‹ Grammaire nationaleChapitre 504 sur 643 · AVEC L INFINITIF · texte numérisé non relu

AVEC L INFINITIF

L'offre nattait trop un convalescent mal en espèces H accoutumé aux bons morceaux pour être rejelée.

(Le Sage.) Qu'on parle bien ou mal du fameux cardinal. Ma |)rose ni mes vers n'en diront jamais rien : Il m'a fiiit trop de bien pour en dire du mal; 11 m'a fait trop de mal pour en dire du bien.

(Corneille.) Vos raisons sont trop bonnes d'elles-mêmes, sans être appuyées de ces secours étrangers.

(Racine.)

Suis-je un de tes sujets pour me frai7er comme eux?

(Voltaire.) La chose est de trop de conséquence pour la traiter sérieusement. [Id.)

A ta faible raison garde-toi de te rendre, Dieu l'a fait pour l'aimer, et non pour le comprendre.

{Id.) Le blaireau a les jambes trop courtes pour pouvoir bien courir. (Buffon.)

Dites au roi, seigneur, de vous Vabandonner.

(Racine.) Il croit pouvoir cncor cacher sa trahison. {Id.) Je sens ses larmes baigner mon visage.

(Maumontel.) Vous pensez tout savoir. (Pieyre.)

Tout ce qu'elle s'imaginait tenir lui échappait

tout-à-coup. (FÉNELON.)

Les hommes croient être libres quand ils ne sont gouvernés que par les lois. (Massillon.)

AVEC L indicatif OD LE SUBJONCTIF.

L'offre llatlait tropun convalcsrentmal en espèces et accoutumé aux bons morceaux pour qu'elle fût rejetée.

Il m'a fait trop de bien pour que j'en dise

du mal; il m'a fait trop de mal pour que j'en disf du bien.

Vos raisons sont trop bonnes d'elles-mômes, sans que vous les appuyiez de ces secours étrangers.

Suis-je un de tes sujets, pour que tu me traites comme eux?

La chose est do trop de conséquence pour qu'on la traite sérieusement.

Dieu t'a fait pour que tu l'aimes et non pour que tu le comprennes.

Le blaireau a les jambes trop courtes pour qu'il puisse bien courir.

Dites au roi, seigneur, qu'il vous l'abandonne.

Il croit qu'\\ peut encore cacher sa trahibon. Je sens que ses larmes baignent mon visage.

Vous pensez que vous savez tou».

Tout ce qu'elle s'imaginait quelle tenait lui échappait tout-à-coup.

Les hommes croient qu'ils sont libres quand ils ne sont gouvernés que par les lois.

Il est dans le génie de notre langue de préférer, quand on peut, l'infinitif à tout autre mode; en effet, il débarrasse la phrase d'une foule de petits mots dont l'emploi fréquent rend la construction lourde et languissante. Voilà pourquoi l'on dit : Avez-vous peur de TOMBER? // vaut mieux être malheureux que criminel ; mon frère est certain de réussir; je crois avoir fait ce que je devais, plutôt que : Avez-vous peur que vous ne tombiez? // vaut mieux qu'on soit malheureux que criminel; mon frère est certain qu'il réussira; je crois QUE j'ai fait tout ce que je devais.

EXERCICE PHRÀSÉOLOGIQUE.

Il a peur de se i Il craint de veni

Il croit avoir tout dit.

Elle est si'ire de réussir

N" DLXXXIX.e^^

plusieurs infinitifs de suite

Croit-il le pouvoir rompre?

(Tii. Corneille.) Il crut pouvoir saisir la couronne.

(Corneille.)

Vous avez cru devoir en user autrement.

(Tu. CORNEIÏ.LE.)

Je croyais ne devoir prendre pour règle que l'Écriture et la tradition. (Pa.scal.)

Nous crûmes voir revenir le temps des iniraclos.

(BOSSUBT.)

Votis avez tort, mon ami, car vous n'ignorez pas cotiihien vous m'êtes cher; mais vous aimez à vous le faire redire. (J.-J. IloussKAD.)

Une mère pour vous croit devoir me prier.

(Racink.) Ma tendre amitié ne vous est pas suspecUi, et je n'ai que trop acquis de lumières pour faire écouter mes avis. (j..j. Rodsskau.)

Il faut éviter d'employer plus de trois infinitifs do suite, compléments l'un de l'autro, comme dans : // ne faut pas croiue pouvoir (e fairk sortir. Je pense pouvoir allkr le voir, ne choque l'oreille que par la consonnancc on oir ; car on dirait bien : Je crois

POUVOIR ALLER le CllERCUER.

EXERCICE PHRÀSÈOLOGIQUE.

Il croit pouvoir nous fa!re sortir.

Elle croit pouvoir dous faire rougir.

Ils tMmagioPDt pouvoir nous faire honte.

U p«use pouvoir aller se promener aujourd'hui.

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