: qui fait mal trouve mal.

(Anonyme.)

L'enHint aperçoit-il une araignée? au lieu de vous empresser de la luer, laissez-ia-/wt prendre dans sa main. {Idem.)

Les péchés que nous avons commis, ô Dieu! pardonnez-/es-nouj comme nous les pardonnons aux autres. [Idem.)

Là, regardez-moi là, durant cet entretien ; Et jusqu'au moindre motimprimez-/e-rou$ bien.

Vos amis ont-ils des vices? reprochez-/es-Zeur :

Le vice partout doit être combattu;

Mettons à le poursuivre un zèle infatigable.

(Agnikl )

AVEC NÉGATION

Pu sang de tant de rois c'est l'unique héritage, Ne me Z'enviei pas, laissez-moi mon partage.

(VOLTAIBB.)

Ne te le dissimule pas, 6 roi 1 tu es aussi mortel que le dernier de tes sujets.

(Anontme.)

Un pauvre vous demande- t-il l'aumône? Ne la lui refusez pas. Dieu vous rendra dans le ciel le bien que vous aurez fait sur la terre. {Idem.)

Quelques torts que nous ayons envers vous, ne nous les pardonnez pas ; ils en entraîneraient d'autres à leur suite. {Idem.)

Ce plaisir, ô prince, quelque attrait qu'il ait à vos yeux, refusez-Ze-vou5; il coûterait la vie à plusieurs milliers d'hommes. {Idem.)

Avez-vous quelques vérités à faire entendre aux rois? ne les leur dites pas; vous éprouveriez bientôt les effets de leur injuste courroux.

{Idem.)

En jetant les yeux sur ces exemples, il est impossible de ne pas remarquer l'influence (ju'exerce la négation sur la construction des pronoms personnels, compléments d'un verbe

l'impératif.

En effet, n'y-a-t-il pas négation ? Les deux compléments , le direct et l'indirect, se transportent immédiatement après le verbe, et on emploie les formes moi, toi : dis-LE- MOi ; mets-LE-TOi ; où l'on voit que le mot le précède mot et toi. Au contraire, s'il y a négation, ces mêmes compléments se placent avant le verbe, et au lieu de 7noi, toi, on se sert des formes me et te : Ne me L'enviez pas; ne te le dissitnule pas. En pareille circonstance, les mots Ze,Za, les, se mettent après le complément indirect, excepté pourtant après lui et leur, qui doivent toujours en être précédés

HORS DE l'impératif.

SANS NEGATION

Quand je puis obliger, ma joie est assez grande. Pour n'attendre jamais que l'on me le commande.

(BOURSAULT

Je te le dis du fond de mon cœur, j'honore le Français comme le seul peuple qui aime véritablement les hommes et qui soit bienfaisant par caractère. (J.-J. Rousseau.)

AVEC NEGATION

On n'agit pas franchement avec moi, et les fecrcts un peu importants, on ne me les confie pas.

(Anonyme.)

Je ne te Taurais pas dit autrefois, parce que j'au rais craiut d'avoir l'air du despotisme.

(MiRABBAO.)

Le plus sûr appui de l'homme est Dieu ; vous voulez/e /«t ravir ! (BOISTE.)

La rigueur n'a jamais produit le repentir: Ce n'est qu'en pardonnant qu'on nous le fait sentir.

(Crébillon.)

Je vous le dis encore : vous n'aurez l'estime des hommes que par une solide vertu.

(Madame de Maintknon.) Un jour deux pèlerins sur le sable rencontrent Une huître que le flot y venait d'apporter: Ils l'avalent des yeux, du doigt ils se la montrent; A l'égard de la dent, il fallut contester.

(La Fontaine.) Vive les jeunes gens! tout est feu, tout est grâce; Ils ont quelques défauts; ma foi, je les leur passe.

(Bret.)

Pour M. de Grignan, il peut bien s'assurer que si je puis quelque jour avoir sa femme, je ne la lui rendrai pas. (Madame de Sévigné.)

Mesdames, comment vos maris font-ils donc pour que leurs secrets soient si bien gardés? — Ils ne nous les confient pas. (Anonyme.)

Je ne vous le répète plus ; mais si cela vous arrive encore, vous aurez affaire à moi. [Idem.)

Si les hommes pensent mal les uns des autres, du moins ils ne se le disent pas. {Idem.)

Les fautes, même légères, que commettent mes enfants, je ne les leur passe pas. {Idem.)

Qu'il y ait ou non négation, on voit que les mots me le, te le, etc., se placent toujours devant le verbe lorsqu'il n'est pas à l'impératif : on me le commmande; on ne me les confie pas; et que le pronom le suit toujours les formes me, te, etc. , excepté avec lui et leur, qui en sont précédés.

EXERCICE PHRÀSÉOLOGIQUE.

A L'IMPERATIF

• IKS RiCtTlOIt.

HORS DE L'IMPERATir.

Donne-le-) Essuie-les-toi.

I^ends-la-lui.î Epargnei-les-nons.

Figorei-le-Tous.

Dites-le-leur.

Rea royei-Ies-moi .

Pardoooei— le-loi.

IVEC WKOiTIOW.

Ne me le donne pas.

IVe te Ici essuie pas.

Ne U lui rends pas.

Ne nous les épargnez pas.

Ne TOUS le fîgum pas.

Ne le lenrdites pas.

Ne me les renvoyés pas.

Ne le lui pardonnez pas.

uni HEOATIOlf.

tl me l'assurait.

Je te l'offre.

On le lui paiera.

Elle se te reproche.

On nous les fera go&ter lia TOUS les casseront.

Je le leur filerai. Us se le diront.

iTic maiTioR.

11 ne me l'assurait pas.

Je ne te roffre pas.

On ne le lui paiera pas.

Elle ne se lereprocne pas.

On ne non» les fera pas goAter.

Ils ne TODS les causeront pas Je ne le leur ttrrai pas.

Elles ne se le diront pas.

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