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PRÉPOSITIONS EMPLOYÉES, DIT-ON , POUR D'AUTRES PRÉPOSITIONS

-^^^^ JX° DCCXXXVllI. o^—

A TENANT LA PLACE DE euvcrs, dans, devant, après, auprès de, avec, contre, sur, en,

par, pour, vers.

A REMPLAÇANT snvers.

Ne t'avise pas d'être complaisant à ceux qui parlent mal du prochain. (Fléciueu.)

Aurcz-vous le cœur assez dur pour être inexorable à votre roi et d tous vos plus tendres amis?

(Fénelon.)

Inflexible aux vaincus, complaisant aux vainqueur».

Je vous entends, seigneur, ces mêmes dignités Ont rendu Bérénice ingrate d vos bontés.

(Racine.)

A POUR dans.

Tout mon espoir N est plus qu'au coup mortel que je vais recevoir.

(Racine.)

Au choix de vos amis soyez lent et sévère ; Examinez longtemps; la méprise est amère.

(Rovou.)

Dieu laissa-t-il jamais ses enfants au besoin ?

(Racine.)

POUR devant.

Ne vous montrez à moi que sa tête à la main.

(Racine.)

Cette énorme action, faite presque à nos yeux, Ouliage la nature et blesse jusqu'aux dieux.

(Corneille.)

A POUR après.

À ces mots, l'Amour irrité s'envola.

(Fénelon.)

A ces paroles, Phalante demeura épuisé et abattu d'un excès de douleur. Fénelon.)

A POUR auprès de.

Votre amour contre nous allume trop de haine. Retournez, retournez à la fille d'Hélène.

(Racine.)

Cessez de m'arrêter. Va, retourne d ma mère, Égyne, il faut des dieux apaiser la colère.

(Racine )

A POUR avec.

Un vrai chrétien foule auxpîeds toutes les vanités I Que l'on tire au billet ceux que l'on doit élire, de ce monde. (Académie.) 1 (Boilkac.)

A AU LIEU DE contre.

Change le nom de reine au nom d'impératrice.

(Racine.)

Pour eux un tel ouvrage est un monstre odieux; C'est offenser les lois, c'est s'attaquer aux dieux.

(Boileau.)

A AU LIEU DE sur.

Sion, chère Sion, que dis-tu quand tu vois Une impie étrangère Assise, hélas! au trOne de tes rois?

(Racim:.)

Malheureuse, comment parallrai-je à sa vue, Son diadème au front, et, dans le fond du cœut; Phœdime... tu m'entends, et tu vois ma rongeur.

(Racine.)

^1 AU LIEU DE en.

César prend le premier une coupe à la main.

(Racine.)

Un ftne, pour le moins, instruit par la nature, A rifislinct qui le guide obéit sans murmure; Ne va point follenieiit de sa bizarre voix Délier aux chansons les oiseaux dans les bois.

(Boileau.)

II ne se laisse point séduire

A tous srs attraits périlleux. (Racine.) La nature, féconde en bizarres portraits, Dans chaque âme est marquée à de différents traits

(BOILEAU

J'ai oui condamner cette comédie à certaines gens

(Molière.)

( 783 ) À AU LIEU DE par.

Je me laissai conduire à cet aimable guide.

(Racine.) Et se laissant régler à son esprit tortu, De ses propres défauts se fait une vertu.

(BolLEAD.)

Ne me préparez point la douleur éternelle De l'avoir fait répandre à la main paternelle.

(Racine.)

A AU LIEU DE pour.

Que mon mariage est une Icîor; bien parlante à tous ies paysans qui veulent s'élever au-dessus de leur condition! (Molière.)

L'homme est déglace au» vérités; 11 est de feu pour ies mensonges.

(La Fontaine.)

Tout autre objet le blesse, et peut-être aujourd'hui Il n'attend qu'un prétexte à l'éloigner de lui.

(Racine.) Tous deuxdmetrompersont-ilsd'inteliigenceî {Id.) Ce n'est que pour toi seul qu'elleest fière etchagrine; Aux autres elle est douce, agréable, badine.

(BOILEAD.)

A AU LIEU DE vers.

Je méditais ma fuite aux terres étrangères.

(Racine.)

Quel chemin le plus droit à la gloire nous guide, Ou la vaste science, ou la vertu solide?

(BOILEAU

Nous bornons là ce tableau; car il nous serait impossible de rapporter ici toutes les extravagances des grammairiens, qui ont attribué à la préposition u, ainsi qu'à toutes les prépositions en général, tant et d« si étranges significations, qu'il y a vraiment de quoi être étonné en les lisant.

