PLACÉES AVANT LE VERBE
Le crime d ses yeux paraIt crime.
(J.-B. Rousseau.)
PLACÉES APRÈS LE VEUnE.
.. Celte obéissance Parait digne d ses yeui d'une autre récompense.
(VOLTAIRB.^
Au seul nom de Henri, les Français se ralliknt.
(Voltaire.) ... A ce nom, je devins furieux.
(Th. Cokneii.le.) ... Grands dieux! à ce noble maintien, Quel œil ne serait pas trompé comme le mien?
(Racine.)
Tous TRBMBLAiBNT au seul nom du roi de Suède, (Voltaire.)
J'aime à vous voir fhé.>iir à ce funeste nom.
(Raci>e.)
Je RECONNAIS mon sang à ce noble courroux.
Après.
Après la prise de Troie, tu enverras de riches di'pouille.s à Ion père. (Fénelon.)
Après CCS paroles, ils allèrent au lieu où la déesse les attendait. [Id.)
Tu RKVERRAS Ic calmc après ce faible orage.
(Corneille.)
Seigneur, je pars contente après cette assurance.
(Racine.)
Avec.
Avec le mauvais sort l'orgueil s'assortit mal.
(Villefré.)
Philoclès, avec un air respectueux et modeste, RECEVAIT les caresses du roi. (Fénelon.)
Tout cuANGE avec le temps ; on ne rit pas toujours, On devient sérieux au déclin des beaux jours.
(Voltaire.)
Pendant que je parlais ainsi, votre père, tranquille, me regardait avec un air de compassion.
(Fénelon.)
Chez.
Chez nous, le soldat est brave, et l'homme de robe est savant; chez les Rom;iins, l'homme de robe était brave, et le soldat était savant.
(La Bruvëre.)
La condition des comédiens était rnfàme chei les Romains et honorable chez les Grecs.
(La RRUTfcRE.)
Contre.
Contre un si juste choix qui peut vous révolter? I Tout l'empire a vingt fois conspiré contre nous.
(Racine.) | (Racine.)
Dans.
Dans SCS superbes mains va flétrir ses lauriers.
(VOLTAIUE.)
Dans une heure vous pourrez revoir Pénélope.
(FÉNELON
Dans votre appartement allez vous reposer.
(Racine.)
Partons. Bravons l'amour dans les bras de la gloire.
(Voltaire.)
Le c/ar Pierre ne podvait, dans sa jeunesse, passer un pont sans frémir. [id.)
CoNTtMi'LËZ mon devoir dans toute sa rigueur.
En.
En efforts impuissants leur maître se consume.
(Racine.) L'argent en honnête homme érige un scélérat.
(Boileau.)
Hélas ! je me consume en impuissants efforts.
(Racixk.)
L'infortune seule peut cuanger leur cœur de rocher en un cœur humain. (Fénelon.)
De
De ces antres muets sort un triste murmure.
(Voltaire.) Des peines aux plaisirs nous passons tour à tour : Tout change, c'est la loi, la nuit suctèile au jour.
(Racine.) De marbre blanc était bàli le mur.
(Voltaire.) D'un air distrait, le lion prince écouta Tous les propos dont on le tourmenta.
{Id.) Ue mes faibles efforts ma vertu se défie.
(Racine.)
Un éclat de lumière sortit de ses yeui.
(Fénelon.) En un instant je passai de la plus amére douleur à la plus vive joie {Id.)
Les chapiteaux étaient d'argent.
{Id.)
Mentor, regaroant d'un air doux et tranquille Télemaque, prit ainsi la parole. Ud.)
DÉFIONS-NOUS toujours (i'unc incroyable iiistoirc.
(Iubeut.)
Dès.
Dès que d'un autre objet je le VEiinAi l'époux, Si vous m'aimez encor, sci;,'iieur, je suis à vous. (Tu. CoK^■E^LLE.)
Je vous nENVEiMiAi à llhuque dès que la guerre sera finie. (Fknelon.)
Devant.
Devant ses yeux cruels une autre a tuolvé grâce. 1 Perfide, oses-tu bien te montrer devant moiT
(^Racine.) | (Racine.)
Durant.
Durant toute la nuit el!c d'à point dormi. | Elle ne dormit point durant toute la nuU.
(Corneille.) | (Acteread.)
Entre.
... Entre eux partagez vos tendresses. | ënhors entre les bras son audace guerrière.
(Longepierrb.) I (Voltaire.)
Par.
Par un charme fatal vous fûtes bntraInée. i II e«t toujours entraIné par son avarice, par sa
(Racine.) | craint; et par ses soupçons. (Fénelom.)
Pour.
Po«rlesc<Burscorrompusramitién'BSTpointFAiTE. 1 QuAije fait pour l'honneur? J'ai tout fait pour
(Voltaire.) j (Racine.) [l'amour.
L'auteur de la Grammaire des Grammaires a cru devoir consacrer un article spécial pour nous apprendre que a les prépositions doivent toujours être a la tête des mots qu'elles régissent! »
C'est une naïveté dite en très-mauvais français, car on ne peut employer à la tête en parlant d'un mot qu'en slyle do logogriphe.
Dans leurs ouvrages si gros de riens, tous les autres grammairiens n'ont point parlé de la place des prépositions. Cependant, comme on le voit par nus citations, d'autant plus précieuses que les oppositions y sont faites souvent avec les mêmes mots, la chose en valait la peine; car, si en cette circonstance, il importe peu
Que Pascal soit devant, ou Pascal soit derrière,
il n'en est pas moins vrai que l'harmonie, le goût, l'élégance peuvent parfois exiger que la préposition et son complément soient placés plutôt avant le verbe qu'après, et vice versa.
Certaines prépositions suivies d'un nom avec lequel elles forment une expression adverbiale, ou une phrase incidente qui sert à marquer la simultanéité de deux actions, se mettent plus souvent et plus élégamment au commencement de la phrase :
A l'arrivée de la reine, la persécution se ralentit. A ce spectacle, le peuple s'émut.
(Bossue r.) (Bossuet.)
A cet affront, l'auteur se leva de la table. Aux accords d'Amphion, les pierres se mouvaient