‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 1026 sur 1059 · A PAYER · texte numérisé non relu

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La page de gauche est, comme on voit, réservée au journal, «t la page de droite aux comptes généraux, qui viennent se résumer dans la colonne des comptes courants. Cette dernière colonne exige quelquefois, à elle seule, la tenue, d'un livre des comptes courants.

TÉNUEMENT adv. (té-nû-man — rad.

ténue). D'une manière ténue.

TÉNUICORNE adj. (té-nu-i-kor-ne — du lat. tenuis, grêle, et de corne). Zool. Qui a des cornes ou des antennes grêles.

TÉNUICOSTÉ, ÉE adj. (té-nu-i-ko-sté — du lat. tenuis, grêle; costa , côte). Hist. nat. Qui a des côtes grêles.

TÉNUIFLORE adj. aé-nu-i-flo-re — du lat. tenuis, petit; flos, fleur). Bot. Qui a de petites rieurs ; qui est formé de petites fleurs : Calathide ténuiflore.

TÉNUIFOLIÉ, ÉE adj. (té-nu-i-fo-li-é — du lat. tenuis, petit; fotium, feuille). Bot. Qui a de petites feuilles.

TÉNUIPÈDE adj. (té-nu-i-pè-de — du lat.

tenuis, grêle ; pes, pied). Zool. Qui a les pieds grêles.

TÉNUIPENNE adj. (té-nu-i-pè-ne — du lat. tenuis, grêle ; penna, plume). Ornith. Qui a des plumes grêles.

TÉNUIROSTRE adj. (té-nu-i-ro-stre — du Int. tenuis, grêle; rostrum, bec). Ornith. Qui a le bec grêle et allongé.

— s. in. pi. Famille de passereaux, caractérisée par un bec grêle et allongé, et comprenant les genres alcyon, colibri, grimpereau, guêpier, huppe, sittelle, todier, etc. Il Famille d'échassiers, à bec long et grêle, comprenant les genres -avocette, bécasse, courlis, pluvier et vanneau.

— Encycl. La famille des iénuirostres comprend les oiseaux qui ont le bec grêle, allongé, et tantôt droit, tantôt plus ou moins arqué, sans écbiinurure. Ils sont à peu près aux conirostres ce que les becs-fins sont aux autres dentirostes; les principaux genres qui composent celte famille sont : l« les sittelles , qui ont un bec droit, prismatique, pointu, comprimé vers le bout, dont elles se servent, comme les pics, pour entamer l'écorce et en retirer les vers ; mais leur langue ne s'allonge point, et, quoiqu'elles grimpent dans tous les sens aux arbres, elles n'ont qu'un doigt en arrière, à la vérité très-fort ; leur queue ne leur sert point à les soutenir comme les pics et les vrais grimpereaux ; 2° les grimpereaux, qui ont le bec arqué ; 3° les colibris, ces petits oiseaux si célèbres par l'éclat métallique de leur plumage, et surtout par les plaques aussi brillantes que les pierres précieuses que forment à leur gorge et à leur tête des plumes écailleuses d'une structure particulière; ils ont un bec long et grêle, renfermant une langue qui s'allonge presque comme celle des pics et par un mécanisme analogue; 4° les huppes.

TÉNUISILIQOÉ, ÉE adj. (té-nu-i-si-li-ké — du lat. tenuis, grêle, et de silique). Bot. Qui a des siliques grêles.

TÉNUISTRIÉ, ÉE adj. (té-nu-i-stri-é — du iat. tenuis, léger, et de slrié). Hist. nat. Légèrement strié.

TÉNUITÉ s. f. (té-nu-i-té —lat. tenuitas; de tenuis, ténu). Qualité de ce qui est ténu : Un fil d'une extrême ténuité. La petite rosace à jour percée au-dessus du portail était en particulier un chef-d'œuvre de ténuité et de grâce. (V. Hugo.)

— Fig. Petitesse : La ténuité de l'homme le met en sûreté. (Volt.)

TENURE s. f. (te-nu-re — rad. tenir).

Féod. Mouvance, dépendance : Cette terre était de la tenure d'un tel duché, il Terre détachée du domaine d'un seigneur et donnée à un tenancier moyennant certaines redevances. Il Mode de possession d'un lief. || Tenure féodale, Fief noble. Il Tenure de chevalier, Possession sous condition de service militaire, il Tenure de roture, Possession sous condition d'un service déterminé, il Tenure de grande sergenterie, Possession sous condition de service honorable. Il Tenure de pe-

tite sergenterie, Possession sous condition de tribut annuel.

