‹ Grammatica linguæ græcæ vulgarisChapitre 80 sur 196 · Cf. Krumbacher, Beiträge, p · texte numérisé non relu

Cf. Krumbacher, Beiträge, p

ressant d'Eusthate ad Iliad., II, 396, 22: « Ἱστέον de ὅτι εν τῷ Λἱλίου Διονυσίου λεξικῷ φέρεται ὅτι λέγεται où µένον ὀένδρον ἀλλὰ καὶ δένδρεον vai ὀένδρος. Φησὶ γοῦν ἔτι δένόρου μᾶλλον n dévdpos καὶ δένδρα μᾶλλον n θένδρη καὶ αἱ πτώσεις δένδρου καὶ δένδρῳ μᾶλλον ἡ δένδρει καὶ ὀένδρους. Ξενοφῶν dE, φησίν, ἐκείνως μᾶλλον ὀνομάζει, δένδρος καὶ δένδρει καὶ ὀένδρεσι καὶ δένδρη καὶ δένδρεα. » De méme κάστρον fait τὸ κάστρος, Ducas, 523, et au pluriel presque toujours τὰ κάστρη: ἄστρον, pluriel zx ἄστρη, Cypr., 8, 13; Apoll., 435, etc. ; cf. G. Meyer, Bezz. Beitr., I, 221, qui y voit des nominatifs masculins. Mais comment expliquer la combinaison de l'article neutre τά avec un nominatif pluriel masculin? Les neutres ont deux désinences au nominatif pluriel, x et x; la langue, qui a toujours en vue le genre, cherche à donner la méme terminaison à tousIes noms du même genre; elle hésite encore entre z et x. La méme tendance fait créer le pluriel αλόγατα (Legrand, Grammaire, p. 118) sur ἄλογο, c'est-à-dire ἄλογο, plus la désinence -τα de zozux:«; voyez plus loin.

En ce qui concerne l'accent, il faut remarquer que le nom. pluriel suit le génitif et l'accusatif. On dit done ἄθρωπος, G:Üpwros, Mais αθρῶποι, αἀθρώπωίν), αθρώπους, Chatzidakis, GÜttinger gel. ÁAnz., 1883, 353 ; Αθήναιον, X, 98. Cette accentuation apparaît au moyen âge : ἀγοῦροι, Dig. II, 465; διδασκαλοι, Imb., 1, 146; ἀνθρῶποι, Sklav., 18, etc. ; Krumbacher, Beitr., p. 43. Les adjectifs, au contraire, reculent l'aecent méme à l’accusatif pluriel : χακόµοιρους, γρόνιμους, Imb. I, 295; καρθιοφλόγιστους,. 196, ete. On dira ῥάρξαροι adjectif et Bapézoo substantif.

P. 16, 1. 18. Exemplum fœmininorum. Corriger d’après ce que nous venons de dire des féminins en -ος, le paradigme ἔρημο-. Il faut dire: £ouo, ἔοημος, etc., Voc. ἔρημο.

P. 11, 1. 5 suiv. Quarta. declinatio. Nous avons ici le pendant de la flexion féminine en -ος, -ο. Le génitif singulier des substantifs qui appartiennent à cette classe aurait dü étre en -ος, désinence qui restait isolée et pour cela était condamnée à disparaître. Voyez aussi Psichari, Essais, I, 95. On pouvait calquer un nouveau genitif sur le nom.: sx, cx/ix«z, ou bien emprunter leur désinence aux masculins par excellence, aux thémes en -ος, génitif -o7, et alors on déplaçait l'accent; la terininaison -c demande, en effet, toujours l'accent sur l'avant-derniére. Pour le pluriel, le nominatif et l'accusatif -ες appartiennent à tous les féminins et à ceux des mas-

culins qui font le singulier en -ας ou -ης et qui étaient oxytons au génitif pluriel, oxytons ou paroxytons au singulier. Σάλιχκας remplit la première de ces deux conditions, mais il se distingue, par l'accent, de la classe ταμίας. Les masculins proparoxytons au nominatif et à l'accusatif sing. et au nominatif plur., paroxytons au génitif plur., avaient le nominatif plur. en -ot : ἄθρωποι; d'autre part, presque tous les mots avec nominatif acc. pluriel proparoxytons en -«; étaient des féminins; alors les substantifs comme σάλιακες, etc., qui étaient des masculins avec une forme plutôt féminine, reçurent les terminaisons masculines au nominatif pluriel -οι; accusatif pluriel -ους; mais ils déplacent plus tard l'accent au nominatif pluriel. Cf. γειτόνοι, Pic. 145 ; φυλακατώροι, Sachl. II, 270.

