SUJET DEVANT LE VERBE
Tout esprit devient fort par l'érudition.
(Dkstocchbs.)
Le destin rarement favorise à demi.
. (PlRON.)
L'homme le plus obscur aime la liberté.
(CHATBAUBRIAnD.)
L'espérance tient lieu des biens qu'elle promet. (La Chaussée.) Nom destins sont prévus, noi moment j sont comptés.
(Chéisier.) La malédiction suit les enfants rebelles.
(La Harpe.)
Il résulte de ces citations qu'en principe général le sujet doit toujours précéder le verbe, parce qu'avant de dire qu'une chose est, il faut d'abord énoncer cette chose.
la'kemmepenM.
EXERCICE PHRASEOLOGIQVE.
L'eufant crie. Les oiseaux chantent.
Les champs verdisMSt.
SUJET APRÈS LE VERBE
L'air méphitique des marais se trouve converti en adr pur, comme l'ont prouvé des expériences utiles tt curie%tses.
(Bbrn. db Saint-Pi brre.) Il n'est point de noblesse où manque la vertu.
La fortune est à craindre où manque la sagesse.
(Bocrsaclt.)
Il faut être heureux, c'est la 6n de tout être sen^ sible, c'est le premier désir que nous imprime la nature et le seul qui ne nous quitte jamais.
(J.-J. Rodssbau.) Plus haute est la faveur et plus prompte est la chute.
(Destcoc.hbs.) Et ce n'est point ainsi que parle la nature.
(Saomr.)
De tous les sentiments qu inspire la nature, L'amour est le plus beau (juand l'amitié l'épure. (Fknouillot de Falb.)
Les maux sont ici-bas, les biens sont dans les cieux. Là disparaît enfin l'orgueil du rang suprême.
(Chknier.)
Nous venons de dire que le sujet doit toujours précéder le verbe ; cependant noua voyons par ces exemples que quelquefois aussi il peut être mis après, soit en prose, soit en poésie. Dans celle-ci l'inversion est phis fréquente, parce qu'elle donne au vers plus de rapidité et qu'elle en rend la cadence plus agréable et plus harmonieuse. En prose, on place surtout le sujet après le verbe, quand le premier est composé de plusieurs mots qui en dépendent, comme dans l'exemple de Bernardin de Saint-Pierre. Du reste, c'est le goût, c'est l'oreille qu'il faut consulter.
Comme ont vécu nos pères.
Comme ont fait nos aïeux.
Ainsi que le public l'a voulu.
Comme le veut l'usage.
-^^^^^^^ma ]X° DXXI. «^§^«000.-