Les autres consonnes finales tombent devant
i. Voyez i 360, note 3.
s. Le radical àbtolv (absolv-ez) devient abtol devant les désinenoei da singulier, parce que le v n'est pas au nombre des consonnes qui persistent, et VI subit son changement en u; de ià, U absoiU, De même : il résout, il dissout.
3. On n*a absolument aucune raison pour ne pas. écrire : c ils tiènent, que Je tièoe, etc. >. Il n'y a qu*une n en latin et dans les autres formes du verbe. (Voyez aussi § 353, note i.)
les désinences s, s, t. Ainsi en est il de Ym de domi-ir^ du V de serv-ir, du t de sort-tr, etc.
Je dor-*s
sor-s
ser-s
Tu dor-s
sor-s
ser-s
Il dor-t
sor-t
ser-t
Nous dorm-ons
sor^-ons
sentons
Vous dorm*ez
sor^-ez
sentez
Ils domi-ent
sor^-ent
sen;-ent
Cf. §§ 361-364.
369. Quand le verbe a un double radical, c est la consonne finale du radical tonique (sauf r ou n) qui tombe au singulier, tout en se maintenant à la troisième personne du pluriel et, à la fin du radical atone, aux deux autres personnes.
LV ae maintient partout dans
Radicalt if ^^ ♦^«,-«« J Tu boi-s
*^"^*ï"i II boi-t
Noos bttY-ons Tous buY-ez
Radicale Hgboiy.ent Ils émeuv-ent toniquec
J'émeu-s Tu émeu-s Il émeu-t Nous émouv-ons Vous émouv-ez
Je meuR-s Tu meuR-s Il meuR-t Nous mouR-ons Vous mouR-ez
Us meuR-ent
370. Les seuls verbes qui soient vraiment irréguliers (*) à l'indicatif présent sont ;
1® Les auxiliaires être et avoir^ et aller.
Les différentes personnes de l'indicatif présent du verbe être étaient aussi irrégulières en latin qu'elles le
i. C'est-à-dire qui s'écartent de la conjugaison ordinaire; car, au point de vue de l'histoire de la langue, ces verbes sont souvent plus réguliers que les autres, plus conformes aux lois phonétioues.
sont en français. Lorsqu'on a supprimé dans l'orthographe française 1'* non prononcée (vous êtes au lieu de vous estes), on Ta maintenue dans il est, si bien que deux mots très éloignés Tun de l'autre par la prononciation, est du verbe « être », et est, nom du point cardinal, s'écrivent de même.
Les irrégularités de l'indicatif présent des verbes aller (singulier et troisième personne du pluriel) et avoir résultent de transformations phonétiques, et nous n'avons pas à les expliquer ici. Tandis qu'on a ajouté une 5 à je voi, je croi, je doi, je sai, etc. (§ 360), on a conservé j*ai intact. « Il a » et « il va » ont perdu très anciennement le t de la troisième personne.
2® Pouvoir, pour Tune des deux formes de la première personne : je puis. C'est la forme étymologique, l'autre a été refaite sur tu peux*
3® Le verbe savoir, qui a un radical tout spécial au singulier (sai) : « je sais, tu sais, il sait ))•
4® Le verbe faire, dont la deuxième personne du pluriel est vous faites (au lieu de vous faisez), et la troisième personne du pluriel ils font (au lieu do ils faisent. Comparez plaire), et le verbe dire à la deuxième personne du pluriel : vous dites au lieu de vous disez. Mais les composés dédire, médire, prédire, contredire, interdire, terminent celte personne en isez. L'analogie avec les autres verbes a modifié les composés sans at^ teindre le simple, beaucoup plus employé. Maudire est devenu inchoatif.
D'après les lois phonétiques, tous les verbes dérivés de la troisième conjugaison latine devraient avoir des secondes personnes du pluriel analogues à vous faites^ vous dites, mais ils ont eu cette personne refaite par analogie avec les autres conjugaisons. Faire et dire,