D'après le sage conseil de Molière , nous regardons les choses du côté qu'on nous les montre, et ne les tournons point pour y chercher ce qu'il ne faut pas y voir.

Ainsi, de ce que d'un côté nous lisons :

Quitter, en de si grands besoins, Vous, le Pont, vous, Colchos, confiés à vos soins! (Racine.)

et que, d'un autre côté, nous voyons :

Dieu laissa-l-il jamais ses enfants au besoin? (Le Même.)

nous nous gardons bien d'en conclure follement, a.vec les grammairiens, que, dans ce dernier vers, la préposition à tient la place de la préposition en ou dans. Un mot ne saurait être mis pour un autre. Or, si nous cherchons à pénétrer dans la pensée de l'écrivain et à nous rendre compte des motifs qui l'on déterminé dans le choix des mots dont il s'est servi, nous voyons que, dans le premier cas, il a fait usage delà préposition en parce qu'il a voulu exprimer un rapport d'intériorité, de situation: Pensez-vous que je puisse vous quitter ( lorsque vous vous trouvez plongé ) en de si grands besoins? et que, dans le second, au contraire, il s'est servi do la préposition d parce qu'il a voulu exprimer un tout autre rapport : Dieu laissa-t-il. jamais ses enfants (livrés en proik) au besoin? Analyse justifiée par ce vers de Hoileau : Laissons-le plutôt en proie à son caprice. C'est ainsi que, sans perdre un moment le fil de l'analogie, nous parvenons à découvrir comment il peut se faire qu'on exprime la môme idée par des mots essentiellement différents, tout comme deux voyageurs arrivent aux mêmes lieux après avoir parcouru deux routes tout-à-fait opposées.

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

Laisser anrlqu'iin dam le besoin. Laisser quelqu'un au besoin.

Ingrat eoTers Dieu. Ingrat à sa patrie.

Ne TUU8 ilioulre^ jamais devant moi. 31oatrez-vou3 a moi tel que vous élea.

-^«-.^oN" DCCXXXlX.o>

De MIS A LA PLACE DE à, à cause de, avec, entre, par, pour, depuis.

De POUR à.

Mes Iransporls aujourd'hui s'allendaicnt dVclater.

Vous n'êtes pas encore échappé de sa rage.

(Racinb.)

De POUR à caiise de.

Déjù Priam pàlil; déjà Troie en alarmes Iledoule mou bûcher, el frémit de vos Knrmes.

(RACIiNE.)

Evrard a beau gémir du repas déserté,

Lui-même est au barreau par le nombre emporté.

(BOILEAU

De POUR avec.

0 joi;r heureux pour moi !

De quelle ardeur j'irais reconnaître mon roi!

De quelle noble ardeur pensez-vous qu'ils se rangent Sous les drapeaux d'un roi longtemps victorieux?

(Id.)

Entre nous, verras-tu d'un esprit bien tranquille Chez ta l'emme aborder et la cour et la ville?

(BOILEAU

D'un air fier et content, sa cruauté tranquille Contemple les effets de la guerre civile.

(Voltaire.)

De MIS POUR entre.

Voyez de quel guerrier il vous plait de descendre; Choisissez de César, d'Acliille ou d'Alexandre.

(Uacisk.)

Du Troyen ou de moi faites-le décider ; Qu'il songe qui des deux il veut rendre ou garder.

(Racime.)

De AU LIEU DE pal'

Quoi ! déjà votre amour des obstacles vaincu»..

(Racine.)

Ariane, ma sœur! de quel amour blessée

Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée!

0 ciel ! si mon amour est condamné de toi. Je suis la plus coupable; épuise tout sur moi.

(Racine.) Si le pécheur, poussé de ce saint mouvement. Reconnaissant son crime, aspire au sacrement.

(BOILEAW.)

De AU LIEU DE pour

Ne rougis point de prendre une voix suppliante. Je l'avoùrai de tout; je n'espère qu'en toi.

(Racine.)

Mais la postérité d'AIfnne et de Bayard, Quand ce n'est qu'une rosse, est vendue au hasard, S;ins respect des aieux dont elle est descendue. Et va porter la malle ou lirei la diarrue.

(Boileau.)

De POUR depuis.

Du moment que je l'ai connu, je l'ai aimé.

(Académie.)

Du jour que j'arrachai cet enfant à la mort, Je remis en vos mains tout le soin de son sort.

