SINGULIER FEMININ
Quiconque est née reine.
Quiconque est jolie.
Quiconque est bavarde.
Quiconque est né prince- Quiconque est aulcur. Quiconque est
Quiconque est Ccie de sa beauté. Quiconque est jaloux
SINGULIER rt-5IININ.
Quiconque est née femme.
Quiconque est actrice.
Quiconque est menteuse.
Quiconque est jalouse.
N° CCCCXI. e^-<
CONSTRUCTION
SUJET
Quiconque désire toujours, passe sa vie à attendre, et quiconque ne désire plus, attend la mort.
(BOISTE
Quiconque veut être homme doit savoir redescendre.
(J.-J. Rousseau.)
COMPLÉUENT DE VERBES.
Exterminez , grands dieui, de la terre où nous sommes Quiconque avec plaisir répand le sang des hommes!
CToltairb.)
.Le grandjour sert mai îutcon(7ue veut mal faire (De Bocfflers.)
COHPLBHBNT DE PRÉPOSITIONS.
Dès que l'impression fait éclore un poète, Il est esclave né de quiconque l'acheté.
(BOILEAU
Mourir pour sa patrie est un sort plein d'appas Pour quiconque à des fers préfère le trépas.
(T. Corneille.)
Ainsi quiconque peut être employé soit comme sujet, soit comme complément de verbes ou de prépositions.
SUJET
Jniconqne pense, ^uicooqae ait.
^uicoDque croit.
( 402 ) EXERCICE PURÂSÉOLOGIQUB.
COMPLEMENT DE VERBES
Aimer quicouque vous aime.
Naire à quicotique tous nuit.
Offenser quiconque ne vous ofTense pas.
COMPLïnnENT DE PRÉPOSITIONS.
]Çtre a quiconqna vous achète Ktre |jODr quiconque vous Hatte.
Tomber sur quiconque von» moleste.
-'-^^'^^^^ N° CCCCXII. o^^^^
Quiconque SUIVI ou non suivi de il.
SDITI DB il.
Quiconque n'est pas sensible au plaisir si vrai, si louchant, si digne du cœur, Je faire des heureux, t7 n'est pas né grand, il ne mérite pas même d'ôtre homme. (Massiulon.)
Quiconque découvrit les diverses révolutions des astres, t7 fit voir par là que son esprit tenait de relui qui les a formés dans le ciel. (D'Olivkt.)
Quiconque, sans l'ouïr, condamne un criminel. Son crime eût-il cent fois mérité le supplice, D'un juste châtiment il fait une injustice.
(T. GORMEILLB.)
KON s 11 VI DE l7.
Quiconque à vingt ans ne sait rien, ne travaiCis pas a trente, n'a rien acquis à quarante, ne saura, ne fera et n'aura jamais rien.
(OxENSTIBBlf.)
Quiconque est descendu dans les pâles demeures n'est jamais revenu de l'élerneile nuit à la lumière du jour. ^De Boufflers.)
Quiconque rejette le bouclier de la religion, se trouve sans défense au moment du combat.
(BOSSDET.)
Quiconque étant un abrégé de toîit homme qui, ne permet plus d'employer le pronom t7 dans le second membre de la phrase; car si l'on disait : Quiconque dira... il sera menteur, c'est comme s'il y avait : Tout homme qui dira.. . tout homme sera menteur. Cependant notre langue permet souvent l'emploi du il, pour mieux rattacher l'idée de 1 action à la personne ; on en trouve de fréquents exemples dans nos meilleurs écrivains, et rien n est plus commun dans la conversation des personnes qui parlent le mieux : ce sont des façons de parler admises par l'usage, introduites par le désir de donner de la vigueur au style. Quiconque tendra la main à l'étranger, il sera traître à sa patrie. Cet il reporte fortement l'odieux de la trahison sur le quiconque. Ce mouvement de style appartient au commandement, à l'imprécation, au code pénal : Quiconque commettra telle faute, IL sera frappé de telle peine. Avouons cependant qu'il n'est pas exempt d'une teinte gothique ; mais il se rapproche do la nature, dont nous nous éloignons eu nous perfectionnant.
Voici comment nous croyons que l'on peut justifier l'emploi de il après quiconque. Nous prendrons les deux premiers des exemples cités plus haut.
ANALYSES
1. Quant à tout homme, quel qu'il soit, qui condamme un criminel sans l'entendre, je dis de cet homme qu't7 fait une injustice.
2. Quanta tout homme, quel qu'il soit, qui n'est pas sensible au plaisir de faire des heureux, on peut dire de cet homme qu'il n'est pas né gratid, qu't7 ne mérite pas même le nom d'homme.
La même analyse s'applique à tous les cas semblables.
EXERCICE PHRÂSÉOLOGIQVE.
QUICONQt'E SUIVI DE IL. QUICONQUE NON SUIVI DE IL.
*^1nnM^"i!'l.''"j^'"'i'* P"'"* ^^ réclame, n'esl pas sensible à son Quiconque »'lmmo\» pour le pays se rend immortel •ppeJ, je le dis, d est un mauvais citojen. -v i v i J