‹ Grammaire raisonnée de la langue française. Avec préf. de Gaston ParisChapitre 103 sur 141 · PREMIÈRE CONJUGAISON · texte numérisé non relu

PREMIÈRE CONJUGAISON

cal se termine par une voyelle. Je plirai, je salurai seraient aussi logiques t[ue poliment (— poliement) et résolument (= résoluement).

335. Sur les verbes en quer,guer ci ger, voy. §§111, 118 et 1-23.

Quand le radical d'un verbe se termine par un ^■ semivoyelle, un y ou une mouillure, Vi, 1'?/ ou la mouillure se confondent avec Vi des terminaisons ions, iez. Voy. §§93,144, 148 et 373.

Sur les verbes dont Vé fermé du radical de l'infinitif peut devenir ouvert dans d'autres formes, voy. §§ 157 et lo8.

Sur les verbes en eler et en eter, voy. § 67. Il vaudrait mieux ne redoubler jamais la consonne dans la conjugaison de ces verbes, et écrire f appelé, malgré les deux l d'appellare, comme déjà appeler et il pèle (fait sur pelle m).

336. Il y avait trois verbes en latin pour rendre l'idée d'aller. Nous n'avons gardé que l'impératif singulier et le singulier et la troisième personne du pluriel de l'indicatif présent de l'un (vadere), le futur et le conditionnel d'un second (ire). Les autres temps et formes se rattachent à l'infinitif a//er. Il faut remarquer que le subjonctif régulier formé sur aller devrait être « que j'alle », comme le subjonctif d'mà^a/^e;- est « que j'installe. » La forme « que j'aille » a subi l'analogie de « que je vaille». Pour l'indicatif présent, voy. §370, 1°.

Les temps du passé du verbe être s'emploient souvent avec le sens d'aller. On comprend qu'on ait pu passer d'une signification à l'autre : pour avoir été (au sens de s'être trouvé) dans un pays, il faut y être allé.

17i GRAMMAIRE RAISONNÉK

Page 1