TORCOL
TERCY (François), poëte français, né à Lons-le-Saunier (Jura) vers 1774, mort au Mans le 1er octobre 1841. Il fut, dès le commencement de l'Empire, secrétaire général de l'intendance des provinces illyriennes et sous - préfet de Krainhurg- sur- la - Saave. En défendant le passage du pont de cette ville, il fit une chute qui le cloua pendant quinze ans sur un lit de douleur. C'était un poëte élégant et facile dont la muse aimait de préférence les tombeaux. On a de lui : Epitltalame de Napoléon et de Marie-Louise (1810, in-8°); la Naissance du roi de Rome (1811, in-go); la Mort de Louis XVI, idylle dans le goût antique (1816, in-8°) ; la Mort et l'apothéose de Marie- Antoinette (1817, in-8°); la Mort de Louis XVIII (1818, in-8<>); le Cyclope, idylle imitée de Théocrite (1820, in-4«); la Princesse Marie, vision (Le Mans, 1839, in-8°) ; le Baptême du comte de Paris (Le Mans, 1841). Il avait commencé un poëme épique , intitulé Guillaume le Conquérant. Tercy, philologue distingué, passait pour le plus habile joueur d'échecs de son temps.
TEUCY (Fanny Messageot, daine), romancière, femme du précédent, née à Lons-le- Saunier vers 1781. Elle était la belle-soeur de Charles Nodier. Elle a publié , soit sous le voile de l'anonyme, soit sous son nom, les ouvrages suivants : Deux nouvelles françaises (1816, in-12); Louise de Sénancourt, par l'auteur de Cécile de Ilenneville et de Marie Bolden (1817, in-12); Isaure et Montigny (1818, 2 vol. in-12, lig.) ; Y Ermite du mont Saint- Valentin (1821, 2 vol. in-12) ; Petits contes à mes enfants de cinq à six ans (1824, 2 vol. in-18) ; la Dame d'Oliferne (1829, in-12); Chroniques franc-comtoises (1831, 2 vol. in-12); Nouvelles chroniques franc- comtoises (1833, in -8°); Historiettes et conversations morales, dédiées à sa nièce, Mme Ménessier (1834, in-12). Mme Tercy cessa d'écrire vers cette époque et vécut séparée de son mari.
TÉRÉBAM1DE s. f. (té-ré-ba-mi-de — de térébêne , et de amide). Chim. Corps qui se produit quand on chauffe l'acide térébique dans un courant de gaz ammoniac sec.
— Encycl. V. tébéba.te.
TÉRÉBAMIQUE adj. ( té-ré-ba-mi-ke — de térébêne, et de amioue). Chjro. Se dit d'un acide appelé aussi térébamidk.
TÉRÉBATE s. m. (té-ré-ba-te — rad. térébêne). Chim. Genre de sels, dont le plus important, celui qui sert k les préparer tous, le sel d'hydrogène ou acide térébique, résulte de l'oxydation de l'essence de térébenthine sous l'influence de l'acide azotique.
— Encycl. Les térébates sont des sels à 2 atomes de métal, dont le résidu halogénique diatomique répond h la formule
(CH80*)" = C5H8 } C,0>0 t ou,u
Les térébates neutres ont pour formule
r5H8 S UO.OM'
Un des S atomes de métal peut être remplacé par de l'hydrogène; on a alors un térébate double métallico-hydrique ou térébate acide
r5H8 f CO,OM
Quand les 2 atomes de métal sont remplacés par l'hydrogène, on a le térébate d'hydrogène C'H80*(OH)2, acide bibasique qui sert de point de départ à la préparation de tous les autres térébates. On connaît aussi des térébates alcooliques ou éthers térébiques acides qui résultent de l'union du résidu halogénique des térébates avec un radical alcoolique et avec 1 atome d'hydrogène qui reste remplaçable par les métaux. Tous les térébates neutres contiennent de l'eau de cristallisation dont ils retiennent au moins 1 atome jusqu'à la température où ils commencent eux-mêmes à se décomposer. Déshydratés autant qu'ils peuvent l'être sans s'altérer, ils ont la formule
CWO\M'2 + H20 ou CB80*M" -f- HSO.
En partant de ce fait que les térébates renferment 1 molécule d'eau de cristallisation dont on ne peut pas les priver, Cailliot a supposé que ces sels dérivent non de l'acide térébique C7H80*,H*, mais d'un acide auquel il a donné le nom d'acide uiatérébique et auquel il attribue la formule CHlOOSH». L'acide térébique serait le premier anhydride de ce corps. Celte supposition est peu probable, puisque les térébates décomposés par les acides fournissent l'acide térébique et non l'acide diatérébique. Il n'est cependant pas absolument impossible qu'il existe un acide
TERE
tétratomique et bibasique CH*OS,H* dont les sels neutres auraient pour formule
CWOï.Hî.M"
. et qui aurait assez peu de stabilité à l'état libre pour qu'on obtînt toujours son premier anhydre en cherchant à le mettre en liberté. Ce serait un phénomène semblable à celui qu'on observe avec la mannite dont les éthers, au lieu de la reproduire quand on les saponifie, fournissent son anhydride, lamannitane. L'opinion de M. Cailliot, sans être probable, est donc possible, et il faudrait la vérifier en déterminant l'atomicité de l'acide térébique. Ajoutons toutefois que la supposition que nous faisons exigerait 1 atome d'hydrogène de plus dans l'acide térébique.
— Acide térébique ou térébate d'hydrogène C7H80*,H2. Ce corps résulte de l'action d* l'acide azotique sur l'essence de térébenthine. Il a été découvert par gromeis, qui lui avait donné le nom d'acide turpentinique. Plus tard, il a été étudié par Rabourdin, qui l'a désigné sous le nom d'aride térébilique ou térébénique. Enfin Cailliot et, en dernier lieu, Svanberg et Eekinann s'en sont occupés.
Pour préparer cet acide, on chauffe l'essence de térébenthine avec quatre ou cinq fois son poids d'acide azotique étendu de son volume d'eau et l'on prolonge cette action aussi longtemps qu'il se dégage des vapeurs rouges. On obtient de cette manière une résine cassante, d'un jaune rougeàtre, et un liquide acide jaune. Ce liquide, évaporé en consistance sirupeuse et étendu d'une grande quantité d'eau, laisse déposer un précipité jaune blanchâtre qui a la consistance de la poix de cordonnier. Le liquide aqueux, séparé de ce précipité poisseux, fournit de l'acide trérébique cristallisé lorsqu'on l'abandonne à l'évaporation spontanée ou qu'on l'abandonne au refroidissement après une nouvelle évaporation.
Les cristaux d'acide térébique possèdent, d'après Bromeis, une forme assez régulière. Au microscope, ils paraissent être des prismes quadrangulaires à faces terminales obliques, dont les faces latérales présentent un éclat extraordinaire. Sa saveur est franchement acide. 11 se dissout dans l'eau, lentement à froid, plus rapidement à chaud; l'alcool et l'éther le dissolvent facilement. L'a.cido azotique bouillant est sans action sur lui ; mais l'acide sulfurique concentré le charbonne. Il fond à 200° sans rien perdre de son poids; mais, à une température plus élevée, il commence k bouillir et se dédouble alors en anhydride carbonique et en acide pyrotérébique (acide de la série acroléique), suivant l'équation