On voit maintenant ce que sont devenus les substantifs masculins de la déclinaison consonantique. Tous ils ont refait leur nominatif et l'ont changé en -ας, sur l'accusatif en -x : πατέρα coincidant avec wzxvíz, πατέρας correspond nécessairement à νεανίας. Les germes de cette transformation remontent à l'antiquité. Les accusatifs en av, vv, ov, et surtout les articles τήν, τόν, faisaient naítre le sentiment que -ν était le signe caractéristique de l'accusatif singulier; πατέρα, μητέρα n'avaient pas ce signe caractéristique; on le leur donna et l'on eut ainsi πατέοαν, μυγτέραν. Des exemples de ces formes ne sont pas rares : γυναῖκαν, θυγατέραν C. I. 2089 (pas avant Trajan); ἄνδραν, 1181 (Thessalie), µητέραν, 1988 b, A (Macédoine); ils sont particulièrement fréquents dans l'Ancien Testament. Cf. Sturz, De dialecto macedonica, 125, Wagner, Quæstiones de epigramm. 101. C'est ici la répétition d'un phénoméne qui s'était produit des siècles auparavant. Zzv, τί semblaient également dépourvus du signe de l'accusatif; on l'v mit et l'on eut Ζῆνα, τίνχ.

Α partir du moment oü tous les noms masculins et féminins eurent -ν à l'accusatif, et où une partie considérable des masculins avaient -sau nominatif, et une partie considérable des féminins -α ou -η au méme cas, l'idée se présenta à l'esprit des sujets parlants que -x ou -» était le caractère essentiel du féminin, et -; du masculin. Alors on commenca à créer des nominatifs en -z aux accusatifs féminins en a, des nominatifs en -ᾱς aux accusatifs masculins en -2, -η. Les mots les plus usités, surtout ceux qui désignaient des personnes, résistent plus longtemps, parce que le nominatif en était protégé par le vocatif; les noms de

choses, au contraire, qui n'ont pas de vocatif, perdent le nominatif plus vite'. Ce sont les mots monosyllabiques qui nous montrent les premiers ces nouveaux nominatifs : γλαῦξ et γλαῦκα, Théophraste; xo et κρέκα, Eustathe; φλέξα, Galénus, etc., prixx et φρίκη à côté de co, etc. cf. Lobeck, Paralipomena, 136 sqq. Les masculins hésitent entre -ᾱς et -o;; cf. γλαῦκος, σκῶπος, Zénodote; ὀόρχος, aiyes, C. I. 1569; ngr., κλῶνος Apok. II, 47, etc.; &moórto; — &noj, Phys. 860 (influence du thème de ὁπταζω). ll est vrai que ces nominatifs n'apparaissent qu'assez tard dans les textes, et qu'ils se répandent lentement; cf. Psichari, Essais, I, p. 91; les premiers exemples de μητέρα, πατέρας se lisent dans Gloss. Laod., Interpret. Mont.; mais il est évident que nos textes ne marchent pas de pair avec le développement de la langue. Si l'on écrit πατέραν pour πατέρα, on ne s'écarte guére de la forme classique; mais un nominatif πατέρας pour πατήρἃ choquait beaucoup plus un auteur qui savait tant soit peu d'ancien grec.

Quelquefois, des substantifs en -ος prennent une terminaison -z; au nominatif : ἔγγονας ἐγγόνοι, µάγερας µαγέροι, ἔμφορας ἐμφόοοι, Chatz. Φθογγολ., p. 29.

