II. Noms imparisyllabiques
a. Masc. et fém. plur. des.
b. Neutre plur. £a.
L'accusatif singulier est toujours en n qui tombait d'abord, suivant les cas (p. 88), mais qui aujourd'hui a totalement disparu. Le génitif pluriel en on est accentué dans I, a, 1, pour les noms en £s κλεφτῶν et dans I, b, pour quelques fém. en & (qui ne sont pas des imparisyllabiques primitifs). La voyelle qui précède la désinence -δες dans II, a, est a ou À pour les masculins singuliers en as, ou £s, sans règle bien fixe!, a pour les féminins en a et à ; pour les autres substantifs de la méme catégorie (καφές, βαλιντέ, etc.), c'est la voyelle du singulier qui forme désinence (καφέδες, βαλιντέδες). Dans II, b, la voyelle de la désinence est a pour les singuliers en o, αἱ (ZÀeyo, aAóya:ai πρᾶμα, πράματα), à pour les neutres en -0s (Έθνος, ἔθνητα, χρέος, χρέητα).
Voici un exemple pour chaque classe :
II. a. Ἑωμᾶς, aX, βασιλέας, (δες (βασιλεῖδες et βασιλιάδες) ; χαφετζῆς, δες» κριτής, does (aussi κριτές, alors comme à I, a, 1); 5 παπποῦς, οὔθες» καφές, έδες; Ave, ἄδες; δε φή, ἄδες » ἀλεποῦ, οὔθες, b. "Άλογο, αλόγαταῃ πρᾶμα, πράματα ; χρέος, χρέητα.
. P. 15,1. 9. Quorum genitivus in ov, licet satis barbare... in « vel ín η. Sophianos ne donne que προφήτη, Ανδρέα, au génitif; Portius est ici comme ailleurs sous l'influence d'une
1. On ne peut déterminer encore bien nettement la règle de répartition entre -adss, et -(0t;, masculin. Par exemple, on a pour des singuliers -&;, des pluriels edu, à à côté de -τδες : κλέφτης, κλεφτάδες, κλέφτηδες, ῥάψτης, ῥάφτηδες, ῥαγτᾶδες, πατριάρχτδες, πατρικρ AS. Cette confusion doit avoir son origine dans la coïncidence de gén. plur., tels que βασιλιὼν (Eroph., II, 264) et κλεφτών l'a est régulier dans βασιλιᾶδες : c'est la voyelle du nominatif singulier. Le singulier -εας donne également des pluriels -sides et -εαδες : βασιλέῖδες, βασιλιᾶδες : c'est la méme analogie retournée.
réaction littéraire, qui lui fait préférer la forme classique en ου à la forme vulgaire en a, v. Il n'aurait dû citer que celleci. L'« au lieu de ov apparaît d'abord dans des noms propres d'origine dorienne, cf. Hérod., II, 636, 18: εἰ δέ τι τούτων εἰς & καταλήξειεν, Δώριός ἐστιν ἡ κλίσις, συνήθης γεγοννῖ« τῇ κοινῆ θιαλέκτῳ. Ce sont donc des dorismes qui ont pénétré de trés bonne heure dans le dialecte attique et de là dans la κοινή, en gagnant toujours du terrain. Ce sont surtout les formes hypocoristiques des noms propres, par exemple: Κλευπᾶςξξ Κλεόπατρο: et les sobriquets dont le suffixe est le méme, φαγᾶς (mangeur), qui font 4; de méme Av; — Διονύσιος, génitif Aww, et ces deux classes de noms attirent peu à peu les appellatifs : Ἑρμη, génitif, C. I. A., III, 3519; 'Ertzzvo, 3459; Πασικράτη, 3464; πρεσξευτῆ, C. I., 5300 (Afrique, 110 ap. J.-C.) ; cf. G. Meyer, S 345. — Je note ὁ ὄφις, τοῦ ὄφι, Phys., 11, 401. — Aux deux paradigmes déclinés (ll. 14-25), il faut supprimer le v de l'aecusatif et accentuer les deux génitifs pluriels comme le nominatif.