(Racine.)

C'est parce que tous nos faiseurs de grammaires et de dictionnaires ignorent la véritable valeur des prépositions, qu'ils voient dans la prc[)ositic)n de cinquante à soixante mots différents. Celte préposition ne peut jamais être employée pour aucune autre, et l'étymologie et l'analyse démontrent qu'elle n'a toujours que le même sens , un sons unique.

Il faut donc s'allachcr à retrouver ce sens unique, et non se fatiguer inutilement à ictourner de pour y voir des idées qui n'y sont pas. Souvent, il est vrai, ce sens paraît difficile à saisir, parce que nous en sommes peu frappés au premier abord ; mais après

( 785 ) un court examen, l'analojïieet l'analyse nous le font découvrir et nous ramènent aussitôt au principe dont on semblait s'être écarté. Au lieu de dire, comme les grammairiens, que, par exemple, dans ce vers de Racine

Vous n'êtes pas encore échappé de sa rage

la préposition de est pour ù, cherchons à nous rendre compte de l'emploi de cette prépo sition.

Or, en consultant l'usage, nous voyons q\i échapper se mctavec la préposition à, quand il signifie n'être pas pris, n'être pas saisi, n'être pas aperçu, etc. C'est ainsi qu'on dit: Echapper a la fureur, a la poursuite des ennemis. Ceux qui échappaient a ses coups. (Bos- SUET.) — Parmi tant de places, il n'y en eut qu'une seule quiput échapper a ses mains. (Le même.) — Les périls Auxquels il est échappé. (Massillon.) — Le ciel me rend un frère A ta rage échappé. (Corneille.)

Donc Racine, en disant :

Vous n'êtes pas encore échappé de sa rage,

a ellipse la préposition à dont le participe échappé doit être suivi en pareille circonstance, comme le prouvent les exemples que nous venons de citer; son vers est donc un abrégé de : Vous n'êtes pas encore échappé (aux coups) de sa rage, construction fort usitée en prose. Corneille n'a-t-il pas dit: Je suis seule échappée aux fureurs de la guerre.

Mais, de ce qu'il a plu à Racine d'ellipser la préposition à , ce serait se tromper grossièrement que de prétendre que de soit pour à. 11 faut faire comme nous, rétablir les mots sous-entendus, et alors la pensée de l'auteur nous apparaît dans tout son jour.

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

Depuis que je l'ai vu. Du jour oii je l'ai vu.

Clioisisseï cnlrc lui et moi. Clioisissez de lui ou de moi.

--^^.^o N" DCCXL. o:^»*—

En MIS a la place de ù, selon, sur, avec, comme, de, par.

En au lieu de à.

Je sais ce qu'en ma place un bon prince doit faire.

{C0H>EILLE.)

Il écrivit en cour, comme nous di>ons nous autres provinciaux ; il écrivait même en parlement.

(VOLTAlllE.)

J'écrivis en Argos pour liâter le voyage.

Racine.) Je n'avais en main que ma liouletle.

(.FÉISELOlf.)

£'n au LIEU DE selon.

Juger en toute rigueur. (Fénelon.) | £n conscience, en bonne justice. (Académie.)

En AU LIEU DE sur.

les moins sévères lois en ce point sont d'accord.

(CORi\EIl.I,E.)

Le roi fil son ciitréc dans Stockholm sur un cheval alezan, ferré d'arf;enl, ayant le sceptre à la main et la couronneen tête. (Voltaire.)

En AU LIEU Wavec.

Bien souvent on ennuie en termes maiinifiquos. . Kt lui-même, marchant en habits magnillques,

id;;iiiiiiju(,-s. j r,[ lui-memc, marcnani en nahils magmlique

(lloii.KAU.) Criait a haute voix dans les places publiques

i (Racine

(Racine.)

( 780 ) En AD LiKi' ME comme

Je pense en citoyen, j'agis en empereur, Je hais le fanatique et le persécuteur.

(Voltaire.)

Mais quoil toujours la liontr en esclaves noua lie. Oui, c'est toi qui nous perds, ridicule folie.

(liolLEAU.)

En PODR de.

Et devant le Seigneur maintenant prosternée, Ma mère«n ce devoir craint d'être détournée.

(Racine.)

En tout leni[)s la vertu s'est fait estimer.

(ÂCADÉMIB.)

En A LA PLACE DE par.

Faites choix d'un héros propre à m'intéresser, En valeur éclatant, en vertus magnilique.

(BOILEAC.)

