FORMES SIMPLES DE COMPARAISON
Bien mieux le mieux
Mal pis^ le pis
Peu moins le moins
Beaucoup^ plus le plus
Les différents degrés de comparaison des autres adverbes se forment comme ceux des adjectifs, c'est-à-dire par l'emploi des adverbes
1 On peut aussi dire plus mal.
2 Les adverbes de quantité ne peuvent pas être accompagnés d'un autre adverbe pour augmenter leur valeur (comme i'anglais very much. as much, a great many, l'allemand fe^r t)icl, fo tJlcl), en français, dans cecas, un seul adverbe est employé. Pour exprimer l'égalité de quantité {as much, ebenfo tJiel), l'adverbe autant est suffisant; pour une quantité excessive (too much, su t)tel), le mot trop seul suffit; pour augmenter le sens de beaucoup (very much, fc^r t)ieO, dites énormément, ou une autre expression analogue.
plus, beaucoup plus, bien plus, moins, beaucoup mo//Z5^W^/zmo/A25,pourlecomparatif d'inégalité; autant, aussi, etc., pour le comparatif d'égalité; très bien, fort, etc., pour le superlatif absolu. Adverbes de Quantité et de Degré.
1. Pour marquer une comparaison, autant, tant s'emploient avec des substantifs et des verbes, aussi et si avec des adjectifs. (Dans les comparaisons tant et si ne se trouvent qu'après une négation.)^ Ex.: J'ai autant de livres que vous. — Je n'ai pas tant (= autant) d'argent que vous. — Je travaille autant que lui. — Il n'écrit pas tant (= autant) que sa sœur. — Je suis aussi riche que lui. — Il n'est pas si (= aussi) grand que moi.
2. Pour marquer une quantité indéfinie mais très élevée ou un haut degré d'intensité:
tant s'emploie avec les substantifs; si s'emploie avec les adjectifs; tant et tellement avec les verbes.
Ex. : J'ai tant de livres que je ne sais qu'en faire. — U est si pauvre qu'il est obligé de
1 Dans les comparaisons négatives, autant ou tant, aussi ou si peuvent s'employer, mais tant et si impliquent une grande quantité, une grande intensité. Ex. : Je ne suis pas aussi riche que vous (il se peut que ni l'un ni l'autre ne soit très riche). Je ne suis pas si riche que vous (nous sommes très riches tous les deux). Il y a une différence semblable entre : Je n'écris pas autant que vous et Je n'écfis pas tant que vous.
mendier. — Il travaille tant (tellement) qu'il se rend malade.
Lélève remplacera les tirets par un des mots '*si, aussi, tant (tellement), autant*',
1. J'ai — de livres dans ma bibliothèque que je ne sais où les mettre. — 2. Votre frère en a-t-il — que vous? — 3. L*air est — pur et — frais que je vais sortir. — 4. Cette eau n'est pas — pure que celle de X ... — 5. Je n'ai jamais rien vu d* — joli. — 6. Il a — couru qu'il est tout essoufflé. — 7. Il y a — d'erreurs dans ce compte-rendu que je doute qu'on l'accepte. — 8. Il fut — surpris par cette manœuvre qu'il en perdit tous ses moyens d'action. — 9. Mon frère a eu — de prix que moi, mais il n'a pas — travaillé. — 10. Il tremblait — qu'il lui était presque impossible de se soutenir. — 11. La mer n'avait jamais été — calme que ce jour-là. — 12. Il est arrivé — frais qu'il était parti. — 13. On n'avait jamais vu — de vaisseaux dans le port. — 14. L'entreprise était — audacieuse que bien des gens refusèrent de s'y associer. — 15. Je voudrais pouvoir en faire — , mais je suis — malade que cela m'est impossible. — 16. Il y a — de monde ici qu'on y étouffe. — 17. J'ai
— grossi que tous mes vêtements sont devenus trop étroits. — 18. Il a mérité presqu' — de récompenses que vous. — 19. Les deux armées étaient — près Tune de l'autre, que des escarmouches se produisaient journellement. — 20. Ils ont — cherché le vérité qu'ils Tont enfin trouvée. — 21. Il a — pleuré, — juré qu'il ne le ferait plus^ que sa mère lui a pardonné.
— 22. Il agit — gentiment qu'il se gagne tous les cœurs. — 23. Il était — excité qu'il ne s'est pas aperçu de ma présence. — 24. Napoléon P' est — célèbre qu'Alexandre le Grand. — 25. Il y a — d'étoiles qu'on ne peut les compter. — 26. Paris est-il — grand que Londres et a-t-il
— d'habitants? — 27. Le printemps n'a pas
— de charmes ici qu'en France. — 28. Il est
— fatigué qu'il peut à peine marcher. — 29. Je l'ai vu presqu' — excité dans une autre circonstance.
Peut-être, à peine, toujours, aussi, encore.
Quand ces adverbes commencent la phrase, on doit employer la forme interrogative. Ex.:
Peut-être ne l'avez-vous pas entendu partir.
A peine le bateau touchait-il la terre, que je
m'élançai sur la rive.
Toujours est-il que vous avez tort.
Aussi ai-je dû me décider à quitter le pays.
Encore avisons-nous laissé derrière nous nos plus embarrassants bagages.
Peut-être que (moins élégant) conserve la forme ordinaire. Ex.: Peut-être que vous ne Tavez pas entendu partir. — Peut-être que son père ne lui avait pas permis de sortir.
(Commencer les phrases par les mots en italiques et faire les autres changements nécessaires.)
1. Il pleuvra peut-être. — 2. Vous êtes peutêtre fatigué. — 3. Je viQndvQX peut-être demain. — 4. Il avait à peine vingt ans. — 5. Nous étions à peine arrivés qu'on nous appela. — 6. J'étais à peine embarqué que je fus pris du mal de mer. — 7. Ils auraient peut-être pu s'arranger, sans cette malheureuse discussion. — 8. Le vaisseau avait à peine levé l'ancre que les matelots se mutinèrent. — 9. Napoléon II, l'Aiglon, aurait peut-être été empereur s'il n'était pas mort. — 10. Vous n'en aurez peut-être pas besoin. — 11. Il faut encore que nous sachions à quoi nous en tenir.