AVAIS RÉPONDU A MON AMOUR OU SI TU AVAIS VOULU DEVENIR MA COMPAGNE
EXERCICE PIIRASÉOLOGIQUE.
Si j*êlai$ roi, je voudrais êlrp juste.
S*il ne me crai^nnit pas, je le craindrais.
Je scraiâ mardi cliez vous, si Dieu le voulait.
U «pnuse une femme qui serait digne de \OQi t"e piano vous plairait-il?
Auiie£-vou5 cette bonté?
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PRÉTENDU EMPLOI DU CONDITIONNEL POUR L'IMPARFAIT DE l'iNDICATIF.
EXEMPLES
Deux taureaux combaltaient à qui jwsséderait Une J5'(*iiisse avec l'empire. (La Fontaine.)
Et prenez-vous, seigneur, Icurscaprices pour guides? Avez -vous prétendu qu'ils se tairaient toujours ? Est-ce à vous de prêter l'oreille à leurs discours?
Je les voyais tous trois se hâter sous un maître, Et tous trois à l'envi s'empresser ardemment A qui dévorerait ce règne d'un moment.
{C0KNEIf.LE.)
Deux taureaux combattaient à l'erTet de savoir quel serait celui qui, s'il était vainqueur, posséderait une génisse avec l'empire (li.
Avez-vous [)rctciidu tju'ils se tairaient toujours, même s'il se présentait une occasion favorable de parler ?
Je les voyais s'empresser à l'effet de savoir que serait celui qui le dévorerait, s'il Vertiportait sur ses rivaux, ce règne d'un moment.
Parce que dans toutes ces phrases le conditionnel peut se traduire ainsi : deux taureaux combattaient à qui dey \n posséder une génisse; — avez-vous prétendu qu'ils DEVAIENT se tiiire toujours? — ils s'empressaient à qui devait dévorer ce règne d'un moment, les gr^atnmairiens se sont imaginé (cap que ne s'imaginent-ils pas?) qu'ainsi employé le conditionnel était un nouveau temps ; mais l'analyse nous foit voir que ce mode s'explique naturellement parla réintégration des mots supprimés par l'ellipse.
U en est de même dans les vers suivants :
Savez-vous pourquoi Jérémie A tant pleuré pendant sa vie?
C'est qu'en prophète il prévoyait Qu'un jour Le Franc le traduirait.
(VotrAIRE.)
Nous sommes encore à nous expliquer comment Lcmare, qui attaque les grammairiens pour avoir vu un nouveau temps dans ils combattaient à qui posséderait, «vezvous prétendu qu'ils se tairaient toujours, vient nous dire , quelques pages plus loin , que, dans les vers précités : // prévoyait qu'un jour Le Franc le traduikait, c'est pour : il prévoyait qu'un jour Le Franc devait le traduire, c'est tomber soi-même dans le vice qu'on signale.
Conséquents à ce principe, qu'un temps ne saurait être employé pour un autre, nous dirons que traduirait est ici au conditionnel, en vertu de la phrase sous-entendue s'ii pleurait.
EXERCICE PURASÉOLOGIQUE.
Ils «c disputaient n qui rciiipor Ili jimaiiat a qui peidiait.
1 ((Ili anivirail le premier.
1 que je ^ai'ileiais toujours le silenec
(1) Celle analyse n'est-elle pas suffisamment jusliPice par la phrase suivante: Us combattirent poli» SAVom de qui ils seraient les esclaves. (Volt41rk.)
PRÉTENDU EMPLOI DU CONDITIONNEL POUR LE PRÉSENT DE l'INDICATIF.