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DIX-HUITIÈME SIÈCLE

Ces enfants bienheureux, créatures parfaites, Ayants Dieu dans le cœur, ne le peuvent louer. (Malherbe.) Estantes illoc les dames arrivées, A pileux cris et les mains élevées, Firent leurs vœux. (Hemji Etienne.)

Petits ruisseaux y furent ondoyants, Toujours /(a'san^s aul(jur des près herbus Un doux rnurnuire. (Mauot.)

Pour ce que j'appellerai de leurs oreilles escuu- (antes mal à cUes-niênies, quand cljes escouterout bien. illEiMii ÉriENME.)

Ces corsaires incontinent s'approchèrent et vinrent côtoyer notre navire, tenants le gué. (Amtot.)

Las! que dira la Grèce, à mon retour, Tous ceux d'Argos ou du pays d'entour,

Sachants la mort? (Salel, 134o.) Sur quoi le laisse, et vint droit rencontrer Les deux Ajax .se faisants accoutrer

De leurs lianiois. (/d.)

Agamemnon, grande injure le font Tous les (}rc!^'çois qui sous ta charge sont. Entreprenants de retourner en Grèce, (/d.)

On voit que nos anciens écrivains variaie.it indistinctement les participes présents , même ceux des verbes avoir et êl7'e, ainsi que l'attestent les deux premiers exemples de la première colonne. Cependant quelques-uns s'écartèrent de la règle , et dès lors grande rumeur au camp des grammairiens. Pierre Laramée, dit Ramus, meilleur observateur que Sylvius, au lieu de blâmer les auteurs qui se frayaient une nouvelle route pour éviter la répétition monotone de toutes ces syllabes traînantes en anle, justifia, sous le double rapport du goût et de la raison, ceux que l'école de Sylvius taxaient d'infraction à la règle. « Quand on exprime la qualité, dit Ramus, c'est \ adjectif ; mais quand on exprime

(1) N'est-ce pas toujours au moyen du participe passé, autrefois nommé participe pas^i/", qu'on exfirime, dit un écrivain, la manière d'être passive? Les anciens grammairiens ont raison : le participe passé est un participe passif, tout le prouve, les fondions de ce participe et l'élyniologie. Mais conmient se fait-il que le participe passif soit rruni au verbe avoir pour exprimer une manière d'être acti\e : j'ai reçu une lettre, j'ai reçu des livres? Bouhours ne voit plus la un panicipe, mais plutôt un substantif verbal, le supin des Latins : « C'est comme si l'on disait liabeo acceptum liiteras, habeo acceptum libres. » Dumarsais et Condillac prétendent que le participe est pris alors substantivement, c'est un substantif. Ce n'est pas un substantif, dit Lemare, ce n'est pas un supin, c'est un adjectif passif qui s'accorde avec un substantif sous-entendu (le ncgolium latin) : j'ai fait un peu de bien, c'est-à-dire j'(/i qucbpie chose fait... savoir : ttn peu de bien. Puis il ajoute : « C'est des Latins que nous avons emprunté la construction de Vadjecttf passif avi'C avoir ; car, lorsqu'ils voulaient donner plus d'énergie à leur pensée, ils disaient /tateo divisum, au lieu de divisi, habeo factum, au lieu de feci, etc. »

On comprend que nous avons dû nous borner à faire remarquer ce fait grannnalical, savoir : que. dans l'état actuel de notre langue, le participe |)assé construit avec avoir exprime une manière d'être active.

Nos mots en ant, dits participes présents, reconnaissent deux origines, et, sous une seule forme, ce

( 070 ) » l'action, c'est le ver^e; plus d'accord. Servante, c'est la qualité. Servant ses maîtres, » c'est l'action.»

Telle est, selon nous, la question vitale du participe présent. La rôgle est une, et sans exception ; elle a ce grand avantage de reposer sur un principe fondamental, et de parler à la raison.

Le seul prosateur moderne où l'on trouve le participe présent variable, est Pascal, dans sa première Lettre pruvincinle (1); mais dès la seconde, qui fut publiée huit jours après, on ne retrouve plus le participe présent décliné. Néanmoins, ce ne fut que le 3 juin 1679 que l'Académie sanctionna la règle en ces termes : ce La règle est faite, on ne déclinera POINT LES PARTICIPES ACTIFS. »

-oe^<H^o N*^ DXCVII. e^^^^---—

participes présents marquant l'état ou l'action.

Etat.

Sous un roi bienfaisant pnrcourons oetle ville, Obéissante, iieureuse, agissante, tranquille.

(Vor.TAIKE.)

II n'y a que les âmes aimantes qui soient propres à l'étude de la nature.

I^Behn. de Saint-Pieure.)

On vient d'y construire deux pompes foulantes et aspirantes qui donnent abondanunent l'eau dont on a besoui. (M'"* de Genlis.)

