‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 112 sur 196 · W. Wright, ορ. cit., n? DCCCCXLII · texte numérisé non relu

W. Wright, ορ. cit., n? DCCCCXLII

scribe a sans scrupule interverti l'ordre des mots, remplacé des locutions par leurs équivalents, changé des tournures, modifié des leçons, et il n'est pas rare que ses variantes affectent le sens méme de la phrase. Déjà le texte qu'il avait sous les yeux ne valait pas celui suivi par le copiste de B. Sa copie est done moins fidéle encore que celle de ce dernier. Pourtant elle offre des avantages. Elle a trés-peu d'omissions, et elle préte au critique un secours précieux en quelques endroits où seule avec À elle a gardé la bonne leçon. A la fin de l'histoire, immédiatement avant l'explicit, le scribe a inséré quelques lignes sans importance oü il appelle sur lui, sur le lecteur et les auditeurs de la légende le secours des priéres du saint et de tous les saints ses compagnons .. etc. Je reproduis ces lignes aux Variantes des manuscrits.

Cet exemplaire a été très-soigneusement exécuté. Surtout l'interponctuation y est plus riche et plus étudiée qu'en aucun des autres, à l'exception peut-être de D. Le scribe ne s'est pas borné, comme les précédents, à séparer également par des posuqe les phrases et leurs diverses propositions. L'emploi du tahtoyo, du 'eloyo, des sewayo ne lui a même pas suffi et il a encore voulu marquer les intonations moindres par ces sortes de 'eloyo et de tahtoyo mineurs que Barhebræus appelle 1»ol, 123a» et «asso L—3as!. Enfin le récit a été coupé au moyen du signe + en longs paragraphes. Les points diacritiques, surtout auprés, des verbes, sont plus fréquents dans ce texte que dans les deux premiers.

Comme l'a remarqué M. Wright?, ce manuscrit (au moins dans sa première partie, car l'écriture change et devient plus moderne aprés le f? 153,) est le méme que celui du monastère de Sceté où Assemani lut l'histoire d'Alexis, le «vetustissimus codex scriptus a Thoma diacono Edesseno in monasterio Gubæ Baraiæ, die X XIX Julii, anno Grecorum 895, Christi 584, quem nullo pretio extrahere licuit»3. On ne peut douter de cette identité. Outre que la table des matières du manuscrit de Sceté, donnée par Assemani dans un autre passage de sa Bibliotheca Orientalis,

1. Voir la IV? partie, ch. 6, sect. 4 du Κίουο d'semhe (edid. abbé Martin, Paris, 1872), p. 258.

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