— Techn. Trou qu'on pratique dans un bloc d'ardoise pour y introduire le coin. It Brin de soie inutile.

— Encycl. Les tenures étaient tantôt perpétuelles et héréditaires, tantôt révocables, viagères et astreintes à. des conditions particulières. Les hommes libres ou serfs qui occupaient ces terres sont désignés sous le nom de tenanciers. A l'époque carlovingienne, on distinguait les tenures régulières, qui consistaient dans une manse, et les tenures imparfaites, composées de portions de terre d une mesure indéterminée. La terre censitaire (terra censilis) était une de ces tenures confiées a des hommes d'une condition servile. Vers le xe et le xie siècle, il se fit dans les tenures une révolution analogue -a celle que l'on remarque dans les bénélices. « Les tenanciers tributaires, dit M. Gayrard [Prolégomènes du polyptyque d'Irminon, p. 592), il l'exemple des vassaux, s'approprièrent les fonds dont ils n'étaient en principe que les usufruitiers, et la féodalité, en se développant, acheva de fixer la propriété dans les mains du possesseur. Alors tout fut changé, dans la condition des terres comme dans celle des personnes, au point que, à la fin du xib siècle, on ne comprenait plus rien au régime des siècles précédents. C'est pourquoi le moine Paul, qui écrivait sous Philippe I", disait en parlant des chartes, dont les plus anciennes n'avaient guère quecent cinquante ans: « Ce que je vais écrire maintenant pa- » lait s'éloigner entièrement des anciens usa- » ges, car les rôles écrits par les anciens et > conservés dans nos archives prouvent que » les paysans de cette époque n'observaient » pas les mêmes usages pour les redevances » que les paysans de nos jours; on ne se ser- ' vait pas à cette époque des termes qui sont » usités de nos jours. » Ainsi, les choses et même les noms n'étaient plus reconnaissables, tant fut rapide et profonde la révolution sociale qui s'opéra pendant la décadence de la maison carlovinyienne. » V., pour les détails, les Prolégomènes du polyptyque d'Irminon.

TENUTE s. f. (te-nu-te — ancien fém. de tenu). Féod. Sorte de fief polonais.

TÉOCALL1 s. m. (té-o-ka-Ii). Grande éminance faite de main d'homme au Mexique : De tous les monuments pyramidaux de cette partie de l'Anahuac, le plus grand, le plus ancien, le plus célèbre, est te téocalli de Choluta. (Larenaud.)

TÉORBE S. m. V. THÉORBE.

TÉOS, aujourd'hui Sedchidckik , ville et port de l'ancienne Asie Mineure (Ionie), sur la. côte S.-E. de la presqu'île de Clazomène. C'était une des douze cités de la confédération ionienne. Patrie d'Anacréon.

TEOT1HUALCAN, ville du Mexique, dans l'Etat et à 36 kilom. N.-E. de Mexico; 4,000 hab. Les pyramides de Teotihualcan, d'après le baron de Huinboldt, ces restes de la splendeur des empereurs mexicains, se trouvent situées à une lieue seulement de Teotihualcan, près d'Otumba, par 190 42' de latit. N. et 98<> 51' de longit. O. du méridien de Greenwich. Humboldt a calculé que le terrain sur lequel ces antiquités se trouvent placées est élevé de 792 pieds anglais au-dessus du niveau de la mer. Ces pyramides sont au nombre de deux cents environ et présentent à quelque distance l'aspect de tentes d'un camp arabe qui aurait été placé autour d'uu monticule. Tous ces monuments sont construits en pierres volcaniques et assis sur une couche de mortier recouvert d'un ciment blanchâtre très-dur. La plus haute pyramide, autour de laquelle se trouvent groupées toutes les autres sans symétrie, est la seule dont on connaît les dimensions; elle présente ses quatre cotés aux quatre points cardinaux, ce qui donne à supposer que cette position a été expressément déterminée. Elle est entourée d'un mur de 30 pieds de haut qui la sépare des autres pyramides. A la base, chacun des côtés mesure I82pieds,etsahauteurestde22t |jieds. Elle est, en conséquence, d'une bien moindre dimension que les pyramides d'Egypte, dont la plus haute a 146 mètres d'élévation; ce-

pendant, elle n'en est pas moins remarquable et produit un très-bel effet, vu que, outre

