‹ Grammaire nationaleChapitre 70 sur 643 · I.'ititriiipéranee · texte numérisé non relu

I.'ititriiipéranee

L'orgueil.

L'effroulerîc.

L'oTarice.

La pourmand're.

L'oi.iteli.

La noiiclialaace.

-^>«©oG.^^^iQ p«j° XLII. O:?^^^^^^-

SUIJSTANTIFS QUI SONT TOUJOURS EMPLOYÉS AU PLLnih'L

El qui peut condamner les pleurs de la nature ?

Toute la doctrine des mœurs tend uniquement à nous rendre heureux. (liossuET.)

11 y a plusieurs martyrs enterres dans les catacombes. (Académie.)

La nalure est pour l'homme un livre fermé, et le créateur, pour confondre l'orgueil humain , s'est plu à répandre des ténèbres sur la face de cet abime.

(Massillos.)

Aux dépens du bons sens gardez de plaisanter.

(liOlLEAU.)

Ils allaient insulter aux mânes de nos rois.

Beaucoup de gens se préparent des remords , des maladies , la mort à grands frais. (Nicole.)

Je sons que, malgré ton offense, Mes entrailles pour toi se troublent par avance.

(Hacink.)

Toujours la tyrannie a d'heureuses prémices

(Uacine.)

Voilà, vo:!.^, messieurs, l'cfl'iayanle chronique Qu'on tourne, à vos dépens^ en récit prophétique (Cas. Delavigne.)

La distirjcîion la moins exposée à l'envie est celle qui vient d'une longue suite d'ancêtres.

(La Fo.ntaink.)

U y a dans notre langue des noms qui, exj)iimanl plusieurs choses distinctes réunies sous la môme dénomination, n'ont point de singulier, ou du moins, s'ils en ont un, il n'est usité que dans des circonstances plus ou moins rares.

Parmi les noms que l'on cite comme n'étant jamais employés qu'au pluriel, on compte les mots ténèbres, pleurs, mœurs, dépens, viânes et préuiices. Ce sont là des décisions de grammairiens, dont les écrivains font souvent justice; car il suflît qu'un nom soit nom pour qu'il subisse tous les accidents du nombre; et , à proprement parler, il n'y a pas de substantifs qui, employés au pluriel, ne puissent l'être au singulier. Écoutons là-dessus M. Arnault, ancien président de l'Académie; ses paroles auront plus de poids que les nôtres.

« L'Académie n'a-t-elle pas décidé, par exemple, que le subslantiC masculin pleurs ne pouvait pas prendre le singulier? Bossuei, cependant, ce grand évêque, dont la Statue est placée dans le local même où l'Académie tient ses séances, dit, dans l'oral-

son funPLre d'Anne de Gonzngue : Là commencera ce plelii élcrncl; là ce grincement de dents qui n'aura jamais de fin (1). Yoilù donc pleur employé au singulier dans une phrase que tout le monde trouvera peut-être assez belle, et où le pluriel ne le remplaoerait pas. Voilà un exemple concluant; et, n'en déplaise à l'Académie, l'autorité de Bossuet en vaut bien une autre. L'Académie ne fait pas la langue; elle en tient registre sous la dictée des hommes de génie. Ce n'est pas à elle à nous faire la loi. »

Intimement convaincus de la vérité de ces dernières paroles et de l'insufiîsancc de toutes les grammaires, nous avons entrepris ce grand ouvrage, où nous ne pouvons jamais induire en erreur, parce que nous nous appuyons à chaque pas sur les grands écrivains, qu'on doit regarder, avec nous, comme les seuls législateurs de notre belle langue.

EXERCICE PHRASÉOLOGIQUE

A.ccordailles

Décombres.

□ardes

Prémices

Arrérages.

Piaiifiilles

Confins

Funérailles

Pleurs.

Armoiries

Epciu^ailles

Morars.

Frais.

Obsèques

Annales.

Jnlraiiles.

.Matines.

t"»tacombes.

Nipes.

Alentours

Lclean el

Matériaux. •

Vivres

Fnnts.

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Dépens.

Mânes

Ténèbres.

l:i>ielc6.

Mouiheites.

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