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NATURE DE L INTERJECTION. — SA DEFINITION

^h: que de la vertu les charmes sont puissants 1

(Corneille.) Ha! l'homme savant, on vous y prend aussi!

(DOMBBGCK.)

Ek! la peur se corrige-t-elle?

La FoNXAiifS.)

Oh! «lue la nnture est sèche, qu'elle est viàs, quand elle est expliquée par des sophistas !

(Chateaibriand.) Uelas! est-ce une loi sur notre pauvre terre, Que toujours deux voisinsauront entre eux la guerre!

(Andriecx.)

Ouf! hai! je n'en puis plus.

(REGNAhD.)

Elle m'étrangle ay ! ay!

(,Raciî(B.J

Ayel ouf! on m'estropie.

(Voltaire.) Ma robe vous fait honte, un fils de jnge, anf fi!

(Racjbs.)

Pouah! pouah! Seigneur, mon âme n'a pas été souillée. (Voltaire.)

Lorsque nous éprouvons une émotion vive, imprévue, notre âme est 'r.:.p fortement impressionnée, trop brusquement saisie pour nous permettre d'exprimer notre sentiment par plusieurs mots. Un cri s'échappe de notre bouche, et peint avec vérité la vivacité du sentiment qui vientde nous surprendre. Tels sonlahl aïe! oh! hélas! etc.

Cette nouvelle espèce de nvits a pour objet d'exprimer l'exclamation.

Les interjections et les exclamations, qui sont le langage de la passion, furent les premiers éléments du langage. C'est par ces cris expressifs, accompagnés de gestes, que les hommes s'efforçaient de se communiquer leurs sensations.

Les mots imprimés en italique servant à peindre les émotions vives, imprévues de notre âme, ces émotions qui se traduisent par un cri qu'on jette au milieu du discours, s'appellent interjections, d'un mot latin qui veut dire ye/e au milieu.

EXERCICE PHRÀSÉOLOGinUE.

i4k ! que je suis Vicurnix ! et que j'ai dp plnUir

n.- troiiMT une f-mme ao pre de mon J.sir. (Molière.)

Hn ! »oii» êtes dévot, "t vou.» vous emporte! ! (^-^ )

r'.lt ! qui n'a paî pieuré quelque perte cruelle? (Dklille.j

H'' f moQsieur, peat-OQ Toir souffrir Ici nialheareux ! (Kacink.) Oh I «ju'U est cmel de n'espérer plus. (I L«tLon.j

Tout |>a.'ie donc , hr'îa' ! ces }(!oln.'; inconstants

(.■.édent coinine le notre a Icinr-rP <!■• U-rrru (Tiv FoHTinn.)

jiïe , iiie 1 a i'aifle ! au ineuitre, Mi >^Couf>^, ,}« 1 1 ••>omnic ! Ah ! ah! ah/ ah ! aJ'. 1 iih ! ô traître ! 6 bourreau d'LoiDine !

l'Moi.lF.RK.l

( 8'*8 ) SUr>l)lVlSIONS DES INTERJECTIO!'^ ;

*e-o<^^o ]X" DCCCXYll. «=^^^—

INTERJECTIONS D'ADMIRATION , d'kTONNEMENT

Ah! je les reconnais mes aimables abeilles.

(Delille.) lia! vous clés ddvot, et vous vous emportez !

(Molière.) Oh! dit-il, qu'est ceci? ma femme csl-ellc veuve? (La Fontaine. 1

Ho! ho ! les grands talents que votre esprit possède!

(Molière.)

Hé! laissez-nous, euh! euh!

(Racine.) Beaux-arts, eh! dans quel lieu n'avez-vous droit d« (Delille.) [plaire.

Ha! ha! monsieur est Persan?

(Montesquieu.)

Les interjections qui marquent l'étonncment sont : ah! ha! oh ! ho! ô ! heu ! euh ! eh hé! ha, ha ! oh ! ho! tarare! etc.

, -^^..^^o jX° DCCCXYIÎI. o^^^—

INTERJF.CTIOXS DE DOULEUR, D'aFFLICTION.

AM pleure, fiile infortunée! (Delavigne.) Eh! qui n'a pas pleuré quelque perte cruelle! Tout passe donc, hdlas! (De Fontanks.) (Dkl;lli;.)

Ohl qu'il est cruel de n'espérer plus! Ouft je me sens déjà pris de compassion.

(FÉNELorr.) (RAciint.)

Les interjections qui expriment la douleur, l'affiiction, sont: ah! oh! eh! ouf! aie!

ahii aye ! hélas! holà! etc.

-^^^,^0 jx» DCCCXIX. c^^—

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