Je nefais pas ici l'énumération des exemples des masculins parisyllabiques, des génitifs en -ου, avec le nominatif pluriel en οι, des substantifs de la troisième déclinaison. On en trouvera dans le tome II des Essais de M. Psichari qui doit paraître prochainement. Je me borne à l'examen des cas les plus importants. Une premiére question qui se pose est la suivante : pourquoi et quand l'aecusatif pluriel -ᾱς a-t-il cédé la place au nominatif et s'est-il identifié avec lui? Le rapprochement entre πλείους, πόλεις, Dxsvaü:; (Chatzidakis, Bezz. Beitr. VI, 330; Psichari, Essais, I, 99), ne nous apprend rien, étant donné que l'on ne nous explique pas par là pourquoi c'est dans ces classes de substantifs et pas dans les autres que l'accusatif s'est assimilé au nominatif. Si, vers le commencement de notre ére (vovez, pour les exemples, Psichari, loc. cit., 99; le plus ancien est ὁραγμὰς τέσσαρες, Pap. Leid. II, 11, 20, 89 av. J.-C.), l'exemple de πόλεις, nominatif et accu-

1. Le méme fait s'observe dans les langues romanes. Cf. le frangais sœur, italien suora, roumain so«ard — sóror; mais chaleur, calore — calôris, refait sur calorem, ete.

2. Il va ans dire que je prends πατήρ comme exemple typique de toute la classe des noms imparisyllabiques.

satif, a amené une forme unique pour πατέρες et πατέοας, pourquoi est-ce -ες et non -2; qui reste? La réponse à cette question est du res ste facile à trouver : un nominatif pluriel πατέοας était impossible, dès le moment où πατέρας Gtait nominatif singulier. Et c'est ce même nominatif singulier π πρτένας qui ü compromis l'accusatif pluriel πατέοας. En effet, pourquoi πόλεις aurait-il influencé plutôt πατέν-ες--ας que τιμαί--αίς ou dia ους Nerait-ce à cause des datifs pluriels πόλετι — πατράσι ? Non, certes! Le datif était déjà d’un emploi fort restreint, à l' époque où l'accusatif raies; apparaît, Je ne vois done pas d'explication à chercher de ce côté. Mais, au moment où zzz» est remplacé par πατέρας, forme dérivée de l'accusatif 7xzécæ, |’ idée de l'identité dela vovelle à l'accusatif et au nominatif de ces substantifs s'impose avec une telle force qu'on établit la méme identité au pluriel. On peut dire maintenant que πόλεις accusatif et nominatif peut tout au plus avoir joué un róle dans l'identité de l'aceusatif et nominatif singulier qui s'observe dans 75/15. πόλιν. Dans 02-7002, ^5 Vs λογο». où le nominatif et l'accusatif avaient toujours eu la méme e. voyelle. où, de plus, le nominatif n'est pas calqué sur l'aceusatif, cette identité ne se présente plus assez vivement à l'esprit pour pouvoir modifier le pluriel. Si ce raisonnement est juste, nous avons là une nouvelle preuve de la haute antiquité du pare anne.

J'ai déjà dit que tous les anciens nominatifs (p. 127 | dm, Joy et Χάρων ne recoivent pas de désinenees -z;, "γέννας, au nominatif. Or, il v avait une contradiction évidente entre la forme et la fonction de ces mots : comine fonction, e'étaient des nominatifs singuliers masculins; comme forme, des nominatifs neutres ou des accusatifs masculins. On se tire d'embarras en les revétant de la forme masculine : 2 έως, ou plutót, parce que m:—», 9 γέρος, genitif τοῦ éco. Cf. τὸν Enr, Apoll. (8 3 τὸν giu. πατένα, RAS; μὲ τὸν fit, 849, De méme dors, -ου, Ni, -ου. Andr du reste, n'est pas une forme inconnue ; ef. ὀοσκόντου, Form. Med. 1, 566; γέροντα, Schmidt, 30,2. χάροντας est fréquent dans les ehansons populaires. Une forme analogue à γένος, γένονν est l'accusatif ελεγαν, Quadrup. 939, genitif dio, 077 : ecnitif Ai, (d. 102255 accusatif 2257, 1008, formes poctiques qui n'ont jamais existé dans la langue du peuple.

