CONDITION : CONSÉQUENCE
S'il avait de l'argent W. paierait ses dettes. Si vous étiez ^vl France vous vons porteriez
mieux.
Si je travaillais je gagnerais de l'argent
S'il était venu je V aurais vu.
Si nous avions fait nous aurions vu
le voyage le pays.
Remarque a. — Quand r hypothèse suggère ridée de possibilité ou de réalité, il faut exprimer la condition par le présent ou le passé indéfini, et la conséquence par le présent, le passé indéfini ou le futur:
S'il a de 1* argent, \\.paie ses dettes.
Si vous êtes en France, vous voms portez mieux. S41 a travaillé^ il a gagné de l'argent.
S'il vient ^ il ira certainement chez vous.
Si nous faisons le voyage, nous verrons le pays.
Remarque ^ : — Les étrangers doivent faire bien attention à ne pas employer le conditionnel ou le futur après si exprimant une condition.^
2° On emploie le conditionnel après quand, quand même (exprimant une concession) :
Quand il \tjerait, cela me serait bien égal. —
Quand même vous me haïriez, je ne m'en plaindrais pas.
Remarque : — Quand même est fréquemment' sotfe-entendu ; dans ce cas, la deuxième proposition commence par que :
''1\ partirait sans moi, que cela me serait bien égal. — ly' affaire serait manquée, que je resterais toujours votre ami."
^ Il est bien entendu qu'on peut employer n'importe quel temps après j/ n'exprimant pas une condition, — (en anglais whethery en allemand ob) — ce qui a lieu surtout après les verbes savoir, dire demander, informer, etc :
Je ne sais s'il viendra. — Je ne vous ai pas dit s'il viendrait ou non. — Ecrivez-moisi \oms pourrez faire le voyage avec moi. — Demandez à mon frère s'il ira à la chasse demain.
3° Dans certaines phrases elliptiques où la condition est sous-entendue :
a, pour marquer un désir :
Je voudrais étudier le français. — y aimerais à vous voir lire les bons auteurs. — Je serais content d'obtenir votre approbation.
^, dans une exclamation, pour indiquer la surprise :
Comment, vows feriez cela! — Vous n'auriez pas honte d'abandonner votre ami I
^, pour remplacer la forme un peu dure de l'impératif par une tournure plus polie :
AurieZ'Vons l'obligeance de me dire où demeure M. X ? — Fourriez-voviS me conduire au Parc central?
Remarque. — On remplace quelquefois le conditionnel par l'imparfait pour mettre la certitude du résultat plus en évidence.
S'il avait tiré, fêtais moVt ^j'aurais été mort — Si nous avions eu de la cavalerie, la bataille était gagnée = aurait été gagnée. •