‹ Grammaire raisonnée de la langue françaiseChapitre 108 sur 139 · Quand la consonne finale du radical est une l · texte numérisé non relu

Quand la consonne finale du radical est une l

elle se change en u devant les désinences du singulier, de même que Yl de cheval est devenu u devante dans chevals, chevavs : « ils voL-ent et tu vav-s (^), U vau't » (*) ; à moins cependant que la voyelle qui précède ne soit déjà un u (Us veul-ent, il veur-t). VI mouillée de c bouill-ir » est traitée comme 17 sèche de c ils veul-ent », elle disparait ou se confond avec Yu précédent dams je bous, tu bou^Sj il bou-t.

Les verbes cueillir , assaillir, tressaillir avaient jadis des formes analogues (il cœut, il assaul), au singulier de l'indicatif présent; aujourd'hui on conserve partout Yl mouillée, qui ne peut se prononcer, aux trois personnes du singulier, qu'en s'appuyant sur un e muet; dès lors, ces verbes suivent, à ces personnes, la règle de la première conjugaison : je tressaiUe, tu tressailles, il tressaille, comme je travaiUe, etc.

367. Un finale du radical se conserve devant les désinences du singulier. Le radical tonique de tenir est tien* (écrit tienn dans ils tiennent ('); on aura au singulier de l'indicatif présent : « je tiens, tu tiens, il tient ». — Un mouillée perd sa mouillure; le radical de plaindre étant plaign (§ 344,/), on aura : « je plain-s, tu plain-s, il plain-t ï>, à côté de « nous plaign-K)ns, vous plaign-ez, ils plaign-ent ».

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