Les masculins en -:2z, aceusatif -2z, subissent différentes influences. Nur (zzu:x on fait ^4zzuzx;, qui rentre ainsi dans la catégorie des oxytons en ας (p. 1551 C'est la forme

MEYEH. GRAMM. GRECQUE. "

moderne, cf. Schmidt, 58, 3; génitif 822042, Eroph., I, 511; ll, 518; 72)»:z, Pulol. 426; «uz, γαλκιά, Carm. 91, 18, 28. Mais, à côté de ces formes, on lit un nominatif £xco45;, Eroph., prol., 1255; génitif Sacs, ?bid., V, 665 11, 520 ; accusatif -ιόν, T, 540, vocatif -z, 11, 513; pluriel ο I, 5354 et -λοί 111, 268: ῥασιλιους. I, 022, ete. 5 οἱ γονεὶ, Eroph., 1, 151; enfin $zsuz;, Carm. 155, 45. La flexion en -εας se comprend sans explieation : fzsu:x coïncide avec l'accusatif rxrécz; le nominatif βασιλέας se dira donc comme le nominatif πατέρας. Βασιλιόν est d'explication plus difficile. On ne peut pas partir du génitif pluriel ῥασώξὼν coincidant avec le génitif pluriel ποταμῶν, parce que, dans une hypothése de ce genre, z2:7:o» donnait lieu à une analogie plus voisine ct plus facile. On ne peut songer davantage à ῥασιλεοῦ pour ῥασύεός, comme σχλιάκον pour gX/ix49:. par une raison que nous verrons tout à l'heure. L'aceusatif pluriel ῥασωέας a été supplanté par le nominatif βασιλεῖς dans le dialecte attique et, plus tard, dans la νοινή, par exemple dans Polybe; ef. aussi Sophianos, p. 41, accusatif pluriel βασιλεῖς. Or, -εις, comme accusatif pluriel, était une formation isolée; dans tous les autres masculins, on avait -ας OU -ουςι une de ces désinences s'imposait aussi pour acc Adis et, comme -a; était tantôt masculin, tantôt féminin, tandis que -ους était exclusivement maseulin, on dit $220st-22: pour ῥασιλεὶς. Le procédé est le méme que celui que nous avons observé dans Zuévs-: pour ἠμέναι. Pour des phénomènes analogues dans là conjugaison, voyez au chapitre VI. Nur [xau sez; on refait Gaara ou ῥασιλοί ip. 104), ete. Je ne m'explique pas fzzuz;.

A en juger d'après Portius, les génitifs en -ος auraient complétement disparu de son temps, à l'exception de ῥηγός, p. 20, 15. Sophianos, au contraire, connaît un certain nombre de ces génitifs, p. 43. Αἴαντος, κακότητος, [oxofoz. Al 8. αἰγός, μητρός, τριάδος, γυναικός. Duas, οπελός, ανθρός, aU Em, πατρός, pros, σωτλρος, γέλωτος ἱξρέως, «Αχιλλέως. Les nominatifs de tous ces inots sont en -x pour le féminin, en -x; pour le masculin. Est-ce par inadvertance, ou plutôt par un amour exageré de la briéveté, que notre auteur ne cite aucune de ces formes, ou est-ce qu'elles n'existaient déjà plus? Quelques-unes subsistent toujours, voyez Legrand, p. 122 et 113 : urvés. ανορός, euni, πατηός. γυνχικόςτ Psichari, Essais, I. 95, αγεντός, ποπελός, µερόςι asus, Nehinidt, 29, 14; 50, 135 00, 55 Grycs, 20, 14; 30, 13. Il faut écarter v27z2;, qui ne se conserve que dans un