P. 15,1. 12. Pluralis est in zx. Voyez p. 123.
P. 15,1. 16 sqq. Ταμείας. Écrivez partout ταµίας. Ce qui amène chez S. Portius l'orthographe par et, c'est probablement la forme mi-populaire, mi-savante rausio(— rapusioy), contraction des deux Z, mais sans jotisation.
P. 15, 1. 26. Adverte quedam nomina propria, etc. C'est toujours l'ancien grec que l'auteur veut nous enseigner. L'exemple Λουκᾶς, génitif Λουκᾶ (et non Λουκοῦ), à côté de Πυθαγόρας, génitif o» et a, confirme ce que je viens de dire, que les formes familiéres des noms propres (et non pas les formes pleines, nobles de ces noms), ont pris les premiéres le génitif hétéroclite. A l'époque romaine, cette déclinaison était déjà devenue si commune que les noms romains, tels que Sulla, se déclinent seulement Σύλλας, génitif α et non ου.
Aujourd'hui, la classe a:, génitif «, répondant à la Décl. I pg.,ne contient guère que des noms propres. Déjà, en ancien. grec, le nombre des substantifs en xs, ον était trés faible; ils ont disparu en partie, en partie ils ont formé leur pluriel en ἄθες ; mais, d'autre part, presque tous les masculins de l'ancienne déclinaison consonantique (φυλαξ, aoc, etc.) ont recu le nominatif en ας, génitif soit en « (nxrépa), Soit en ov (yspov-του): voyez ci-dessus, p. 118, Noms paris., Masc. 2.
. P. 15, 1. 36. Φιλία. Corrigez l'accent dans φιλία: il faut lire ou bien nominatif φιλιά, génitif φιλιᾶς, suivant l'accentuation moderne (p. 109), ou bien φιλία, φιλίας, avec l'accent classique. Φιλία est sans doute une faute d'impression. La forme savante φιλία a prévalu dans la langue commune.
P. 15,1. 31. Nominativus est in a vel v, gen. in ας vel ης. Les trois classes des noms féminins du grec ancien: nom. a, gén. ας: nom. X, gén. ης, et nom. v, gén. ης, sont réduites à deux. Le nom. et l'acc. sg. de la premiére et de la seconde (x, ας» X, x) étaient devenus identiques, dés le moment où la différence entre « et x avait disparu ; on a alors: χώρα γλὠσσα, xdoxy — γλὠσσαν, par conséquent, la distinction entre le génitif χώρας et le génitif γλὠώσσης ne pouvait plus subsister, et cela d'autant moins que dans τιµή, τιμῆς, le nom. et le gén. montraient aussi la méme voyelle. On a donc dit γλῶσσας sur γλῶσσα, comme on disait χώρας sur χώρα. La règle dela répartition, au nominatif, entre x et η s'est ainsi trouvée modifiée. En ancien grec, cette répartition se faisait suivant que a,.au nominatif, se trouvait aprés p, ει, 5, c ou aprés E, d, ac, 2, ιν} mais il y avait quelques exceptions, dont le nombre a toujours augmenté. On a vu des dorismes dans des formes telles que Aux pour λίµη, mais à tort, comme M. Chatzidakis l'a démontré, Bezz. Beitr., VI, 320, οἱ Αθήναιον, X, 229 sqq. — Voici comment ces exceptions peuvent s'expliquer. Il y a des verbes en 22», dérivés des substantifs féminins en a: βία, βιάζω, et en η: δίκη, δυιάζω, et des neutres et masculins en o : ἔογον, ἑργάζομαι. Par un procédé bien connu de toutes les langues modernes, on refait des substantifs en prenant pour base le verbe dérivé. Ainsi en francais, du verbe accorder, latin accordare, on tire accord, qui n'a pas de type correspondant en latin; ou bien en latin méme, de pugnus on fait pugnare, se donner des coups de poing, se battre, et. de là on dérive pugna, le combat. De méme en grec: λιμός donne λιµαάζω, qui donne λίµα. En effet, les verbes en ἄζω (pg. -x») sont dérivés de substantifs en x et «: de λιµάζω on pouvait done.tirer Aw, sur le patron de τιµάζω (τιµάω), τιαή. Dans le mot Aux, c'est sans doute le synonyme πεῖνα qui a influencé la désinence du « postverbal ! » λίμα.
