TOUT
]\° CCCCXXXIV.
Tout EMPLOYÉ COMME PRONOM.
AVEC ELUrSK.
Tout n'est pas Gaumartin, Bignon ni d'Aguesseau.
(BOILBAO.)
Tout s'ébranle, tout son, tout marche en diligence.
(ID
Son grand génie embrassait tout,
(BOSSCET.)
Tout fuit, tout se refuse à mes embrassements.
(Kacime.) La mort nous sépare de tout.
(BOSSUKT.)
Recueille tes esprits,
Sois attentif; je vais dicter, écris...
— Sans examen je dois donc tout écrire ?
(Parnt.)
A la seule vertu sois sûr que tout prospère.
(F. beISeufchat8auO
SANS ELLIPSE
Tout homme est sujet à la mort.
(ACADÉMIB.)
Aux noces d'un tyran fou< le peuple en liesse Noyait son souci dans les pots.
Dieu a créé, conserve et gouverne tout l'univers.
(Planche.) Elle croit que c'est aimer Dieu que haïr tout le monde. (Boilkad.)
Il est affreux de perdre fout ce qu'on aime.
(UuThembl^t.) Tout ce qu'il dU est Vérité.
(Maskillon.)
Tout ce qu'on entreprend ne réussit pas toujours.
(Anonyme.)
Les grammairiens, habitués à tout confondre, à tout dénaturer, disent que le mot tout, employé seul comme dans les citations de la première colonne, est un pronom. Mais les citations de la colonne opposée, tout en nous donnant les moyens de rétabli; les lacunes de la première, nous démontrent que tout n'est et ne peut être ni un pronom ni un substantif. C'est tout simplement un adjectif employé avec ellipse du nom auquel il se rapporte. Tout n'est pas Caumartin, c'est-à-dire tout homme n'est pas Caumartin; tout s'ébranle, tout sort, tout marche; c'est-à-dire tout ( e peuple) s'ébranle, tout [le peuple) sort, tout {le peuple) marche; son grand génie embrassmi luni, c'est-à-dire son grand génie embrassait tout l'univers, etc.
EXERCICE PURASÉOLOGIQUE.
Tout meurt.
Tout 96 confond.
Toat ic reaouTcUe.
li aime tout.
Voir tout Dire tout.
Tout me convient.
Tout est neuf.
Tout me plaît.
Donnez-moi lo it.
li vous cédera tout.
S'accommoder à tout.