sens adverbial et signifie de nuit, dans la locution uwsoo: «ai νωχτός. On ne dirait pas τὰ ἄστοχ τῆς νυχτός, INAÏS τῆς νύγτας. D'autre part, du moment que νύχτας coincide avec ἠμέρας, que νύχτα se décline comme 7z«zoz, il devenait d'autant plus facile de créer l'adverbe uso; sur νωγτός (comparez l'allemand des Nachts sur des Tags). On voit que les mots qui ont conservé le génitif en -ος sont en partie les plus usités dans la langue: πατρός, µητούς, Sur lesquels, ou plutôt encore sur θυ/ατέρα, θυγατός, on a calqué κοπέλα, κοπελός, mot d'origine étrangère, mais inconnue; cf. vsl. copil/t, alb. kopílj, roum. copél (voir p. 135, 2); en partie des termes de droit : ur LE qui a servi de modèle à αγεντός. De méme ἑνός, 208063) χανενόςν qui n'ont pas d'autre désinence au génitif, soit qu'on dise d'ailleurs ἑνός ou FE, suivant les régions. En attendant des renseignements précis sur la langue populaire moderne, on peut dire dés aujourd'hui que Sophianos est beaucoup plus exact que Portius, qu'au xvir' siecle la déclinaison n'était pas encore aussi simple qu'on pourrait le croire en se reportant aux paradigmes du tableau de la déclinaison donne par ce dernier.

La régle générale n'en subsiste pas moins; les substantifs masculins de la troisiéme déclinaison ancienne ont recu la désinence -z; au nominatif singulier. Les paroxytons (πατέρας, ὄντρας), qui avaient, à peu d'exceptions prés, l'aecent sur la dernière svllabe au génitif pluriel, sont assimilés aux anciens masculins de la premiére déclinaison : nominatif singulier -ᾱ-, paroxyton; génitif pluriel -àv, périspomène. D'autre part, les proparoxytons, e'est-à-dire tous eeux qui, en ancien grec, sont paroxytons ou proparoxvtons au nominatif singulier, paroxytons au génitif pluriel, rentrent dans la classe PET GS s ils font le génitif singulier en ου, nominatif . pluriel οι, accusatif pluriel ους.

J'ai déjà cité quelques débris des anciens nominatifs imparisvllabiques, p. 129. La littérature du moyen âge en fournit d'autres : zu, γυνῆς, yuriy, le pluriel 7zzt, ete., n'existe que dans les Chroniques de Chypre. M. Krumbacher a catalogué ces nominatifs, Beitrége,p. 49 οἱ suiv., et je crois qu'il a raison de les considérer comme des formes savantes ou littéraires. Le peuple disait ;yz7ziz au nominatif; les. écrivains qui avaient quelques notions de grec ancien savaient que le nominatif classique était γυνή, et ils ont pris cette forme comme base de la déclinaison de ce substantif. Dans la même 'atégorie rentrent les indéclinables comme 5772zvo gén. pour

θυγατέρας, etc. On avait tout à fait perdu le souvenir de la déclinaison imparisyllabique; le nominatif classique 57/xz72 qui était resté dans la langue littéraire, est donc emplové tout d'abord comme accusatif singulier, parce que la forme correspondante vulgaire 977272; servait aussi bien pour le nominatif que pour l'aecusatif. On a ainsi τοῦ Ποιάνου την Goyäzre, Hermon. 2281. Puis, comme il n'v avait pas de modéle sur lequel on püt former un génitif. on conserva partout 97,2775, et l'on dit : 6x0: υεγάλου Ό/άτο Χηνωσάντζας 2souires, Belth. 591. De méme πατήρ à l'accusatif: Asin. 148, ὁμοιάζω τὸν πατήω μον παντοκράτωρ: Imb. I, τος τὸν 6:2) τὸν παντολράτωο» LUXE, τὰ ἡήματα τοῦ oxi, Apoll. 52, ete.; voyez d'autres exemples, Krumbacher, 56. Ces nominatifs pétrifiés, qui, à ma connaissance, ne se trouvent nulle part aujourd’hui, seraient tout à fait inexplicables dans une langue vivante. Ce sont là des créations de grammairiens et de lettres; ces mots n'ont pas de flexion, par la méme raison qui fait que, dans toutes les langues possédant encore une déclinaison, les mots étrangers, dont la terminaison n’a rien de correspondant dans la langue indigéne, sont traités comme indéclinables. De même, υγάτην est un mot étranger dans le grec du moyen âge et pour cela restait indéelinable. Où pouvait donc se trouver un tvpe sur lequel on aurait donné une flexion à 4472? Ce tvpe n'existait plus. — Cf. encore τὸν πουν Belis. II, 240, ct πένης accusatif pluriel, Delis. 1, τς τὸν ὀεσπέζων, Bel. I, 554. Parmi les adjectifs, c'est uz7a; qui cause des difficultés à la langue moderne. Le nominatif vulgaire est évidemment μεγάλος, neutre µεγάλο, accusatif «z7z/«; mais Prodr. III, 2, donne le datif νέα; or, à l'époque de Prodrome, le datif avait disparu depuis bien longtemps de la langue parlée; si lui et d'autres écrivains aprés lui s'en servent encore, c’est par tradition littéraire. Par la méme voie, on avait accueilli le nominatif littéraire 2572: au lieu de »:7224; de la langue parlée. Quoi de plus naturel, dés lors, pour former le datif, qui est un cas <arant, que de prendre le nominatif υέγας et de le décliner sur νεανίας, datif vexviz? Du reste, μέγας, pour subsister, se trouvait dans des conditions meilleures que 97,z-v» : υέγας coine ide, pour la désinenee, avec ευοχίλονκς: de méme l'accusatif nav avec l'aceusatifzz/xiuezz ; ces formes pouvaient se conserver grâce à cette ressemblance ; cf. Otr. mea, mali, méa, p. 1225 Bova uz, 46.