1. Je me sers du terme bien choisi de M. Bréal, Mém. Soc. ling., IV,82...
Le néo-grec possède beaucoup de diminutifs neutres en ι, dérivés de masculins en ος et de féminins en «. Or il arrive Souvent que ces mots en : perdant leur sens diminutif, deviennent de simples positifs (παιδί Ξ--παῖς, pg.), et qu'alors les mots primitifs reçoivent en retour un sens augmentatif (cf. Dossios, Beitr. zur neugr. Wortbildungsl., p. 42; Chatzidakis, 'Aozv., X, 240; Góttinger gel. Anz., 1882, 366 sqq.); ἐλαφι, diminutif de ἔλαφος, signifie aujourd'hui tout simplement Cerf; ἔλαφος reste avec le sens de « grand cerf». De cette maniére la langue a trouvé un moyen de créer des augmentatifs, tantót féminins, tantót masculins. Dans ces nouvelles formations, la distinction entre η et a ne se fait plus; on dit στάμνα de σταμνί, ῥάδδκ de ῥαξδί, τύρα de τυρί (qui serait aussi régulier en pg.), φλοῦδα de clou, etc. Sur les augmentatifs féminins paroxytons provenant de diminutifs neutres en -t oxytons et paroxytons, voyez du reste Chatzidakis, Αθήν., X, 239. — Le féminin des adjectifs oxytons, accentué sur la pénultiéme, devient substantif : φοδερός, terrible, effrayant, φοθέρα, menace, voyez p. 108. Sur le modéle des adjectifs en pos qui sont en plus grand nombre, et d'autres en λλ, comme τρελλός, τρέλλα, la voyelle du substantif est trés souvent a, méme quand le féminin de l'adjectif est en η; ainsi τυφλή, mais τύφλα (cécité). On peut y ranger ζέστα (chaleur), à moins que ce ne soit ici plutôt le postverbal de ζεσταίνωα cf. ψύχρα (froidure) et φυγραύω. Cette seconde explication est préférable, parce que, à côté de ζέστα, on dit Gic. — D'autre mots en « enfin sont étrangers : «cora, στοῦπα viennent du latin, comme le prouvent non seulement l'a de la désinence, mais aussi ov. au lieu de v; ζόμπα, roumain ciwump, magyare czamp.— Enfin il faut noter le suffixe -λα féminin qui sert à former des substantifs abstraits soit de verbes, soit d'adjectifs; cf. Dossios, loc. cit., p. 29; τρεχαάλα, l'action de courir vite; χουφάλα, creux, cavité; καῦλα, chaleur; φυχροῦλα, froid; ασπρίλα, µαυpx,etc.; x nous rappelle le roumain εα]ᾶ (ea —26), par ex. amarealä (amertume) (voyez Diez, Gramm. des langues romanes, II, 327), suffixe qui lui-même vient du slave -el, féminin. Est-ce que le grec vx aurait la méme origine? Je n'ose pas l'affirmer absolument, mais je ne vois rien d'analogue dans l’ancienne langue. Dossios cite bien χεφάλα et χουτάλα refait sur κουτάλι, diminutif de «ori» ; mais, dans xovτάλι, justement l'a reste inexpliqué (pour v) ; »«922a, prête à des difficultés insurmontables pour le sens. Pour ίλα, M. Dos-
sios suppose des adjectifs en υλος, mais le seul exemple qu'il cite d'adjectifs de ce genre, p. 20, παχυλός, se présente justement sous la forme παχουλός en néo-grec. Pour trancher la question, il faudrait dresser une liste compléte de toutes ces formations, ce qui n'est guére possible aujourd'hui, vu la grande imperfection de nos dictionnaire néo-grecs et la rareté des informations lexicologiques et dialectales. Voyez, en attendant, une liste de ces féminins en «, ᾿Αθήναιον, X, 236-
M. Chatzidakis a posé les régles de la répartition de « et η dans la langue moderne, Αθήναιον, X, p. 233 sqq.: 1° Les proparoxytons en « restent ; 2° les appellatifs oxytons en x restent; 3° les abstraits oxytons et paroxytons ont η» 4° la plupart des appellatifs paroxytons, mais non tous, ont η. En voici quelques exemples : 1° θάλασσα, μέλισσα, όρυζα, γέννχ, ψώρα, τρῦπα, etc.; 29 κεφαλή, wopopü, αὐλή, πηγή, φωνή, πιθαµή, βροντή, etc. ; 3° τύχη, ἀνάγκη, ντροπή, ἀχουή (cf. ibid.), ἁπαντοχή, καταρροή, λύπη, ζωή, eic.; 4° ὀάφνη, σκάφη, ζύμη, ὕλη, κόχη, στάχτη, elc., mais γελώνα, καλύδα, βελόνα, ζεύλα, bivx, λούδα, etc.
