I.'ntre parents en se doit
Kntre amis on ne se . .
Quand on peut, il faut. .
Jamais on ne doit. . .
Toujours on dit que. . .
Queli^uefois on se trompe.
Souvent on ignore.
A lu niort on |wrdounc.
Cepinjanl on s'aLusc.
Tourtant on se pique de . . .
Un le vovant , on peut dir«.
tn tous lieux on peut rivre.
^^^^^FCCCCll,
E.UPLOI DE on APRES UN MOT TE-R.Ml/îK PAR 6 3IUEX.
EN pnoss.
Qua'od on aime, on cherche à plaire, et qui sait plaire est sûr de persuader.
(Bern. de Saint-Pierre.)
On eût vu "à Rome, sous les empereurs, la statue de Jeanne d'Ait soutenant le trône; oy l'eût vue, sous les consuls, au Capitule, au-dessus de cclk- de Wanlius. (Id.)
Lorsque l«s vestale? marchaient dans la t'j7/e, on portait devant elles la masse des préteurs.
(Ici.)
D'un bonheur sans mélange on se lasse à la fin.
(Agmel.)
On relit tout Eacine, on choisit dans Voltaire.'
(Delillh.)
Sans se voir, quand on s'aime, on peut se deviner, (L\ Cu.msske.)
De son propre ar<i,'îre on est souvent victirr.e.
(Coll:n n'liAi;!.EviLi.B.}.
On ne sait ce que c'est que de payer ses dcllcsç El de sa bienfaisance o.% remplit les i;r.zettes
Ud.) .
Après un mot qui. a pour finale un e muet, on se sert presque toujours» en proso., daoi
(1) Nous disons pr-esque toujours, car les auteurs ont aussi fait usage de l'on. En voici deux exemples ; Quandonse combat bien l'on est sûr de scvaincre. L'on compte deux fois guand l'on compte sans l'hctc
(De Bellov.) (Fabre d'Églantine)
{ W6 ) de préférence à l'on. En poésie, c'est toujours on, surtout quand ce mot commence le second hémistiche du vers.
Pans U jpunrs^t on «imc a ..
Daa< U vieillesse on o'ainie |>as à .
EXERCICE PnRASÉOLOGIQVE.
Dans la joie on se plaîl à . . .
Dans un moment J'iM'esse on donne.
Dans la mîscr« on ne pcat.
Dans Tinforlune OD hait. .
^K CCCCIlI.^^^i^^
EMPLOI DE on A'i'RÈS IN MOT TERMINÉ PAR UNE VOYELLE AUTRE QUE L'e MUET,
Dans les arts môme du dessin, qui semblent Pempire de la réalité, on n'arrive au beau qu'en le corrigeant.
(Valéry.)
On doit éviter dans les vers la rencontre des vovelles : Ainsi l'on ne pourrait jam.iis faire entrer dans des vers ces mots : la loi évanjiHiiiuc, Dieu éternel, etc.
(BOISTE
BN VERS.
Ce qu'on a bien aimé, l'on ne peut le haïr Jusqu'à le pouvoir perdre ou jusqu'à le trahir.
(LOUNKILLK.)
... Le péril pansé, l'on ne se souvient guère De ce qu'on a promis aux dieux.
A tout accort'. forcd l'on a droit de man(jUor.
(FllANÇ. DE NKUFCUAriiAU.;
Tel que pour ami l'on suppose, Montre dans le besoin qu'il ne l'est nullement.
(Lenoble.)
Si le mot qui précède on a pour finale un é fermé ou un i, on peut, en prose, faire usige de on ou de Î'oji ; mais en vers il n'est pcrms de se servir que de cette dernière forme, l'on
EXERCICE PIIRASÉOLOGIQUE.
Ainsi on pensp Ceit pouiqtioi on dît- Pour va ami on tlult.
A la vérité, ou croit-
Ainsi l'on prose.
t. 'est j'Oiirqiioi l'on dit.
