EMPLOI CORRECT
Eli quoi I m'altendicz-vous à cette extrémité Pour m'ojer librement dite la vérité?
(Destoucuïs.) Le ciel, pour les punir, voulut les exaucer.
(Voltaire.)
Ft pour «'/re approuvc's.
De semblables projets veulent être aclievcs.
(Racine.)
EMPLOI VICIKtJX.
Qu'ai-je fait pour venir accabler en ces lieux Un héros sur qui seul j'ai pu tourner les yeux ?
(Racine.) Qu'ai-je fait pour venir troubler mon repos? (Cité par RosiFACE.) La vie de Pépin ne fut i)as assez longue poui mettre la dernière main à ses projets. (/d.)
Nous avons dit, dans le numéro précédent, que l'infinitif est préférable à tout autre mode ; mais cet emploi ne doit pas se faire aux dépens de la clarté. Ainsi l'on ne dit pas- Qu'ai'je fait pour venir troubler mon repos? ni c'est pour être xitile à tes parents que je t'ai instruit. La première piirase est louche, et la seconde équivoque. U faut dire : Qu'ai-je fait pour que vous veniez troubler mon reposa C'est pour que tc sois utile à tes parents que j.e t'ai instruit.
Ts'éanmoins, s'il n'y a dans la phrase aucune ambiguïté, si la pensée est claire, et que l'on no puisse se méprendre sur le véritable rapport de l'infinitif, ce mode peut être employé, quoiqu'il ne se rapporte point au sujet de la proposition principale. C'est donc à tort, selon nous, que Lemare regarde comme incorrects les passages suivants, qui, bien que contraires à la règle, se font très-aisément comprendre et n'ont rien d'équivoque :
Les moments sont trop chers pour les perdre en pa-
( Racine.) [rôles.
Sans t'en avoir rien dit, toutes choses sont préparées pour satisfaire mon amour. (Molière.)
Toutes les conventions se passaient avec solennité l'our les rendre plus inviolables.
(J.-J. ROCSSEAU.)
Tout, sans faire d'apprêts, s'y prépare aisément.
(BOILEAU
Pour éviter les surprises, les affaires étaient traitées par écrit dans cette assemWée. (Bossuet.)
Pour mieux cacher ton jeu,
N'esl-il pas à propos que je tc rosse un peu?
(Andrieux.)
Cet emploi do l'infinitif est très-fréquent, non seulement dans les écrivains du siècle de Louis XIV, mais encore dans ceux des siècles suivants, et surtout ceux de nos jours. Co ferait pousser un peu trop loin lo purisme que de le regarder comme une faute»
EXERCICE PHRÀSÈOLOGIQUE.
Poar devenir uvant, il (aal élujier
l'our me lirer des pleurs, il f.iiit que vou? pleutie».
( 663 ) CONCORDAiNCE DES TEîNIPS ET DES MODES DES VERBES.
CONCORDANCE DES TEMPS DE l'INDICATIF.
Tandis que nous porrons, la mort est en ces lieux.
Vous serez mon ami quand vous me quitterez,
(MOMËRK.)
Aussitôt qu'il eut porté de rang en rang l'ardeur dont il était animé, on le vit presque en mfme temps pousser l'aile droite des ennemis.
(BOSSCET.)
Pendant qu'ils étaient aux Thermopjles, un Tracliinien leur disait que le nombre de leurs traits suffirait pour obscurcir le soleil. (Bartuélemv.)
Quand l'âge leur eut donné l'instinct de chercher eux-mêmes leur proie, cette famille se dispersa dans les bois. (Raynal.)
Lorgqu'il était laquais, il n'était pas si sage.
(QciJiACLT.)
Quand ce corps a quitté son armée, c'a encore été une désolation. (.M"" de Sévigné.)
Pendant qu'jivec un air assuré il s'avance pour recevoir la parole de ces braves gens, ceux-ci, tou. jours en garde, craignent la surprise lie quelqu* nouvelle attaque. (Uosscet.)
Quand j'araji tué quelque oiseau pour ma nourriture, il fallait que je me traînasse contre terre, avec douleur, pour aller ramasser ma proie.
(FÉNKLON.)
Je ne serais pas venu à bout d'achever, quanû ]'aurais travaillé toute la journée.
(Académie.)
Il y a dans les temps des verbes un rapport de détermination qu'il n'est pas permis d'ignorer. Ce rapport, ou cette correspondance, est souvent fondée sur l'usage, qui, lui seul, établit toutes les règles.
C'est le temps du verbe principal qui prescrit au second verbe le temps qu'il doit prendre; et la correspondance dans les verbes ne peut avoir lieu que dans la phrasi composée, où plusieurs verbes dépendent les uns des autres.
La concordance des temps de l'indicatif entre eux n'offre aucune difficulté; elle est enseignée par l'usage. Voici néanmoins le tableau des principaux rapports des temps de l'indicatif et du conditionnel
CONCORDANCE DES TEMPS DE l'INDIC.4TIF ET DU CONDITIONNEL.
, quand
Quand j'ecs lu Après que j'lls
LD
Dès que j'fiU» LU
r'OUS LISIÏZ OUS AV£Z LU.
comrnenra
Je f quand vous lcriviez.
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j quand vous AVEt