Plus sage en mon respect que ces hardis mortels Qui d'un indigne encens profanaienl les autels.

(BOILEAH.)

Pour prouver, par exemple, que en peut remplacer la préposition de, les grammairiens citent ces vers de Racine :

Et devant le Seigneur maintenant prosternée. Ma mère en ce devoir craint d'être détournée.

On a bien raison de dire que la routine est l'habitude sans jugement, car si les grammairiens s'étaient donné la peine de réfléchir un instant, ils auraient senti que en est bien ici pour en cl non pour de.

En e-ffct, il y a une grands différence, selon nous, entre ma mère craint d'être détournée DE ce devoir, et ma mère en ce devoir craint d'être détournée. Dans le premier cas, on fait entendre que ma mère craint d'être sans cesr^e distraite de ce devoir au point de ne pouvoir jamais raccom[)lir: dans le second cas, au contraire, le poète nous représente cette mère au moment môme où elle accomplit ce devoir; il nous la montre devant le Seigneur maintenant prosternée. Il ne peut donc entrer dans sa pensée de nous dire que cette mère craint d'être détournée de ce devoir, puisqu'elle l'accomplit. Il veut nous donner à entendre qu'elle craint d'être distrrJte pendant qu'elle accomplit ce même devoir. Aussi est-ce pour cette raison que le fils de Joad, Zacharie, défend à Mathan l'approche du temple où se trouve sa mère, et qu'iî lui dit :

Téméraire, où voulez-vous passer?

Au-delà de ce lieu gardez-vous d'avancer : C'est des minislres saints la demeure sacrée. Les lois à tout profane en défendent l'entrée.

Ainsi, prétendre que dans le vers de Racine en remplace de, c'est dire que d'être détourné D'un devoir et être détourné pendant un devoir, pendant qu'on accomplit un devoir^ c'est la même chose 1

Avoir À la main.

>'^^o F DCCXLT. ^

Pour REMPLAÇANT de, comme, envers, contre, quanta, en la place de, au heu de.

Pour REMPLAÇANT comme.

Vous ne comptez pour rien les pleurs de Bérénice.

(RACl^K.) Il fut laissé j'our mort sur le champ de balnille.

(^ACAUÉMIE.)

Donner de mauvaises pointes pour des traits d'esprit. (Encvclopéme.)

Tenez jwur ceriain qu'il ne réussira pas.

(ACAUÉUIE.)

Pour AU LIEU n' envers.

On passe [lour un monstre quand on manque de I La fidélité pour les hommes cl la crainle pour les reconnaissance pour son perc ou pour un ami de dieui. (bÉSELOW.)

qui on a reçu quelques secoars. (FÉriELO.N.) l

Pour REMPLAÇANT contre.

On n'a point pour la mort de dispense de Rome. 1 La saignée est bonne pour la pleurésie.

(Molière.) | (Grand Vocabulaire français.)

Pour AU LIEU DE quant à.

Pour moi, je crains les dieux. (Fénelon.) Pour moi, j'ai toujours vu les honnôtes gens as-

sez tranquilles, mais les Iripons assez alertes. (Berm. de Saimt-Pierrb.)

Pour SIGNIFIANT en laplacedCy au heu de.

J'ai fait cette réponse pour vous. 1 II monta la garde pour moi. (Académie.)

(Grand Yucabulaire français.) |

Les grammairiens prétendent encore,

Tant les vieux préjugés fascinent leurs regards !

que, comme ses sœurs, la préposition pour tient la place d'une foule d'autres mots. Ainsi, selon eux, les prépositions seraient comme des sentinelles qui se remplacent tour à tour, et dont l'une peut bien faire les fonctions de l'autre. Mais comment ne se seraientils pas trompés sur ce point, eux qui se sont trompés sur presque tous les autres , ainsi qu'on a dû le voir dans notre ouvrage, qui est comme l'inventaire do leurs erreurs, de leurs bévues, de leurs extravagances? Us ont constamment erré, parce que, suivant l'aveugle routine, ils ne se sont occupés qtie du matériel du langage, et qu'ayant considéré simplement la place que les mots occupent, et non les idées qu'ils marquent, ils ont cru reconnaître que les uns tenaient la place des autres. C'est surtout l'ignorance do l'ellipse, une des plus simples et des plus fréquentes figures de la grammaire, qui les ù. jetés dans ce chaos.

