PRISONNIERS
Midi ; le soleil — brûlant ; aucun bruit — — le silence du désert, c'est l'heure du repos pour la nature entière.
Depuis le matin, Lambert et Dubois — les traces d'une gazelle ; ils ne doutent pas qu'ils
— r — bientôt. Mais, bien que le léger animal
— blessé grièvement, il — avec rapidité, et à
moins qu'il épuisé par la perte de son
sang, on ne peut pas dire que ses persécuteurs
— assez agiles pour le — jamais. Cependant si désireux qu'ils — de V — , ils s'arrêtent à
l'ombre d'un bois de lentisques, non pas qu'ils plus continuer la poursuite, mais simplement pour se reposer, en attendant que la chaleur — moins forte.
** Quelque désir que j' — de faire la sieste,*'
— Dubois, ** je ne crois pas qu'il — prudent de dormir. " ' * Gardez- vous en bien, ' ' — Lambert ; ** ce n'est pas que je — dire que nous avons quelque chose à craindre, mais je doute que nous — bien de nous livrer au sommeil, car j'ai peur que nous — nous — en retard pour retourner au catnp. Je crains même que
nous bien loin du camp, et je crois que
nous ferons bien de partir tout de suite, de façon que nous — rentrer avant que la nuit —
— trop noire. " * * Bah ! " — Dubois avec insouciance, ''pourvu que nous — au camp à sept heures, le commandant n'aura rien à dire; mais puisque vous y tenez, partons."
Ils se mettent en route, mais quoi qu'ils — ,
ils ne peuvent retrouver les traces qu'ils
si imprudemment. Dix fois ils reviennent sur leurs pas ; dix fois ils changent de direction, mais soit qu'ils — à droite, soit qu'ils — à gauche, ils ne retrouvent pas leur chemin.
Pendant ce temps, la nuit est arrivée, nuit sombre, saris lune, éclairée seulement par le scintillement des étoiles. Ils montent sur une colline et interrogent les ténèbres, sans que leurs regards — apercevoir les lumières du
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camp. Ils s'arrêtent enfin, épuisés de fatigue. "Nous voilà bien égarés," dit Lambert,
** j*ai bien peur que nous obligés de rester
ici jusqu'à ce que le jour — ; mais n*allumons pas de feu, de crainte que les Kabyles — nous — . Reposez- vous ; pendant que Tun de nous dormira, Tautre veillera au cas qu'il y — du danger.*'
Bien qu'il — brave et qu'il ses preuves
depuis longtemps, le lieutenant Lambert n'est pas sans appréhension ; il connaît la férocité de leurs ennemis, et supposé qu'ils — découverts, il sont infailliblement perdus.
Au bout d'une heure, ses yeux s'habituent à l'obscurité, et quoiqu'il — très noir, il croit voir s'agiter un buisson situé à deux cents pas
sur leur droite. Bien qu' il pas certain du
fait, il réveille Dubois et lui fait part de son observation. ** Allons donc," lui — Dubois,
**à moins que je devenu aveugle, vous
avez rêvé ; regardez, pas une feuille — — ; laissez-moi dormir encore un peu." Lambert reprend sa faction ; cette fois, il n'y a plus de doute, le buisson a changé de place ; il est maintenant à moins de cent mètres des deux jeunes gens. Sans bruit, Lambert — son ami, prend son fusil et se — en rampant vers le
buisson suspect. A peine quitté sa
place qu'un coup de feu retentit ; une balle — à son oreille, le buisson tombe, et avant qu'il
— faire usage de son arme, il voit le burnous blanc d*un Kabyle disparaître derrière un pli de terrain.
** Mauvaise affaire ** , en revenant lentement vers Dubois. * * Nous aurons beau nous défendre, à moins qu'un miracle — se — , nos têtes — bien compromises.'* ** Qui sait ? *' répond Dubois. ''Je ne nie pas que la position
critique, mais tout n'est pas désespéré.
En attendant que les moricauds se — voir, préparons-nous à — chèrement notre vie.'*
Au même instant, avant qu'ils — — se rendre compte d'où vient l'ennemi, ils sont entourés par une bande de cavaliers qui semblent sortir de terre. En un clin d'ceil ils — saisis et garrottés; chacun d'eux est jeté en croupe d'un cavalier, et la troupe — au grand trot.
** Dubois," s'écrie le lieutenant Lambert, ''je commence à être de votre avis ; tout — ' — pas désespéré. Quoique ces gaillards-là — ' — pas l'habitude de ménager leurs prisonniers, et qu'au contraire ils leur — endurer d'horribles soufîrances, il nous reste la chance de nous échapper ; si faible qu'elle — , nous la tenterons."