XVI PRÉFACE
le droit de figurer dans une gramnnaire, je n'ai presque parlé que de la question de l'orthographe à propos de la nouvelle grammaire. C'est que M. Clédat, comme ses devanciers, et j'ai dit pourquoi il avait dû le faire, lui a donné dans son livre une place prépondérante. Mais il y a bien d'autres choses dans ce livre, et des choses nouvelles et excellentes. La façon dont les lois de la flexion sont exposées est aussi claire que simple, et il me semble qu'on pourrait d'ores et déjà l'introduire dans l'enseignement, qu'elles allégeraient sensiblement. Les observations sur la syntaxe, qui ne forment pas, il faut le reconnaître, un cours complet de syntaxe (c'était impossible en un si petit volume), sont remplies de vues ingénieuses et de judicieuses explications, et l'idée de réunir la syntaxe à la morphologie, qui ne saurait convenir à une grammaire proprement scientifique, me paraît ici parfaitement à sa place et rend certainement l'intelligence des règles plus facile et la lecture du livre plus attrayante. Je souhaite de tout cœur à Tintelligente tentative de M. Clédat le succès qu'elle mérite, et je désire vivement qu'elle marque une ère nouvelle dans l'enseignement de la grammaire française.