CK QUI
e qui fait le héros , dégrade souvent l'homme.
(Voltaire.)
Tout ce qui n'est pas Dieu ne saurait remplir notre attente. (Pascal.)
Elle était captive des ennemis de sa maison , et (ce qui était plus déplorable) captive des ennemis de l'Eglise. (Bossu KT.)
Mais ce qui me choque de ces beaux esprits, e'tn qu'ils ne se rendent pas utiles à leur patiie.
(MO.NTKSQCIKU.)
Ce n'est pas ce qui nous élève au-dessus des autres hommes qui nous rend heureux ; c'est ce qui nou? réconcilie avec Dieu. (SIassillon.)
Ce qui est certain, c'est que le monde est de travers. {FÉ.NELO.N.)
Ce qui s'emploie dans tous les rapports possibles, c'csl-à-dire comme sujet cl comme complément de verbes ou de prépositions. Il se dit des choses, et même des personnes, qu'il désigne d'une manière vaj^nie. Il sert aussi à former une parenthèse, et, cotume dans le 2' exemple de la 2' colonne, se répèle lorsqu'on voui marquer une opposition.
CE QUB.
Ce qu'on gagne en amour, ne vaut pas ce qu'on perd.
(Demoustier.)
Et nous appellerons bonheur de notre vie ce qu'A faut quitter, ce qu'il faut haïr, ce qu'il faut expier !
(Flécuier.)
Ce qu'il y a de vrai , c'est que l'agriculture était extrêmement honorée chez les anciens Romains.
(ROLLIN
Ce que la discipline de l'Église avait établi , la providence de Dieu l'a exécuté sur votre vertueuse sœur.
(Flécuier.)
On aime sans façon tout ce qu'on voit de belles.
(T. Cor.neillb.)
On ne peut désirer ce qu'on ne cannait pas.
(VOLTAIBB.)
On approcha d'elle tout ce que l'Espagne avait de plus vertueux cl de plus habile.
(Bossu ET.)
Ce qu'une judicieuse prévoyance n'a pu mettre dans l'esprit des hommes , une maîtresse plus impé rieuse l'esncricncc , les a forcés de le croire.
Ce çue s'emploie, comme ceqid, pour les personnes, pour les choses, et dans tous les rapports possibles. 11 peut aussi avoir un complément : On aime sansfaçon tout ce qv'oti voit DE BELLES ; cequU a d'intelligence. Abrégé de : ou aime sansfaçon tout ce ( nombue ) DE BELLES qu'oH voit; CE (degré) d'inïelligence qu'H a.
« Ce, antécédent du que relatif, dit Marmonlel, peut cire également nominatif ou ■> régime direct de quelque verbe que ce soit. Mais s'il est régime du second verbe, et ^ qu'il précède le premier, il faut que le entre deux verbes en indique la rcl ilion. Vous » le voyez dans cet exemple : ce qve j'avance, je le prouve; au lieu que ce, entre les » deux verbes, ne demande plus rien qui en marque le rat)pori : je prouve ce que > j'avance. »
A part le fait d'usage, qui est vrai, il y a bien des erreurs dans ce peu de lignes.
T>'abord nous ne concevons pas comment ce peut être régime du second verbe et précéder le premier, et cela pour deux motifs : c'est que le second verbe a déjà un régime, qui est te, et qu'un verbe, quel qu'il soit ne saurait avoir deux régimes.
Coqui a trompé Mnrmontel, c'est qu'il a considéré ce comme un pléonasme; mais nous avons fait voir qu'il n'y a, dans aucune langue, de pléonasmes proprement dits. Ce, dans celle phrase : ce qice j'avance, je leprouvCy n'est donc pas un mol inutile, mais ail contraire un mol nécessaire; seulement il est employé d'une manière elliptique. En voici l'analyse complète : (quanta) ce (fait) qvk j'avance, je le prouve; analyse qui nous prouve que ce n'est ni régime ni sujet, mais bien le complément de l'expression (piant à ou toute autre semblable sous-en tendue.