De ce que l'usage permet de dire pour l'ordinaire, vite l-es grammairiens d'en conclure que dans la phrase suivante de Massillon, et autres semblables: Les hommes n' admirent D'ordinaire que les grands événements, la préposition de tient la place de la préposition pour. Pauvres gens! comme il faut peu de chose pour leur faire prendre le change 1 Parce qu'il a plu à Massillon de supprimer quelques mots dans sa phrase, de n'est plus pour (/e.Oucllc étrange idéologie, et que Montaigne parlait sensément quand il disait: (( A la mode de quoi nous sommes instruits, il n'est pas merveille, si les écoliers ni les mattrès n'en deviennent pas plus habiles. » Mais, pour Dieu, messieurs les grammairiens, au lieu de vous marteler le cerveau pour trouver de quel mot la préposition de occupe la place dans la phrase que nous venons de citer, cherchez donc plulAt à en connaître la véritable valeur, et vous verrez que celle expression: Les homtnes n'admirent d'ordinaire, est une expression elliptique, et que c'est un abrégé de : Les hommes {dans le cours) nR (l'usage) ORDiNAiRK n'admirent, etc.

Il n'y a donc aucune espèce d'analogie, sous le rapport de la construction , et non sous celui du sens, qui est exactement le même, enlre ces deux expressions pour l'ordinaire et d'ordinaire; et il faut vraiment aimer à se repaître de chimères peur rapprocher des choses aussi hétérogènes. Mais les grammairiens ne sont pas gens à y regarder de si prés.

( 788 ) EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

D'ordinaire. Pour l'or.linaire.

*>«nptPr comme rien. Compter pour rien.

Mpcriior <le reconnaissance envers quelqu'un. Manquer .le reconooissance pour son l)i«ifaitco

Sous EMPLOYÉ PODR moyennant et devant.

Sous POUR moyennant.

5ow« ces conditions. (Corneille.) I Sous le bon plaisir des étais. — Sou« cette res-

1 triction. (Grand Vocabulaire français.)

Sous POUR devant.

Le comte Fleming, grand homme de guerre et de

cebinet, cl le Livoiiien Patkul, pressaient tous deux

^sidge de Riga, sous les yeux du roi. (VoLTAinE.)

Tout parle au souverain de sa puissance, tout lui met sans cesse sous l'oeil sa gloire et sa puissance.

(]\I.VSSILLON.)

Encore une fois, sous est pour sous, et ne tient la place d'aucun autre mot. EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE.

ftloycnnant le bon plaisir. Soin le bon plaisir.

— ^.^ F DCCXLIII . o^--^

Sur MIS POUR avec, dans, à, au-dessus, contre, par-dessus, quant à. Sur POUR avec, dans.

Kt que, les clefs en main, sur ce seul passeport. Saint Pierre à lous vcnanls devait ouvrir dabord.

(IJOILEAU.')

Un roi sage, ainsi Dieu l'a prononcé lui-même, Sur la richesse et l'or ne met point son appui.

(Il.VCINE.)

Sur POUR à.

Hercule, respirant sur le bruil de vos coups, j Déjà on nous menait sur le tombeau d'Anchise.

Déjà de son travail se reposait sur vous. (Boileau.) | (Fénelon.)

Sur POUR au-dessus, contre.

Ces vents, depuis trois mois enchaînés sur nos tôles, D'Iliou trop longtemps vous fcrmcnl le chemin.

(Racine.)

Combien je vais sur moi faire éclater de haines I

(Racine.)

5t(r AU LIEU DE par-dessus, quanta.

Figure-toi Pyrrhus, les yeux étincelants, Sur lotis mes frères morts se faisant un passage, Et de sang tout couvert, s'échaulTanl au carnage.

Je vois qu'un fils perfide, épris de vos beautés, Vous a parlé d'amour, et que vous rotoulcz. Je vous jette sur lui dans des craintes nouvelles.

(Racine.)

Sur POUR sous.

Le roi, autorisé par les lois de l'état; ordonne, sur peine de la vie, à tous les gentilshommes de montera cheval. (Voltairk.)

Uneancicnnclci, sacrée parmi les Moscovites, Icui défendait, sums peine de mort, de sortir de leur pays sans la permission de leur patriarche.

(YOLTAIRK.)

Sur n'a rien à faire avec les préposit:ons»«i'cr, davs, a, contre, etc., etc. Ces mots sont destinés à marquer des rapports distincts, et qu'il n'est pas permis de confondre.

EXERCICE PURASÉOLOGIQUE.

Sur son passeport oo le laissa passer.

^lettre son spnut sur l'or.

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