MON, TON, SON DEVANT LES FEMININS
272. — Devant les substantifs commençant par une voyelle, les articles et les adjectifs démonstratifs de l'un et l'autre genre avaient des formes identiques ou très voisines : a Tarbre, Tépée ; cet arbre, ceW'épée ; un arbre, un'épée. » Au contraire, il se trouvait que l'adjectif possessif des personnes du singulier était d'une part mony ton, son, et d'autre part, m', t\ s* : « mon arbre, m'épée. n Un changement analogique ne pouvait manquer de se produire. Toute la question était de savoir sïi se ferait dans un sens ou dans l'autre, si, devant les noms commençant par une voyelle, l'adjectif masculin mon deviendrait m', ou l'adjectif féminin m' deviendrait mon, si on dirait m'arbre, m'épée, ou mon arbre, mon épée. C'est la seconde assimilation qui a prévalu.