‹ Grand dictionnaire Universel du XIXe siècle, vol. 14Chapitre 1050 sur 1059 · PI. TERRE-NEUVIERS · texte numérisé non relu

PI. TERRE-NEUVIERS

— Adjeotiv. : Un navire terre- neuvier.

TERRÉNIDES s. f. pl.(tè-ré-nt-de). Araclin. Famille d'aranéides, qui se retirent dans des trous en terre ou dans les fentes des pierres ou des arbres.

TERRE-NOIX s. m. (tè-re-noi). Bot. Nom vulgaire du bunion bulbocustanum, plante de la famille des ombellifères : Le Terrenoix a reçu son nom du bulbe arrondi, atteignant assez souvent la force d'une belle noix. (Th. dcBerneaud.)

— Encycl. Le terre-noix, appelé aussi châtaigne de terre ou surùn,'et dont le nom spécifique est bulbocastanum , est rapporté par les divers auteurs aux genres bunion ou ea> rum. C'est une plante vivace, à racines tubéreuses, globuleuses, noirâtres, de la grosseur d'une noix ; les tiges, striées, rameuses, hautes de 0"i,50 en moyenne, portent dos feuilles alternes, bipennées, à divisions presque linéaires, et des fleurs blanches, en ombelles serrées, à rayons peu nombreux. Cette plante est très-répandue dans presque toute la France et croit dans tous les sols, niais de préférence dans les fonds argilo-siliceux. Elle fleurit au commencement de l'été.

Comme ses produits ne sont pas assez avantageux pour compenser les frais qu'occasionnerait sa culture, on se contente de recueillir, dans les pays où elle abonde, les pieds qui croissent dans les champs ou dans les bois. Ses tubercules ont une saveur assez agréable, qui rappelle celle de îa châtaigne. On les mange cuits dans l'eau ou sous la cendre, ou bien assaisonnés de diverses manières. Secs, ils peuvent être réduits en une farine, qu'on mélange à eeFlo du froment pour en faire du pain. On peut même les manger crus ou en salade. Les cochons en sont très-friands et savent fort bien les déterrer; ces tubercules constituent, dans certains pays, une ressource réelle pour la nourriture de ces animaux. La fécule a été vantée, en médecine, comme astringente et hémostatique. Les feuilles tint une odeur aromatique et une saveur acre. Ces propriétés sont encore plus marquées dans les graines, qui se rapprochent beaucoup par leur action de celles du carvi, et qu'on emploie comme apéritives, carminatives et stomachiques.

TERRE-PLEIN s. m. (tè-re-plain — du lat. terra, terre; planus, (dan. L'ancienne et véritable orthographe était terre-plain). Forlif. Surface plane, unie, destinée k recevoir les défenseurs ou les pièces en batterie. Il PI. terre-pleins.

TERR

— Arcliit. Terrain soutenu par des murs : Le terre-plein du pont Neuf. Çd et là s'élèvent des espèces de terre-pleins, entoures de petits murs ou de balustrades. (Th. Gaut.)

TERRER v. o. ou tr. (tè-ré — rad. terre). Agric. Entourer de terre, en parlant du pied des plantes : TERRER des rosiers. Terrer un pied d'osillet. Terrer des vignes, u Couvrir de terre : Terrer un pré, un gazon, des semis. Il Exhausser, garnir de terre dims les parties accidentellement dénudées : Terrer un champ,

— Pyrotech. En parlant d'une pièce d'artifice, En garnir la gorge avec de la terre ou de la poussière.

— Techn. Dégraisser en enduisant do terre k foulon : Terrer une étoffe, il En parlant du sucre, Blanchir à l'aide de terre glaiso introduite dans les formes. Il Soumettre k l'opération du terruge, en parlant des poteries. On dit aussi engommer.

— v. n. Chasse, llubiter un terrier, se loger, se cacher sous terre : Le renard et le lapin terrent. Le loup et le lièvre ne terrent pas.

Se terrer v. pr. Etre terré : Les près ne se terrent pas dans tous les pays. Le sucre se terre dans tes formes.

— Clias.se. Se loger, se cacher sous terre : Le renard est à nous, il s'est terre ! s'écria le vieux veneur, en voyant ainsi son chien creuser la terre avec furie. (E. Sae.) Les butes s'attristent du mauvais temps, J'en conviens ; les oiseaux se taisent, les renards se terrent. (G. Sand.)

— Art milit. Se mettre à couvert au moyen de travaux de terrassement : Ils essayèrent de se terrer contre le feu de nos batteries.

TERREHOS Y PANDO (Etienne), grammairien espagnol, né à Vul-Trueios(Biseaye) en 1707, mort à Forli en 1782. Il entra, h douze ans, dans l'ordre des jésuites, professa successivement nu collège de la noblesse et au collège impérial, à Madrid, et lorsque lu congrégation k laquelle il appartenait eut été expulsée d'Espagne, il alla chercher un refuge en Italie, où il rési-ia jusqu'à sa mort. On u de lui : Paléographie espagnole, renfermant toutes les manières connues qui ont été employées pour écrire en Espagne (Madrid, 1758, in-4»), recueil précieux, car il renferme des fac-similé des manuscrits hébreux ou arabes du vie au xve siècle; Règles concernant la langue toscane ou italienne (Forli, vers 1772); Dictionnaire espagnol, avec les termes des sciences et des arts et les termes correspondants dons Içs trois langues française, latine et italienne (Madrid, 1785-1793, 4 vol. in-fol.), ouvrage important qui t enferme 180,000 mots et qui fut publié après la mort «le l'auteur, par les soins du comte do Florida LSlanea. Le Père Terreios a, en outre, laissé plusieurs ouvrages demeurés inédits.

TERRESTRE adj. (to-rè-stro — lat. terrestris ; de terra, terre). Qui appartient à la planète que nous habitons : Le globe terhkstre. La révolution terrestre. L'atmosphère terrestre. L'homme, borné à l'atome terrestre sur lequel il végète, voit cet atome comme un monde. (Buff.) En cessant d'être social, l'homme cesserait d'être puissant; l'amour, qui l'élève au ciel, lui ferait perdre jusqu'à son empire terrestre. (A. Martin.)

— Qui a lieu, qui se passe sur la terre : Notre existence, notre vie terrestre. Toute existence terrestre trouve sur la terre sa fin. (Guizot.) Honorez les femmes ; elles sèment des roses célestes sur le cours de notre vie terrestre. (Boiste.)

— Temporel, par opposition à éternel et à céleste : Le peuple était plongé dans des pensées terrestki-.s. (Pasc.) Les prêtres ne doivent pus se mêler des choses terrestres. (De Sé^ur.) Pourquoi vous laisser dominer pur des intérêts terrestres? (Alex. Dum.) Il Matériel ou grossier, par opposition à spirituel ; L'âme se dépouille de ce qu'il y a en elle de terrestre. (Boss.) // semble qu'en s' élevant au-dessus du séjour des hommes on y laisse tous les sentiments bas et terrestres.

(J.-J, Kouss.) L'amour est une passion toute TEiuyjSTRK. (Latenu.) Tout ce qui est terrestre appartient au péché. (V. Hugo.)

L'Eternel, qui m'envoie, et Rome, d'où je viens, Font céder au devoir les larcstres liens.

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