Quand l'œil ne peut juger l'objet de sa terreur, Alors tout s'exagère à notre âme tremblante.

(Delille.)

Les eaux dormantes sont meilleures pour les chevaux que les eaux vives. (Huffon.)

Les peuples errants doivent être les derniers qui aient écrit. (Voltaire.)

Soyons bien buvant», bien mangeants.

Nous devons à la mort de trois l'un en dix ans.

Action.

Toutes sont donc de même trempe, Mais agissant diversement.

(La Fontaine.) Ces deux infortunés, ajirès s'être liés l'un à l'autre, se précipitèrent dans le Rhône, aimant mieux mourir ensemble ijue de vivre sofiarés.

(Le Pkéccrsecr dk Lyon.) Tous les siècles en deuil, l'un à l'autre semblables Courent sans s'arrêter, foulant de toutes parts Les trônes, les autels, les empires épars.

(De Fontanes.) Combien de pères, tremblant de déplaire à leurs enfants, sont faibles et se croient tendres I

(Domergce.) Je connais des personnes dormant d'un sommeil si profond, que le bruit de la foudre ne les réveillerait pas. (Cité par Beâciier.) Les plissions errant sur ce peuple assemblé Offrent les vastes Ilots d'un océan troublé.

(l)KLILLB.)

Personne assurément ne s'aviserait aujourd'hui de représenter dans un poème une troupe d'angei et de saints buvant et riant à table. (Voltaire.)

sont réellement deux mots différents. Quelques langues étrangères en sont une preuve incontestable. Les Latins voulaient-ils exprimer une action, ils se servaient des mots ridendo, faciendo, reptando; avaientils, au contraire, l'intention d'indiquer un état, ils employaient les mots ridens, faciens, replans. lien est de même en italien, en espagnol et en portugais.

Cette distinction avait également lieu dans la langue romane, d'où il est prouvé, parles monuments les plus authentiques, que notre langue tire immédiatement son origine. Le gérondif latin ancZo, cndo, a fait le gérondif roman an, en, par la suppression de la finale do; et l'adjectif latin, dit participe du présent ans, eus, a fait l'adjectif roman o/ts, anl, cns, ent. Exem[des;

Mas eu soi cel que temen nuior aman.

(Arnai i.D liE Mar.) Traduction. — Mais je suis celui qui, en craignant, meurs en aimant.

S'ieu de l'anar vas mi dons sui temens.

(Ramd de Vaq.) TiiAimcTioN. — Si moi d'aller vers ma dame saii

craignant.

[i Voici le passage : Je les lui offris tous ensemble, comme ne faisants qu'un même corps, et m' agissants que par un même esprit. (Pascai,.)

J'ai passé plus avant; les arbres et les plantes Sont devenus chez moi créatures parlantes.

(La Fo.mai>e.)

Mais pour mieux réussir, il est bon, ce me semble,

Qu'on ne vous trouve point tous deux parlant en-

(MoLiÈKE.) [semble.

Dans la première colonne, les mots agissante, obéissante, aimantes, foulantes, etc., exprimant l'élat, la manière d'être, la qualité inhérente de l'objet désigné par le substantif, subissent toutes les variations de genre et de nombic exigées par ce substantif.

Dans la seconde colonne, au contraire, les mots fliçrissttw^, aimant, foulant, aie., exprimant des actes, des actions instantanées, c'est-à-dire d'une durée courte, limitée, sont restés invariables. Dérivés des verbes acjir, aimer, fouler, etc., ils en conservent la signification et le caractère, et peuvent être remplacés par uneautre forme verbale, sans que la pensée en soit altérée. Combien de pères tremblant de déplaire, etc. ; ou bien combien de pères qui tremblent de déplaire, etc.

Ainsi donc, toutes les fois que par la forme verbale en ant, comme souffrant, obéissant, on veut exprimer un acte, une action instantanée, pure et simple, et non un état, on emploie le participe préseni, qui est toujours invariable : J'ai vu ces personnes sgdffrant cruellement.

Si, au contraire, on veut peindre un état, une manière d'être, une disposition à agir, plutôt qu'une action, ou même une action qui, par sa continuité, sa durée, devient permanente, se transforme en état, et n'est accompagnée d'aucune des circonstances qui caractérisent une action, on fait usage de Y adjectif verbal, qui est variable : J'ai vu des personnes SOUFFRANTES et résignées.

L'idée d'actualité caractérise le participe; celle de permanence, l'adjectif verbal.

EXERCICE PHRASÈOLOGIQUE.

La feuille tremlilan'.e.

Une personne cjiarnnaale.

Une histoire amusante.

L'ne lionne vivante.

Des clioses snrprenantes.

Une clnenne caressante.

Des pierreries eliloiiissantes.

L'ne femme suppliante.