Nominatif pluriel αι, cf. Psichari, Essais, I, 98-118. Le nominatif et l'accusatif singuliers des substantifs féminins de la déclinaison consonantique, devenue parisyllabique, coïncidaient avec le nominatif et l'accusatif singuliers des thémes en x: µητέοα == ἡμέρα, µητέρα(ν) — ἡμέρα(ν) ; mais au nominatif et à l'accusatif pluriels, μητέρες était différent de ἡμέραι, ἡμέρας. À en juger d’après les textes, c'est vers le νι: siècle que -ες apparaît dans la première déclinaison : οἱ X«20c;, Malal., 26, 5; Πέρσες, 33, 18: κλέπαις, Italogræca II, 107, de l'an 1130, οἱο., voyez Psichari, 99 sqq. ; et un peu plus tard, au xu° ou xir* siècle, à l'accusatif pluriel '. Par opposition au nom. sg. fém., qui avait une terminaison vocalique (car le y de l'accusatif était tombé, du moins dans certains cas), le féminin pluriel était consonantique et avait s à la désinence. On ne voulait donc pas en rester à ἠμέραι (imere), qui ne donnait pas l'idée d'un pluriel féminin, mais on élargissait ce pluriel en ἡμέραις (éméres), sur le patron de μητέρες. Les masculins plur. en -αι suivent l'exemple des féminins et des masculins tels que πατέρες, qui avaient au sg. nom. -ας, acc. -x(v). Puis l'iden-
l..Voyez aussi Berl. philol. Wochenschrift., 1887, 1015, l'exemple ταύτες, ἄλλες cité d'apres Newton, Gr. Inscr., II, 135, lignes 7, 10 (non p. 134). La date de cette inscription (Rhodes) est inconnue.
tité dela voyelle au nom. accus. sg. des thémes en v, « dela Décl. I et des nom. accusatif pluriels de ceux en « de la Décl. III, amenait -ες au lieu de -ας à l'accusatif pluriel de la Décl. I. L'orthographe αις est à rejeter parce qu'elle fait croire à un datif pluriel ou à une forme dialectale; -ες est préférable. Mais, rigoureusement parlant, cette orthographe -ες ne se justifie pas étymologiquement. En effet, l'empiétement de la Décl. III sur la Décl. 1 n'a été possible que parce que la désinence -at coincidait phonétiquement avec l’e de. De cette facon, nous avons à la fois dans émeres l'a de ἡμέραι, Τε de μητέρες et enfin le σ de μητέρες.
L'accent du nom. sg. reste à tous les cas: on ne dit plus θάλασσα, βχλάσσας, mais θάλασσας, Form., II, 139; Carm., 61, 85 ; au pluriel χλασσες, comme θάλασσχι. Ce dernier substantif a encore une forme masculine : θαλάσσου, Sklav., 44; Phys., 112; Imber. III, 482, etc.; d'autres exemples dans G. Meyer, Bezz. Beitr.,I, 228, mais toujours avec l'article fém. τῆς. Je n'explique pas ce génitif. Il est douteux qu'on puisse Υ voir une influence du génitif féminin en - des thèmes en -ο, comme Ῥόδου. Le point de départ analogique serait alors le génitif pluriel. On a ὀδηγήτριας, Const., 390.
P. 16,1. 11. Vocativus singularis amittit ;. En ancien grec, le vocatif des mots en -της est -τα, et non -της: χλέπτα. La langue moderne, qui ne tolére pas de génitif o pour un nom. en -ης, mais lui substitue la désinence -η, ne souffre pas non plus le vocatif -x et le remplace par -».