311'elle est placée sur un point élevé, celles e moindres dimensions qui l'entourent contribuent à rehausser ses proportions. Sur le côté du nord, on remarque encore les vestiges d'un escalier, construit également en pierres volcaniques, dont le pied correspond à un chemin qui se dirige en ligne droite vers le nord. A l'intérieur de la plupart de ces pyramides, on remarque des caractères hiéroglyphiques, et l'on trouve des restes de vases de terre cuite ornés de diverses figures en relief, que les Indiens des environs recueillent avec soin pour les vendre aux voyageurs qui visitent ces lieux.

TÉOTL, le Grand Esprit, dans la mythologie mexicaine.

TEOTOCH1 (Isabelle), comtesse d'Aldrizzi, femme auteur italienne, née aCorfou en 1770, morte en 1836. De bonne heure, elle quitta son Ile natale, se rendit en Italie, parvint à parler la langue de ce pays avec autant de correction que d'élégance et épousa un écrivain nommé Mari no. Devenue veuve, elle se remaria avec le comte Albrizzi, inquisiteur d'Etat à Venise. Au bout de quelques années, Isabelle devint veuve pour la seconde fois et fit de sa maison un lieu de rendez-vous pour tous les littérateurs et étrangers de distinction. Elle joignait à des manières pleines de grâce une conversation attrayante et animée, et lord Byron, qui entra en relation avec elle, n'hésite point à l'appeler la madame de Staël de Venise. On lui doit: Ritratti (Brescia, 1807), ouvrage dans lequel elle trace avec moins de vérité que de grâce et d'originalité les portraits de Cesarotti, Alfieri, Bertola, Ugo Foscolo, Quirini, le générai Cervoni, etc., avec qui elle avait été en rapport; Opère di plastica di Canova (Venise, 1822), où l'on trouve une appréciation des œuvres du célèbre sculpteur italien.

TÉPALE s. m. (té-pa-le — mot formé par analogie aux mots pétale et sépale. Bot. Chacune des pièces de l'enveloppe florale ou périgone.

TÉPÉ, antique Hypœpa, en grec moderne Bypipa, village de la Turquie d'Asie (Anatolie), sur un des versants du Tmolus. Tépé est coupé en deux par un ravin profond dont les bords sont joints par trois ponts. Près de l'un de ces ponts se trouve un vaste champ d'oliviers énormes, qui renferme une construction d'un style assez rare. « C'est, dit M. Isambert, une double galerie souterraine qui paraît avoir appartenu à un grand temple. Entre les deux galeries règne une rangée de fûts de colonnes en granit, fûts bruts, espacés de 4 mètres en 4 mètres, reliés par un mur fait de petits moellons, avec des arcs de décharge, en forme de niches. Ces colonnes sont profondément engagées par en bas dans le sol et, par en haut, dans l'épaisseur des voûtes. M. CharlesTexier pense que ce pourrait bien être le temple fondé par Artaxerxès, dont Pausanias a fait mention. De l'autre côté du pont et sur une colline est le théâtre, édifice fort petit, dont il ne reste que le mur de soutènement des gradins. Au bas de la colonne, on voit le soubassement d'un temple sur lequel quelques colonnes cannelées en spirale sont restées debout. ■

Tépé (JJiu). On donne ce nom à 60 tumulus de forme conique qui se dressent sur une colline des environs de Sardes (Turquie d'Asie), et dont la hauteur varie de 15 à 20 mètres. Le plus imposant, celui qui est désigné comme le tombeau d'Alyattes, en a 80. Le volume de ce tombeau a été évalué à 2,650,800 mètres cubes, et le prix qu'il a dû coûter à 10,603,000 francs. 11 fut bâti aux frais des marchands, des artisans et des courtisanes.

TEPEACA, ville du Mexique, Etat de Puebla, au milieu d'une plaine bien cultivée que terminent des chaînes de montagnes volcaniques et sur un affluent du Nasca, à 24 kilom. S.-E. de Puebla, par 19» de latit. N. et 100" 22' de longit. O. ; 5,000 hab. Elle est généralement bien bâtie. De nombreux jardins et des allées d'arbres en rendent l'aspect très-agréable. Fabriques de lainages, dont les produits sont l'objet d'un commerce ira-

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