‹ Grammaire nationaleChapitre 489 sur 643 · AVAIS RÉPONDU A MON AMOUR OU SI TU AVAIS VOULU DEVENIR MA COMPAGNE · texte numérisé non relu

AVAIS RÉPONDU A MON AMOUR OU SI TU AVAIS VOULU DEVENIR MA COMPAGNE

EXERCICE PIIRASÉOLOGIQUE.

Si j*êlai$ roi, je voudrais êlrp juste.

S*il ne me crai^nnit pas, je le craindrais.

Je scraiâ mardi cliez vous, si Dieu le voulait.

U «pnuse une femme qui serait digne de \OQi t"e piano vous plairait-il?

Auiie£-vou5 cette bonté?

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PRÉTENDU EMPLOI DU CONDITIONNEL POUR L'IMPARFAIT DE l'iNDICATIF.

EXEMPLES

Deux taureaux combaltaient à qui jwsséderait Une J5'(*iiisse avec l'empire. (La Fontaine.)

Et prenez-vous, seigneur, Icurscaprices pour guides? Avez -vous prétendu qu'ils se tairaient toujours ? Est-ce à vous de prêter l'oreille à leurs discours?

Je les voyais tous trois se hâter sous un maître, Et tous trois à l'envi s'empresser ardemment A qui dévorerait ce règne d'un moment.

{C0KNEIf.LE.)

Deux taureaux combattaient à l'erTet de savoir quel serait celui qui, s'il était vainqueur, posséderait une génisse avec l'empire (li.

Avez-vous [)rctciidu tju'ils se tairaient toujours, même s'il se présentait une occasion favorable de parler ?

Je les voyais s'empresser à l'effet de savoir que serait celui qui le dévorerait, s'il Vertiportait sur ses rivaux, ce règne d'un moment.

Parce que dans toutes ces phrases le conditionnel peut se traduire ainsi : deux taureaux combattaient à qui dey \n posséder une génisse; — avez-vous prétendu qu'ils DEVAIENT se tiiire toujours? — ils s'empressaient à qui devait dévorer ce règne d'un moment, les gr^atnmairiens se sont imaginé (cap que ne s'imaginent-ils pas?) qu'ainsi employé le conditionnel était un nouveau temps ; mais l'analyse nous foit voir que ce mode s'explique naturellement parla réintégration des mots supprimés par l'ellipse.

U en est de même dans les vers suivants :

Savez-vous pourquoi Jérémie A tant pleuré pendant sa vie?

C'est qu'en prophète il prévoyait Qu'un jour Le Franc le traduirait.

(VotrAIRE.)

Nous sommes encore à nous expliquer comment Lcmare, qui attaque les grammairiens pour avoir vu un nouveau temps dans ils combattaient à qui posséderait, «vezvous prétendu qu'ils se tairaient toujours, vient nous dire , quelques pages plus loin , que, dans les vers précités : // prévoyait qu'un jour Le Franc le traduikait, c'est pour : il prévoyait qu'un jour Le Franc devait le traduire, c'est tomber soi-même dans le vice qu'on signale.

Conséquents à ce principe, qu'un temps ne saurait être employé pour un autre, nous dirons que traduirait est ici au conditionnel, en vertu de la phrase sous-entendue s'ii pleurait.

EXERCICE PURASÉOLOGIQUE.

Ils «c disputaient n qui rciiipor Ili jimaiiat a qui peidiait.

1 ((Ili anivirail le premier.

1 que je ^ai'ileiais toujours le silenec

(1) Celle analyse n'est-elle pas suffisamment jusliPice par la phrase suivante: Us combattirent poli» SAVom de qui ils seraient les esclaves. (Volt41rk.)

PRÉTENDU EMPLOI DU CONDITIONNEL POUR LE PRÉSENT DE l'INDICATIF.

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