P. 16, 1. 14. Tertia declinatio. Sur les féminins en --ος, cf. Lange, De substantivis femininis graecis secunda declinationis, Leipzig, 1885 ; Chatzidakis, KZ., XXVII, 82 sqq. ; Αθήν., X, 229 sqq. Psichari, Essais, I, p. 221, 222, note 1.
Ces substantifs ne subsistent plus dans la langue vulgaire, mais ils sont transformés de trois maniéres différentes.
1. La désinence l'emporte sur le genre, au lieu de % κόπρος on dit ὁ κόπρος, et ainsi ὁ γύγος, ὁ πλίνθος, ὁ τάφρος, ὁ ληνός ; cf. Lobeck, Phrynichus, 54 : ἡ βῶλος θηλυκῶς δέον ουκ ἀρσενικῶς, on disait donc déjà 6 βῶλος comme aujourd'hui ὁ σθῶλος, à &odes, etc. Cf. Αθήν., X, 229. Tous les noms d'arbres rentrent dans cette catégorie et passent au masculin. | . 2. Le genre l'emporte sur la désinence.
α. La désinence caractéristique du fém. « ou η se substitue à -ος: παρθένα, πλατάνη, etc. ; ὁδή, Lex., II, 205, au moyen âge;
cf. Psichari, Essais, I, 221. De la même facon, tous les adjectifs νόστιμη, ἄνοστη, etc. prennent la désinence féminine.
b. La voyelle o reste, mais le nom. et le génitif prennent la forme féminine, nom. -ο, gén. -o;, nom. pluriel -ε». Le génitif pluriel demeure paroxyton: παρθένο, παρθένος παράδεισο (cf. p. 108), ἄμμο, μέθοδο. Cette formation est la plus moderne ; c'est celle que subissent les mots savants quand ils pénétrent dans la langue du peuple. Ni Sophianos, ni Portius ne la connaissent. En effet, il n'y a pas, dans cette catégorie de féminins, un mot vraiment populaire: παράδεισο est un terme de l'Église, µέβοδο un terme savant; à cóté de παρθένο On à παρθένχ, etc. Nous voyons ici une tendance qui domine le développement de la déclinaison grecque, c'est de décliner sur le méme patron tous les mots qui ont le méme genre. Il est possible qu'on arrive un jour à une classification encore plus simple des substantifs et qu'on les range comme suit: premiére déclinaison, tous les masculins ; deuxiéme déclinaison, tous les féminins ; troisiéme déclinaison, tous les neutres. Si l'on se reporte au tableau donné à la page 118, on voit qu'on est déjà arrivé, ou peu s'en faut, à cette classification. Voyez plus loin *.
Il faut aussi ranger dans cette classe les noms d'íles en -ος: Añuvo, Xáuo, Ῥόδο, Χιό, etc., et les noms de villes, comme Κόρτο (Κόριθο), Revue critique, 1891, 408.
Quelques féminins sont devenus neutres: τὸ βάσανο, τὸ ὀρόσος, τὸ ψήφος, Αθήν., X, 229. D'autres ne sont connus que sous la forme du diminutif: νησί, αμπέλι, στχμνί, ῥαξὸί, γυαλί, etc. 'Aozy., X, 230. D'autres enfin (ibid., 232) changent de désinence : ἡ πλατανιά, ἡ ὁασκάλισσ:, etc.
La déclinaison attique ne peut plus exister dans le néogrec, dés le moment où o et o sont devenus phonétiquement identiques. Il n'y a plus, du reste, qu'un seul de ces substantifs qui dure encore, c'est λαώς, aujourd'hui λαγές; mais λαγωός, Belth., 791, Azyov, 110, Form., 1, 66, etc.; ἀνώγεων donne ανώγι, gén. ανώγχιον et est traité par conséquent comme παιδίον.
Les neutres subissent une double analogie ; dévrcoy a les deux pluriels : τὰ δέντρα ou τὰ dévron. On sait que déjà dans l'antiquité on hésitait dans la déclinaison de ce mot: δένδρεσιν est méme plus usité que θένδροις. Je cite ici un passage inté-