‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 31 sur 196 · INTRODUCTION XXXIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIII

per dans ces conditions. Pourtant la diphtongue apparait, soit gráce à la langue savante, soit par l'effet de la position syntactique : ainsi on dira τὸ παιθὶ £yvye, 7; ὥρα, εἶχε οὐρά, µεγάλη OA, T, ἃς Tj OU ἡ ἄλλη, φέοε aux. D'autre part, les puristes évitant le jod n'arrivent, en parlant vite, qu'à prononcer de simples diphtongues dans civ, τίμιος, ἔλεος. louzzivo;, παλαιό, Gec:, etc. Le jeu de la phonétique syntactique est si délicat pour les voyelles, qu'on peut méme relever des diphtongues dans 6 fusv;. Ces diphtongues sont momentances et n'aboutissent pas :ὁ entre dans une séried'autres combinaisons quientretiennent constamment le souvenir de l'article et maintiennent l'o.

Votre classification des verbes (118 — 31, 14 suiv.) fournit une base excellente aux travaux ultérieurs sur le svstéme de la conjugaison. Vous avez suivi S. Portius en le précisant. Je crois néanmoins que vous n'étes pas encore complet. Je vous demanderai de faire une catégorie à part pour ce que jappellerai les r'erbes contractes dans la langue moderne. J'ai vu, au cours de l'impression, que ces verbes vous embarrassaient plus d'une fois. En y réfléchissant par la suite, j'ai fini par trouver la cause de vos hésitations. Vous expliquez les formes ἀκούουν, τρῶς par analogie des verbes n'ayant qu'une ou deux consonnes contigués, à la premiére et à la deuxième personnes du pluriel du présent de l'indicatif (206-201); ailleurs, vous écrivez : « devant ει, le y tombe : ras. r2; » 1213 — 45, 25) ou bien « les formes pleines ne manquent pas et deviennent plus fréquentes sous l'influence des verbes en -2 : zz» (213 — 45, 25) et vous rapprochez ἐγᾶτε de 22; (215 — 40, 22). Tous ces verbes veulent être rangés à part : les verbes contractes de la langue moderne doivent leur naissance soit : . 19 à la rencontre de deux vovelles identiques à l'une des personnes du présent de l'indicatif, ordinairement à la deuxiéme personne du pluriel; soit : 2° à la prédominance des voyelles fortes (a ο u) sur les vovelles faibles (e /)dans le cas de cette rencontre. Cette collision améne forcément la réunion des deux vovelles en une seule, c'est-à-dire la contraction; puis a lieu l'extension analogique de la contraction ainsi obtenue à tout le paradigme du présent. Les désinences nous apparaissent alors sous un nouvel aspect.

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