Tour un anài Ton doit.
A la vérité, l'on croit.
Aussi on a tort.
Lorsqu'on est fali:;iié, on ne poi Dis qu'on est n-fusé, on craint lUcsse, on vous soi|^nera.
Aussi l'on a tort.
Lorsqu'on est fatigué, l'on ne p^'ut.
Des qu'on est refusé, Ton ciainl.
Blesse, Ton vous soignera.
-^^K CCCCIV. ^^«^--^
DE l'emploi en prose DE on OD DE l'on APRÈS et, si, où, que, qui , etc.
AVEC l'on.
Jadis, dans l'antiquité, on fit dans Syracuse le procès à toutes les statues des anciens rois, et l'on n'en conserva qu'une seule, celle de Gélon.
(M'"' DE Gknlis.) Partout on a disséqué l'homme, et l'on ne nous montre plus que son cadavre. Ainsi le plus digne objet de la création a élu dégradé par notre savoir comme le reste de la nature.
(Bekn de Saint-Pierre.) Si Ion faisait le procès aui livres de la bibliothèque du roi, combien, après un jugement équitable, elle aurait de tablettes vides 1
(M'"" DE Genlis.) SI nous nous égarons dans le désert, une sorte d'instinct nous fait éviter les plaines, où l'on voit tout d'un coup d'œil.
(Chateacbri.ind.)
L'usage du vin est permis aux princes chrétiens, et on ne remarque pas qu'il leur fasse faire aucune faute.
(Montesquieu.)
Le ridicule fait malheureusement plus d'impression sur les âmes honnêtes et sensibles que sur les vicieux; parmi eux, on en donne, on en reçoit, et on en rit.
(DUCLOS
Les insectes ne paraissent susceptibles d'aucune sensibilit('. Si on arrache la jambe d'une mouche, elle va el vient conunc si elle n'avait rien perdu. (BiiRN. DE Saint-Pierri;.) Les écoles primaires, oii l'on enseigne les premiers devoirs de la morale, doivent être gratuites; mais les écoles secondaires, où on apprend les sciences, les arts et les métiers, doivent être payées.
( Uhl
Il y a autant de vices qui viennent de ce qu'on ne s'estime pas assez, que de ce 71*6 Von s'estime
trop. (MONTESQCIEU.)
On craint la vieillesse qu'on n'est pas sûr de pou voir atteindre.
(La Bruyère.)
Les grammairiens, confondant, selon leur coutume, et la prose et les vers, disent qu'après les mots suivants, et, si, où, que, qui, quoi, etc., il faut toujours, pour éviter l'hiatus, employer Von au lieu de on. Les exemples que nous avons cités démontrent la fausseté de cette règle, qui, comme la plupart de celles qu'on trouve dans les grammaires, môme les plus estimées, a été plutôt imaginée que déduite des faits ; nous voyons que l'écrivain peut à son gré se servir, en pareil cas, de on ou de Von . Ce qu'il doit consulter alors, c'est moins la règle des grammairiens que son oreille : Cet oracle est plus sûr que celui de Restaut. Et il faut bien se garder de croire que les exemples de la seconde colonne soient les seuls qu« nous aient fournis nos lectures ; nous pourrions, au besoin , en rapporter des milliers. Toutefois nous devons observer que les écrivains ont plus souvent fait usage de Von que de on après les mots cités plus haut, excepté cependant avec le mot que et ses composés : lorsque, parce que, quoique, etc., qui peuvent être suivis indifféremment de on ou de Von, ainsi que le prouve cette phrase, où l'auteur a employé l'une et l'autre forme :
On n'est jamais si ridicule par les qualités que l'on a, que par celles qu'on afTecte d'avoir.
(La ROCIIEFOCCAULD.)
EXERCICE PnRASÉOLOGIQUE.
Et Pon dit. OU l'on voit.
A q'ii l'on doit.