P. 17, l. 18. uzezoor;. C'est le latin magister, latin vulgaire *inaster.

P. 11, 1. 28. Quinta declinatio. C'est la déclinaison imparisyllabique moderne, dont on ne trouve que des traces bien faibles dans l'antiquité, mais c'est là une preuve de plus du petit nombre de types nécessaires et suffisants pour entraîner avec eux tous les autres mots qui peuvent leur ressembler.

Stablissons d'abord quels sont les thèmes qui rentrent dans cette classe, ou plutôt quels sont ceux qui ne s'y rangent pas. En se reportant au tableau de la page 118, on peut faire aussitôt les observations suivantes: 1° -ὃες n'appartient qu'aux substantifs masculins et aux féminins; 2» les masculins en -ος, les féminins en -o n'ont jamais de pluriel en “des ; il n'y a qu'un nombre restreint de féminins en -ᾱ, -ἄθες, -4, -fàs;, et tous sont oxytons au singulier. Ce qui veut dire: la classe qui fournit le plus grand contingent de pluriels en -οες, C’est celle des masculins en -; oxytons; ils ont entraîné à leur suite ceux en -ης, qui sont liés trés étroitement avec eux, et quelques-uns des féminins correspondants, de plus, tous les tvpes isolés en -ες, qui sont presque sans exception des mots étrangers, ceux en -οως, féminins en -ου (ο), etc. ; tandis que la plus grande partie des féminins en -z, -7, les masculins en -ας proparoxvtons, génitif -;u, et en -55 restent intacts. 11 faut donc partir des masculins en -z9c;. Le seul tvpe dans la langue ancienne qui puisse nous fournir un rapprochement, c'est ουγας. ου/άθες'. Une influence analogique sur les noms ena était possible, dés le moment où la différence entre zx et x n'existait plus. Mais pourquoi -2s; est-il restreint au pluriel? Pourquoi le génitif pg. φυγάδος et l’accusatif pg. «vj29x n'ont-ils pas entraîné un nominatif ου/άδας, et plus tard un génitif ωυ/άθα ? Pourquoi enfin ουγας lui-même se dirait-il aujourd'hui ουγάδας et non φυ/άς» Ce sont là autant de questions qu'on ne peut guére s'empécher de poser. Je crois que 77/Xs n'entre qu'en seconde ligne, ou peut-être méme n'entre pas du tout dans la création du -2:: moderne. Nous avons déjà

u (p. 120) qu'il faut chercher l'origine des substantifs trés nombreux en -z:, désignant des personnes, dans les formes hvpocoristiques des noms propres ‘on sait que c'est ainsi que -órs sert à former des patronymiques) : Βορεᾶς- Βορεάδης, le fils

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