CONDITIONNEL ACCOMPAGNE OU NON ACCOMPAGNE DU SECOND MEMBRE DE PDRASE
AVEC LA PARTICCLE «t.
Si le papier qui sert aux amoureux billets Coûtait comme celui qu'on emploie au palais. Celte ferme en un an produirait plus de rente Que le papier timbré n'en peut rendre en quarante.
(Regnard.) SI nous n'avions pas de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer chez les autres. ^La Rocuefoucauld.)
SI les morts revenaient ou d'en haut ou d'en bas, Les pères et les ûls ne se connaîtraient pas.
(Boursault.) . . .J'en sais qu'on verrait pester au dernier point, SI de leurs soupirants on ne médisait point.
(Colin-d'Harleville.)
Comme l'idée exprimée par le conditionnel est vague, elle a besoin d'être déterminée par un second membre do phrase; mais ce second membre de phrase, ainsi qu'on le voit, peut être exprimé ou sous-entendu: Vos lettres me plairaient d'un inconnu, c'està-dire : vos lettres me plairaient (mkme si elles venaient) d'im inconnu; — vous seriez tout le premier à la fête, sous-entendu, si les cdoses se décidaient d'après MON GOUT, — que vous y tiendriez bien votre place! ajoutez : si vous y veniez; — wn
SANS la particule St.
Pour appui d'un dattier empruntant un rameau, Le jour j'aurais guidé ton paisible chameau. Le soir, au bord riant d'une source ignorée, 3'aurais offert la coupe à ta bouche altérée.
(CUATEAUBRIAND.)
Soyez persuadé que, par mon goût, vous seriez tout le beau premier à la fête. Que vous y tiendriez bien votre |)lace ! (M""' de Sévigné.)
Vos lettres me plairaient d'un inconnu. (La mêue.)
Un enfant supportera des changements que ne supporterait pas un homme. (J.-J. Rousseau.)
enfant supportera des changements que ne supporterait pas un homme, c'est pour : un enfant supportera des changements qu'un homme ne suppouterait pas, s'il y était Exposi;; — /.ejour, j'aup.ais guidé ton paisible chameau, en sous-eiitondant : si td