‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 117 sur 196 · Ibid. n · texte numérisé non relu

Ibid. n

notre légende, au ms. add. 14728 du Musée Britannique. Ce petit manuscrit de format in-12 sur papier a été copié au XIIF siècle !, en jacobite courant et d'une main rapide. Ses fautes les plus ordinaires sont des omissions et des mots estropiés, surtout parmi ceux de provenance grecque. Mais on les corrige toutes aisément par la comparaison des manuscrits et je ne veux faire remarquer dés lors que la conservation générale de son texte, qui le place en premiere ligne, concurremment avec E, pour la seconde vie. Les ponctuations sont peu soignées et parfois fautives; le scribe n'a employé que le posugo. L'histoire d'Alexis va du f? 55 v? au f? 71 v? de ce manuscrit, que j'appellerai H.

Il n'est besoin que de parcourir les différents textes de notre légende dans ces huit manuscrits pour reconnaitre, à travers les fautes et les variantes multiples qui donnent à chacun sa physionomie propre, une seule et méme rédaction, parvenue jusqu'à nous dans tous sans modification importante. Nous n'avons pas affaire, comme il arrive pour les légendes latine et grecque . de notre saint, à des compositions personnelles dans le genre . de ces μεταφράσεις, d'où le logothète Siméon a tiré en même temps son nom et sa renommée?, Si l'on entreprenait de publier une famille de telles œuvres, où chaque auteur respectant seulement les grandes lignes de la légende l'a traitée pour tout le reste avec une liberté presque absolue, aussi peu soucieux des omissions et des transpositions que prodigue d'interpolations et de développements, tout ce qu'on pourrait faire serait de donner chacune entièrement et séparément. Mais ici où nous n'avons, je le répéte, que des copies plus ou moins exactes mais toujours sincéres d'un méme texte, le devoir de l'éditeur est de chercher à retrouver l'original ou à le restituer au moins dans la mesure du possible, et c'est là le but que nous allons poursuivre maintenant au moyen de la comparaison et de la classification de nos manuscrits.

Toutefois, dans le cas présent, la question est complexe et notre táche sera doublée. J'ai dit déjà, et il me faudra revenir encore sur ce fait, que la légende qui nous occupe se com-

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