‹ Grammaire pratique de la langue françaiseChapitre 28 sur 33 · AU CAMPEMENT · texte numérisé non relu

AU CAMPEMENT

C'était vers la fin de 185... ; l'Algérie sup^ portait avec impatience la domination française et les révoltes se succédaient sans relâche.

Le général de MacMahon fut chargé de réprimer l'insurrection des Kabyles, peuplade guerrière et à deqji sauvage qui habitait la région montagneuse du nord-ouest; un bataillon fut envoyé en avant-garde pour explorer le pays. Arrivé au pied des montagnes le commandant fit camper ses soldats en attendant la colonne avec laquelle il devait continuer sa marche.

Un jour, deux jours, trois jours se passent; les sentinelles ne — l' approche d' aucune troupe.

l,e commandant s'étonne que la colonne

pas; il craint que les Kabyles attaquer

son faible détachement et ordonne que personne du camp sans sa permission.

Cependant, deux officiers du ba.taillon, les lieutenants Dubois et Lambert, s'ennuient de ce repos forcé. Un jour qu'ils ne savent que faire, Dubois — à son camarade: *' Quelle vie

agréable, n* est-ce pas ? — nous heureux qu' on nous — une existence aussi paisible ! Vraiment,

je — désolé que nous pas une occasion

d' échanger quelques coups de fusil . " * * Ne m' en parlez pas,'* — Lambert, **je regrette comme vous que les Kabyles — disparu du pays, et je souhaite de tout mon cœur que nous — bientôt leur visite. Que diriez- vous d'une bonne partie de chasse pour nous distraire ? Excellente

idée; mais je crains que le commandant

pas nous permettre de sortir du camp. Essayons néanmoins; je désire vivement que le commandant — de bonne humeur et nous — la permission.*' Cette décision prise, les deux officiers se — vers la tente du commandant auquel ils — le sujet de leur visite.

Intérieurement, le vieux soldat — heureux de ce que les deux officiers — une pareille demande ; il ne se plaint pas que ses subordonnés — l'ardeur impatiente de la jeunesse.

** Messieurs," leur , "j'ai, en effist, peur

que la vie du camp un peu monotone

pour vos jeunes têtes, mais je — surpris que vous — à le quitter quand je redoute à chaque

instant que les Kabyles nous attaquer."

**0h ! mon commandant, "s'écrie Dubois, * 'nous n'appréhendons pas que les Kabyles — l'intention de quitter leurs montagnes ; ils nous y — certainement. ** Lieutenant, " — le commandant, "j' — des renseignements précis et je

regrette que vous — mes avis. ' ' Le lieutenant Lambert, plus calme, intervient adroitement:

** Comme vous' mon commandant/' « **je

crains que l'ennemi — nous — , et si nous désirons que vous nous — à sortir, c' — autant pour explorer les environs que pour nous procurer une distraction." "Vous — habile,'* — le commandant, **et je — ravi que vous pas

effrayé par le danger. Eh bien, soit! Je veux bien que vous — à la chasse, mais j'entends que vous — de retour avant la nuit. Au revoir, messieurs, bonne chasse, et n' — pas que quand je — un ordre je veux qu'on y — ." Les préparatifs ne — pas longs ; une heure après, les deux officiers franchissent la ligne des avant-postes.

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