Des eaux courantes.

Une fille treniManl il* déplaire a sa mère.

Cliarmant la snciele pai son esprit.

L'ne personne amusant ceux qui l'éroulent

Vivant avec un cliien rlans la même loge

La uarde surprenant un voleur.

Çfcrejsant tout le mon Je.

Eblouissant de toutes parts.

Suppliant ses ju^es.

Des biches courant dans les hois.

-— e<^^^0 ]X° DXCVIII. ©^^^— - PARTICIPES PRÉSENTS EMPLOYES SANS AUCUN RÉGIME.

Etat.

J'ai toujours vu ceux tjui voyageaient dans de bonnes voilures bien douces, rêveurs, tristes, grondants ou souffrants. (J.-.l. Rocsseau.)

C'est la disette d'idées qui les rend si afTaniés d'objets étrangers, d'autant plus qu'il ne leur reste rien, que tout passe en eux, que tout en sort; gens toujours regardants, toujours écoutants, toujours pensants. (31 aiîivaux.)

D'où vient que tant de pnrlisans de Rome, d'ennemis de Rome, ont été si sanguinaires, si b.irbares, si malheureux, persécutants et persécutés?

(Voltaire.)

lis ont cependant eu la témérité de s'embarque^sur cette mer mugissante , malgré la défense que nous leur en avions faite.

(VOTAGB DAMS LE LEVANT.)

Action.

C'est une personne d'un naturel doux, jamais ne grondant, ne contredisant, ne désobligeant.

(Cité par Bescher.) lîlondins y sont beaucoup plus femmes qu'elles, Profondément remplis de bagatelles, I>uii œil hautain, d'une bruyante voii.

Chantant, dansant, minaudant a la fois.

... Ces ennemis des vers.

Qui, hérissés d'algèbre et bouflis de problèmes, Au monde épouvanté parlent p.ir théorèmes. Observant, calculant, mai» ne sentant jamais.

(/d.) I.a mer mugissant ressemblait à une [)ersonne qui, ayant été longtemps irritée, n'a plus qu'un reste de trouble et d'émotion. (FÉ^ELON.)

Employés seuls, c'est-à-dire sans être accompagnés d'aucun régime, les mots ?a ant sont variables lorsqu'ils marquent l'étal physique ou moral du substantif auquel ils sont joints, et invariables quand ils expriment une action fiute i)ar lui

Dans la première colonne, grondants, pensants, etc., équivalent à grondeurs, pensifs, etc. Ce sont donc des (pialités inhérentes au nom que ers mots accompagnent.

Dans la secondecolonno, ne (jrondant, ne contredisant, ne désobligeant, vie, c\\>nmcnt des actions. C'est connue s'il y avait ne grondant, 7ie contuldisant, ne dlsocligeant jamais personne.

Une observation qui a échappé à presque tous les grammairiens, c'est que les participes présents, surtout ceux (les verbes neutres, sont susceptibles de devenir simples adjectifs verbaux au besoin. Nous en citerons quehiues exemples tirés d'écrivains recommandablcs :

La canaille cabalante, la canaille écrivante.

(Vcltaihe.)

Eltos ont besoin d'une puissance réglante pour les tenipc'rer. (Montesquieo.)

Décrirai-je ses bas en vingt endroits percés. Ses souliers grimaçants vingt fois rapetassés?

(BOILEAU

Je vous trouve aujourd'hui bien raisonnante.

(MOLIËKE.)

Tantôt elle donne (l'hirondelle) la chasse aux insecl<'S voltiijcanls. (IJuffon.)

Les insectes changeants qui nous donnent la soie.

(YOLTAIUE.)

EXERCICE PHRÂSÈOLOGIQUE.

C'est «ne enfant douce, cirPs^anle.

Elle jouit d'une s»nte lirillante.

C'est avoii une deliaiue DUlrageante.

Le» ronces dciîoiuianlcj

Des resarrU niuranl».

Des mères (;eini»5anles.

La foudre elinrelante.

Des oisiaiiT drvnrxnts.

A ses veux l'XjHrants.

Toutes ses torii|iai;nes tremblantes

Les tauieaui ruu;:iss.ints.

('elle fpinnie |tossède un lieurcii\ ii.ilnrcl \ j.iniais ne contrariant^ ne niédis.-inl, ne désoUigeanl

Vous 1rs vrnip? s'a;;ilrr, allant , v( n.inl, soilaiit, rentrant, et cela sans raison ni motif.

Parfois aussi liadinant, jou..nl, rinnl. fn!;Tiraiil, et l'ins',.inl d'après, triste», rêveurs, RÙniissant, njurniurant, ciintistanl, conlrariaut, enraj^eant, menaçant.

PARTICIPES PRÉSENTS SUIVIS OU PRÉCÉDÉS D'uN RÉGl.ME DIRECT.

