DES VERBES AUXILIAIRES
v-ERBE avotr.
Certes, je n'at' jamais dormi d'un si bon somme.
Racine.) Pradon , comme un soleil , en nos ans a paru.
(BOILEAU
Les religions et les sectes ont régné tour à tour sui
la terre. (Massillon.)
Non , non , avant ce coup , Sabine aura vécu.
(Corneille.) Eslbcr a triomphé des filles des Persans. (Racine.; Vos pères ont péché , vous en portez la peine.
(Racine fils.)
VERBE être.
Hélas! qu'est devenu ce temps, cet heureux temps?
(BOILEAU
Sous le joug des ligueurs le peuple est abattu.
(Ravnouard.) Nous sommes menacés , et je m'en applaudis.
ild.) L est pour notre repos que les cœurs sont cachés.
(Lamotte.) Les jours donnés aux dieux ne sont jamais perdus.
Les petits sont faits pour les grands. (Lebrun.)
^ Il y a deux verbes que l'on appelle auxiliaires, parce qu'ils servent à conjuguer tous les autres ; ce sont être et avoir.
Qu'il nous soit permis de faire ici une réflexion : c'est que quelques grammairiens se trompent en regardant comme une imperfection dans les langues la nécessité du recours aux auxiliaires. Ce recours donne, au contraire, plus de douceur, de variété et d'harmonie à l'expression, et a en outre un avantage bien précieux, celui de lui donner plus de vivacité et de force, en séparant Vauxiliaire, pour incorporer, en quelque sorte , l'adverbe dans le verbe dont il modifie la signification.
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