Régime 'placé après le participe.

On n'entendit plus les coiii)s des terribles marteaux qui, frappant l'enclume, faisaient j^éinir les profondes cavernes de la terre et les abîmes de la mer. (Fénelon.)

Les troubadours allaient chantant les aihouus et la gloire sous les fenêtres des cliàlelaiiics.

. (De Maucuaagv.)

Je hais la cruauté de ces peuples perfides

Qui, (/omuint au hasard i.ELK ii a i.-sK et leurs faveurs,

S'inunolenl tour à tour leurs plus chers défenseurs.

(Decal'X.) C'est là que, déplorant de pn's briilantes scènes, La vie offre à nos yeux ses plus beaux phénomtMies.

( Delille.)

Ces mobiles poumons, dont le jeu toujours si^r. Chassant l'air altéué , rapporte uu air plus pur.

Régime placé avant le participe.

A force de douleur il demeura tranquille.

Mais sa voix, s'cchuppaitl au travers des sanjîlots,

Dans sa bouche ;ï la lin (it passage à ces mots.

Les dames, le voyant arriver à la cour, Dirent d'.ibord : Kst ce là ce Narcisse Qui prétendait tous nos cœurs enchaîner? (JLiui! le pauvret a la jaunisse!

(La Fontaine.)

Le laurier, le jasmin s'arrondissant en voûtes, De leur ombre odorante embellissaient les roules.

(C.VSIEL.)

J'entends des cris de guerre au milieu des naufrages Et les sons de l'airain se mêlant aux orages.

(La Haui'E.)

Paris est plein de ces petits bouts d'homme. Vains, iiers. fous, sols, dont le caquet m'assomme. Parlant de tout avec l'air empressé, lit SE moquant toujours du temps p.issé.

(VOLrAlUE.)

Ces arftres renversas façonnés avec art. De leur digue à la vague opposant le «EMPAnT.

(Delili.e.)

La nature

De verdure et de fleurs égayant ses attraits.

(Id.) Tels, traversant les airs, des bataillons de grues, De leur vol à grands cris obscurcissent les nues.

{Id.)

Voisces groupes d'enTanls se jouant sous l'ombrage. Qui de leur liberté viennent te rendre hommage.

(Delille.) Leur foule au loin s'empresse, et leurs noirs batailloni, l'ar un dlroil sentier s'avançant sous les herbes. Entraînent à l'envi les dépouilles des gerbes. [Id.) Des malotrus soi-disamt beaux esprits.

(Voltaire.)

Lorsque le participe présent est précédé ou suivi d'un régime direct, il est toujours invariable, attendu que, dans ce cas, il a, comme le verbe d'oii il dérive, la propriété de marquer l'action. L'adjectif, naturellement propre à se placer à la fin d'une proposition, n'est jamais suivi d'un semblable régime.

Bescher laisse aux poètes la liberté de varier le participe précédé d'un régime direct, et, en conséquence, il approuve les vers suivants:

N'étant point de ces rats qui les livres rongeants.

(La Fontaine.) Et pour lier des mots si mal s'entr'accordnnts.

(Boileau.)

Et plus loin les laquais l'un l'autre s'agaçants.

(Boileau.) Les spectateurs en foule se pressants.

(Voltaire.)

Aucun grammairien, que nous sachions, dit M. Dessiaux, ne partage sérieusement une pareille opinion, et les poètes modernes fournissent si peu d'exemples de cette intrao.ion à la règle de l'invariabilité, qu'il faut considérer ceux qu'on en cite comme de rares négligences ou des licences poétiques qu'il faut bien se garder d'imiter.

Cette licence, les poètes ne se la permettent jamais qu'à la fin des vers, car, partout ailleurs, ils ne font pas varier le participe. Témoin ces exemples :

Des milliers d'ennemis se pressant sous nos portes, Fondent sur nos remparts.

(Delille.)

Mais déjà se jouant dans les airs qu'elle dore, Des bras du vieux Tithon sortait la jeune Aurore.

(Delille.)

On doit même remarquer que d'ailleurs les poètes ne varient le participe qu'au pluriel masculin. Ils n'ont jamais dit : Des spectatrices en foule se pressantes, déjeunes rivales

SE JOUANTES.

EXERCICE PHRASÈOLOGIQUE.

Des liomiius frappant des enfants.

DfS enfants lu.nnl nne pieuvre btJle.

Des iiilcs caressant ïeur mère.

Des enfants aimant bien leurs parents.

La lune éclairant nos pas.

Un aigle ravissant un mouton.

Des enfants se bottant avec violence.

Des ru^tàbeureux se tuant de desespoir.

Des personnes a'interessant au mnlbear Des frère» s'aiinanl avec tendresse.

La bonifie s'cteignant.

Les arbres se revêtant de feuilles

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